Asma Mhalla
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Très bien écrit et en lien avec quelques textes anciens et contemporains sans prétention à une quelconque exhaustivité : le simulacre (Jean BAUDRILLARD) ou encore quelques idées de Frédéric NEYRAT... Il est question de dépassement de l'humain à travers des technologies instrumentalisées par quelques capitalistes-utopistes dont les idées ne s'arrêtent pas aux moyens nécessaires au renforcement de leur puissance financière. Le dépassement de l'humain consiste ici en un dépassement du social qui contient et forme l'humain, de son historicité tout autant qu'en celui de ses limites psycho-physiologiques et de la notion même de temporalité.
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inversion des valeurs, propagande en miroir
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Excellent essai, écrit par une femme passionnante. Un excellent panorama toujours d'actualité sur la crise de société en cours entre nouvelle technologie, IA, Musk, Trump. Big States vs. Big Tech. Particulièrement inspirant.
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Voilà un livre qui donne matière à réflexion.
<i>"Lorsque vous douterez de vous-même, gardez ceci en tête : ce siècle ne vous interdit pas de penser, il vous occupe jusqu’à ce que vous ne sachiez plus comment faire."</i>
Bon, clairement, je n'ai pas tout compris. Beaucoup de termes m'était totalement inconnu, je n'avais clairement pas les bases pour lire ce livre... Ceci dit, j'ai appris beaucoup de choses.
</i>"Musk envisage Mars comme une solution à l’épuisement des ressources terrestres et aux crises écologiques/politiques . Il utilise à dessein la rhétorique des pionniers : surmonter l’adversité, créer un nouveau monde autosuffisant, échapper à la centralisation et aux structures étatiques trop rigides. Mais contrairement à Turner qui voyait la frontière ouvrir un espace de démocratisation, il propose une conquête privée. Mars sera un monde fabriqué par et pour les riches, ses pairs et ses semblables. Sous un mode totalitaire, quelques élus seront sauvés, les autres seront sacrifiés une Terre laissée en déshérence."</i>
Sa façon de présenter le monde d'aujourd'hui comme si nous étions en pleine dystopie était intéressante. Mais à écouter l'auteur, nous fonçons droit vers un univers à mi chemin entre celui de George Orwell et les futurs atroces de Black Mirors. Je ne sais pas quoi en penser, mais ça me donne envie de continuer à lire des petits essais politique contemporain pour explorer la thématique.
Ça m'a également donné envie d'explorer un peu plus la science-fiction 🚀👾
<i>"Lisez dix manuels qui vous réarmeront. Voici les miens : George Orwell – 1984 (1949) ; William Gibson – Neuromancien (1984) ; Michel Foucault – Surveiller et punir (1975) ; Gilles Deleuze – Post-scriptum sur les sociétés de contrôle (1990) ; Jean Baudrillard – Simulacres et simulation (1981) ; Hannah Arendt – Le Système totalitaire (1951) ; Albert Camus – L’Homme révolté (1951) ; Stefan Zweig – Le Monde d’hier (1943) ; Henry David Thoreau – La Désobéissance civile (1849) ; OSS – Simple Sabotage Field Manual (1944)."</i>
J'ai enlevé un point pour une raison qui peu paraître étrange, mais tant pis, c'est ma raison : Asma Mhalla me semble être une femme TRÈS intelligente. Pour autant, je ne dirai pas que son livre est très intelligible. On suit bien sa pensée, mais le fait est qu'elle utilise tellement de mots savants et de tournures alambiquées que je ne savais plus si je trouvais Voilà un livre qui donne matière à réflexion.
<i>"Lorsque vous douterez de vous-même, gardez ceci en tête : ce siècle ne vous interdit pas de penser, il vous occupe jusqu’à ce que vous ne sachiez plus comment faire."</i>
Bon, clairement, je n’ai pas tout compris. Beaucoup de termes m’étaient inconnus. Je n’avais pas toutes les bases pour lire cet essai sereinement. Pourtant, j’ai appris énormément.
Asma Mhalla décrit notre présent comme une dystopie déjà en marche, quelque part entre 1984 et un épisode de Black Mirror.
<i>"Musk envisage Mars comme une solution à l’épuisement des ressources terrestres et aux crises écologiques/politiques . Il utilise à dessein la rhétorique des pionniers : surmonter l’adversité, créer un nouveau monde autosuffisant, échapper à la centralisation et aux structures étatiques trop rigides. Mais contrairement à Turner qui voyait la frontière ouvrir un espace de démocratisation, il propose une conquête privée. Mars sera un monde fabriqué par et pour les riches, ses pairs et ses semblables. Sous un mode totalitaire, quelques élus seront sauvés, les autres seront sacrifiés une Terre laissée en déshérence."</i>
Je ne sais pas quoi en penser, mais ça me donne envie de continuer à lire des petits essais politique contemporain pour explorer la thématique.
Ça m'a également donné envie d'explorer un peu plus la science-fiction 🚀👾
<i>"Lisez dix manuels qui vous réarmeront. Voici les miens : George Orwell – 1984 (1949) ; William Gibson – Neuromancien (1984) ; Michel Foucault – Surveiller et punir (1975) ; Gilles Deleuze – Post-scriptum sur les sociétés de contrôle (1990) ; Jean Baudrillard – Simulacres et simulation (1981) ; Hannah Arendt – Le Système totalitaire (1951) ; Albert Camus – L’Homme révolté (1951) ; Stefan Zweig – Le Monde d’hier (1943) ; Henry David Thoreau – La Désobéissance civile (1849) ; OSS – Simple Sabotage Field Manual (1944)."</i>
En revanche, j’ai retiré un point pour une raison très personnelle. Asma Mhalla est indéniablement brillante. Mais son écriture, elle, n’est pas toujours intelligible. Les concepts s’enchaînent, le vocabulaire est dense, les tournures parfois alambiquées. Même si on comprend bien sa pensée et ses avertissements, à certains moments, la complexité finissait par brouiller le propos.
Je ne parle pas d’incompréhension totale. Je parle de cette petite défiance qui s’installe quand la sophistication devient si forte qu’on se demande si elle éclaire à juste titre ou s'il ne s'agit pas d'un discours amphigourique (oui, moi aussi j'utilise des gros mots). Ça manquait peut-être d'exemples de faits concrets pour appuyer les propos.
Je reste admirative. Mais je sors la carte de la vigilance.
De plus, j'insiste sur le fait que ce livre a beaucoup de mérite. À commencer par le fait qu'il m'a amené à vouloir faire exactement ce que l'auteur recommande :
<i>"Arrêtez-vous. Réfléchissez, tournez doucement autour de votre objet de questionnement, écrivez, discutez, partez, doutez, revenez… Nul besoin d’avoir une décennie d’études académiques derrière soi pour avoir le droit de penser ou réagir à ce qui vous révolte ou vous questionne. Lisez."</i>
Merci pour ce livre.
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Je partage le diagnostique de l’autrice. Toutefois, je m’attendais à plus. Je trouve qu’une trop grande part du livre ressemble à une séance de défoulement contre Trump et Musk et n’aborde pas suffisamment les autres acteurs de la situation actuelle comme le faisait Giuliano d’à Empoli dans ‘Les ingénieurs du chaos’. Elle parle beaucoup de dérives totalitaire et fasciste comparées à celles de Hitler sans le nommer. Hors, elle dénonce peu celui qui lui ressemble le plus avec le génocide en cours, Netanyahou.
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Seuil : 2 livres

