Vous utilisez un bloqueur de publicité

Cher Lecteur,

Nous avons détecté que vous utilisez un bloqueur de publicités (AdBlock) pendant votre navigation sur notre site. Bien que nous comprenions les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser ces outils, nous tenons à préciser que notre plateforme se finance principalement grâce à des publicités.

Ces publicités, soigneusement sélectionnées, sont principalement axées sur la littérature et l'art. Elles ne sont pas intrusives et peuvent même vous offrir des opportunités intéressantes dans ces domaines. En bloquant ces publicités, vous limitez nos ressources et risquez de manquer des offres pertinentes.

Afin de pouvoir continuer à naviguer et profiter de nos contenus, nous vous demandons de bien vouloir désactiver votre bloqueur de publicités pour notre site. Cela nous permettra de continuer à vous fournir un contenu de qualité et vous de rester connecté aux dernières nouvelles et tendances de la littérature et de l'art.

Pour continuer à accéder à notre contenu, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités et cliquer sur le bouton ci-dessous pour recharger la page.

Recharger la page

Nous vous remercions pour votre compréhension et votre soutien.

Cordialement,

L'équipe BookNode

P.S : Si vous souhaitez profiter d'une navigation sans publicité, nous vous proposons notre option Premium. Avec cette offre, vous pourrez parcourir notre contenu de manière illimitée, sans aucune publicité. Pour découvrir plus sur notre offre Premium et prendre un abonnement, cliquez ici.

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Tous les livres de Claude Guilmain

La famille Cardinal se trouve réunie à l’occasion de l’anniversaire de naissance d’Alain qui vient de franchir le cap de la cinquantaine. Six personnages vivent un drame personnel. Entre eux, rien ne laisse deviner le secret que porte chacun. Après trop d’années à jouer ce jeu des apparences, les masques vont-ils craquer ? Inspiré par un séjour en Afghanistan où il tournait un documentaire pour l’Office national du film du Canada et par la disparition de son grand-père à New York en 1942, Claude Guilmain brosse le portrait de quatre générations d’une famille, les Cardinal, en quête du rêve américain. Des grands-parents aux petits-enfants, se transmet la désillusion. Triste héritage.

Avec pour toile de fond des enjeux sociopolitiques des cinquante dernières années, AmericanDream.ca met en lumière les dérives du capitalisme américain et trace un lien entre l’assassinat de John F. Kennedy et les événements du 11 septembre 2001.

Lauréat – Prix Christine-Dumitriu-van-Saanen 2017

Finaliste – Prix Marcel-Dubé de l’Académie des lettres du Québec 2017

Des ossements ont été découverts sous une piscine à Don Mills. Il se trouve que, dans les années 70, j’habitais en face de la maison où on a déterré le corps. L’inspectrice-chef du Service de police de Toronto m’a invité à me joindre à l’enquête.

Ça me fait drôle de revenir dans ce quartier. À l’époque, les terres agricoles au nord de Toronto se transformaient en zones résidentielles. On se promenait en muscle cars, on fréquentait les diners, et les premiers centres commerciaux ouvraient leurs portes.

Je me stationne devant mon ancienne demeure.

Je revois le moment où on a coulé le béton de la piscine, il y a près de cinquante ans.

Le corps avait probablement été enfoui la veille.

En 1910, Ève-Marie Guérin, une jeune chanteuse de talent, quitte Montréal pour s’inscrire au conservatoire de Paris, dans l’espoir de poursuivre une carrière à l’opéra. Maurice Kleinman, son ami d’enfance doué pour le piano, rêve de devenir concertiste ; il part avec elle parfaire ses études dans la Ville lumière. Le destin unit alors les deux complices. Ils connaîtront pourtant des parcours fort différents.

La pièce explore la nuance entre l’ambition et le dépassement de soi.

La passagère a été coproduite par le Théâtre La Tangente de Toronto et le Théâtre français du Centre national des arts.

À la suite d’un accident de la route, un garçon de 10 ans gît dans un hôpital. Son père de 65 ans est dans un état critique. Il aurait besoin du cœur de son fils – tout comme en aurait besoin une jeune fille qui attend depuis longtemps et risque de ne pas passer la nuit. Qui sauver ? Deux frères s’affrontent, appelés par le drame de leur père mourant et de leur demi-frère dont le sacrifice peut redonner la vie.

Dans la pièce de Claude Guilmain publiée par les Éditions L’Interligne, nous sommes à l’été de 1958, dans une petite ville canadienne sans nom, la canicule bat son plein de mercure, le scandale sera bientôt à la une de tous les journaux, le temps presse le pas, il faut trouver un faux coupable, un bouc émissaire… Ça ne vous rappelle rien ces administrations municipales qui essaient de camoufler leurs négligences qui font des vagues, qui font des morts ? Réfléchissez-y bien. Inspiré du scandale de l’eau contaminée de Walkerton, Requiem pour un trompettiste joue la carte du polar, ambiance glauque, langage cru, la sueur colle le mensonge sur la peau des gens les plus honnêtes ; pour s’en sortir vivant on est prêt à toutes les bassesses, à tous les compromis.

C’est le propre des grandes œuvres artistiques de mettre en scène les travers et les quiproquos de notre époque, de susciter la réflexion sur la complexité et les ramifications du mal qui s’insinue partout où l’homme recherche le pouvoir… qu’il soit économique ou politique. Ce texte théâtral est à la hauteur du haut-le-cœur de la population qui n’est plus indifférente et revendique la vérité (même si souvent elle ne sait qu’en faire) de ses dirigeants. L’heure est au déclin de l’empire canadien, actuellement plusieurs des instances municipales au Québec et ailleurs sont aux prises avec des flagrants délits de corruption, le scandale rôde comme un bon auteur qui, comme Guilmain, est précurseur et s’approprie ce propos aussi pertinent que dangereux.

Nous ayant habitués à un théâtre fort, Claude Guilmain fait ici oeuvre de poésie, accouchant de ses personnages avec des forceps. Bien qu’ils fassent silence sur leur mal-être, ils hurlent d’urgence, revendiquent une rencontre, une réconciliation in extremis. Ils se font violence, et on se demande s’ils parviendront un jour à se traverser eux-mêmes, atteindre le mot, le je t’aime salvateur ? Connectés à leur pulsion de mort, ces trois hommes de la même famille implosent en rappels éclairs devant nous. La mère est partie. Les années passent souvent à reculons, sinon à rebrousse-poil, écorchant les protagonistes qui pataugent dans le marécage du quotidien, livrés à leur incapacité communicationnelle. Un homme, ça ne pleure pas. Un homme, ça ne dit pas « je t’aime ». Assis à une table au milieu d’un terrain brûlé à vif par les années de combat, les deux hommes n’échangent aucun coup de feu. / Juste des banalités. / De leurs armures impénétrables, ni l’un ni l’autre ne peut céder (page 19). Et il y a ce désordre des sentiments avortés qu’ils ont en commun, qui leur ressemble, qui est leur filiation. Silence inéluctable dans lequel ils se cachent, qui les repousse ; chacun dans son amour-haine, dans sa solitude castratrice.

Lauréat – Prix littéraire Émile-Ollivier 2013

Finaliste – Prix Trillium 2013