Aline Inacio
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On retrouve ici une écriture très agréable et un rythme entraînant qui nous fait tourner les pages très rapidement. C'est réaliste, dans le sens où l'on se reconnait dans certaines situations. Il y a aussi beaucoup d'humour et des scènes très sensuelles.
La structure est une alternance de 3 points de vue : Antonia, Maxence et Thomas.
Pour Antonia, je pense qu'elle ne va peut-être pas plaire à tout le monde, mais moi j'aime beaucoup. Elle a la quarantaine, c'est une femme de caractère, drôle et surtout elle reste fidèle à elle-même. Elle s'assume comme elle est, au naturel, et on en a bien besoin dans notre société où l'on commence seulement à se dire que tous les physiques sont beaux, qu'il ne devrait pas y avoir qu'une seule image standard.
Elle part sur un coup de tête pour se mettre au vert dans un charmant village du sud où le soleil frappe et les cigales chantent. C'est aussi une manière de trouver l'inspiration car elle écrit des polars à succès sous un nom de plume. Et on peut dire qu'elle va en trouver de la matière !
Maxence est un ado de 15 ans, sympathique et curieux. Mais depuis un certain temps quelque chose le tracasse fortement. Comment en parler à son père avec qui il a une relation plutôt distante ?
Thomas est le père de Max, un homme de quarante ans, plutôt bougon, pas très doué avec son fils, mais en découvrant son point de vue votre avis va certainement changé.
Enfin voilà, je n'en dévoile pas trop car au fur et à mesure de l'histoire il y a plein de rebondissements et ce sont de bonnes surprises ;)
Laissez-vous entraîner par ce roman choral qui vous emmènera dans un petit village et où vous ferez la connaissance de personnages attachants. On y a parle famille, amour, non-dits, souvenirs et on essaye de comprendre son prochain. Il n'y a pas de longueurs, on a envie d'en savoir plus sur chacun des personnages, car ils ont tous une personnalité bien distinguée.
Ne vous fiez pas à la couverture, même s'il s'agit d'un très beau cheval. Comme je l'ai dit à l'auteure je ne m'attendais pas vraiment à la même chose. Les pages se lisent très agréablement, on regretterait juste de ne pas pouvoir le lire à l'ombre d'un palmier, allongé dans un transat (enfin ça c'est parce que j'habite en région parisienne !).
Encore une fois j'ai été plus scotchée par un roman auto-édité que d'autres romans dont on entend beaucoup parler. Il y a vraiment des pépites qui ne demandent qu'à être découvertes !
http://snlemoing.over-blog.com/2017/02/chronique-kissmee-d-aline-inacio.html
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Je pense que la plume de l'auteure a énormément contribué à me faire aimer ce livre. J'avais comme l'impression de lire une amie. C'était fluide, naturelle et bouleversant. Aline Inacio a réussi à me transporter dans ce petit village de campagne. J'ai réussi à comprendre et à ressentir les sentiments des personnages comme si c'était les miens.
Dans ce roman on retrouve trois points de vue différent. Ça fait longtemps que je ne vous l'ai pas dit, mais vous savez à quel point j'aime ça. Je trouve que cela apporte forcément un plus à l'histoire. On en apprend plus sur chaque personne par rapport à leur passé, leur sentiment et aussi on peut voir l'image que renvoie certains personnages.
On rencontre donc Maxence qui sans être vraiment au centre de l'intrigue va faire passer un message très important. C'est sur ce personnage que je préfère rester vague pour ne rien gâcher de votre lecture. C'est un garçon plutôt renfermé et discret. Il est assez timide, mais en même temps il peut être très bavard quand il a confiance en quelqu'un. Il cache un secret que lui pèse beaucoup et une fois ce secret révélé la suite de son histoire m'a réellement émue.
Ensuite passons à Thomas, le père de Maxence. C'est un homme plutôt solitaire et qui malgré un bonheur apparent m'a semblé triste pendant une bonne partie du livre. Sans le savoir j'ai rapidement senti que quelque chose clochait dans sa vie qu'il me manquait un élément majeur sans réussir à savoir quoi et je ne m'étais pas trompée.
Et j'ai gardé mon personnage principal préféré pour la fin il s'agit d'Antonia. Dès sa première apparition dans le livre j'ai eu l'impression de me retrouver en elle. Alors oui il y a de nombreuses années qui me sépare de ce personnage mais cela ne change rien au fait qu'elle a certains traits de caractère qui me ressemble. C'est une femme solitaire qui vit sa vie comme elle le veux sans faire attention au regard des autres et à ce qu'ils pensent. C'est aussi une femme surprenante qui vous fera rire à de nombreuses reprises dans le livre. Antonia est aussi très impulsive et j'aime énormément ce trait de caractère chez elle.
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La vie ne fait pas de cadeau : Antonia l’a appris à ces dépens. Ne pas se lier, ne pas aimer, au risque de tout perdre, au risque d’être malheureuse et de ne pouvoir s’en détacher. Elle ne veut pas ressembler à sa mère…
Prendre tout ce qui vient de façon distante sans s’investir véritablement, cette femme à l’art et la manière de le faire, sans fioriture. Une expérience de longue date.
La vie ne fait pas de cadeau : Antonia l’a appris à ces dépens. Ne pas se lier, ne pas aimer, au risque de tout perdre, au risque d’être malheureuse et de ne pouvoir s’en détacher. Elle ne veut pas ressembler à sa mère…
Prendre tout ce qui vient de façon distante sans s’investir véritablement, cette femme à l’art et la manière de le faire, sans fioriture. Une expérience de longue date.
Pourquoi fait-on plus attention au paraitre qu’à l’être.» Kissmee
Elle dit les choses avec franchise et honnêteté (dans une société soi-disant bien-pensante). Elle est simple, alors que tout est superficialité dans la société actuelle.
«Oh bien sûr, j’essaye de me soigner pour mes proches qui me bassinent à longueur de journée sur le fait que la vie en société est peu propice à une grande franchise. Ça s’appelle la diplomatie. Mon cul oui! Ça s’appelle l’hypocrisie.» Kissmee
Elle ne le sait pas encore, mais un morceau de son cœur va être pris en otage par des yeux ténébreux.
De beaux yeux ténébreux en la personne d’un homme qui lui aussi a eu des expériences passées douloureuses: un frère décédé parfait en tout point, qu’il a «essayé» de remplacer, la reprise du haras familial, tout en portant sur ses épaules l’éducation de son fils. Le syndrome de l’imposteur? Peut-être, peut-être pas… Il lui manque quelque chose. Quelque chose qu’il n’avait pas forcément conscience mais que la présence de Toni va libérer.
Pourquoi fait-on plus attention au paraitre qu’à l’être.» Kissmee
Elle dit les choses avec franchise et honnêteté (dans une société soi-disant bien-pensante). Elle est simple, alors que tout est superficialité dans la société actuelle.
«Oh bien sûr, j’essaye de me soigner pour mes proches qui me bassinent à longueur de journée sur le fait que la vie en société est peu propice à une grande franchise. Ça s’appelle la diplomatie. Mon cul oui! Ça s’appelle l’hypocrisie.» Kissmee
Elle ne le sait pas encore, mais un morceau de son cœur va être pris en otage par des yeux ténébreux.
De beaux yeux ténébreux en la personne d’un homme qui lui aussi a eu des expériences passées douloureuses: un frère décédé parfait en tout point, qu’il a «essayé» de remplacer, la reprise du haras familial, tout en portant sur ses épaules l’éducation de son fils. Le syndrome de l’imposteur? Peut-être, peut-être pas… Il lui manque quelque chose. Quelque chose qu’il n’avait pas forcément conscience mais que la présence de Toni va libérer.
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Biographie
Aline Inacio est avant tout une passionnée de lecture. Adepte de tous les genres littéraires elle a néanmoins une préférence pour les polars, ayant presque été biberonnée aux romans d’Agatha Christie. Dévoreuse de bouquins dès son plus jeune âge, son imagination n’a cessé d’être alimentée par de nombreux auteurs, allant de la Comtesse de Ségur lorsqu’elle était enfant, à R.J. Ellory, Mia Topic, Franck Thilliez, Richard Matheson ou encore Amanda Stevens aujourd’hui. L’envie d’écrire est indéniablement née de ce goût pour les livres mais aussi d’une professeure de français au collège qui avait décelé en Aline Inacio une capacité pour l’écriture, au point de lui conseiller de poursuivre dans cette voie. Pourtant, il lui aura fallu attendre ses quarante et un ans pour qu’elle ose sauter le pas.
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