Tous les livres de François Ducray
La vie (mouvementée) et l'oeuvre (éclectique) du plus génial provocateur de la chanson française.
La Reine d'Angleterre n'a aucune envie de les anoblir ! Ils sont très riches - plus de cent millions de disques vendus... plus soixante millions de dollars offerts...› Lire la suite par Bill Gates pour une seule chanson ! - Très célèbres - deux mille concerts en trente-cinq ans de carrière : record absolu ! - et trainent avec eux une réputation qui sent encore la poudre : les ROLLING STONES demeurent bel et bien " Le plus Grand Groupe De Rock And Roll Du Monde "... Hier, ils incarnaient le Diable et s'en vantaient. Mick Jagger jure qu'il ne chanterait pas " Satisfaction " à quarante ans. Aujourd'hui, il en a plus de cinquante, et les STONES sont devenus incontournables, indémodables : on vient les voir en famille... Voici leur histoire : comme disait Danton en relevant la tête avant qu'on la lui coupe, " elle en vaut la peine ! "...
Pour la première fois est publié un livre collectif sur Bob Dylan. Jusqu'à présent, en effet, que ce soit en Amérique ou en Europe, tous les ouvrages (historiques, biographiques ou analytiques) parus sur l'auteur de "Like a rolling stone" étaient le résultat d'initiatives individuelles. Mais, à chaque fois, le vrai Dylan restait introuvable...
Poète, musicien, chanteur de folk, de rock, de blues, de Country & Western ou même de variétés, révolutionnaire, capitaliste, citadin, campagnard ou simplement, comme il s'est un jour nommé lui-même, "trapéziste"... Dylan, bien sûr, est un peu tout cela à la fois et ses ambiguïtés, voire ses contradictions, sont à l'image même de la société américaine. Nul doute, cependant, qu'il ait transformé la conscience de millions de personnes à travers le monde, et qu'il ait littéralement révolutionné la musique populaire.
Il y avait les Beatles, les Who ou les Rolling Stones... Et puis Pink Floyd est arrivé. Avec un son nouveau. Des couleurs inédites, nettement plus psychédéliques, et des morceaux très longs, qui faisaient soudain planer. Une aventure unique dans l'histoire du rock venait de commencer. Avec ses rebondissements cruciaux (le départ définitif de Syd Barrett vers d'autres rivages) et ses folies baroques (Atom Heart Mother, disque culte de plusieurs générations). Ses géniales prémonitions (The Wall, bien avant que le mur de Berlin ne tombe) et ses concerts géants et grandioses (Pompéi)... Avec toujours, comme un obsédant tempo, le gigantesque fracas d'un fabuleux tiroir-caisse (Money)... Pink Floyd, depuis plus de trente ans, est synonyme de démesure et traverse le temps comme un immense et étrange vaisseau spatial que rien ne semble jamais arrêter.
Été 1968. Jimmy Page, un des plus grands guitar heroes du
British Blues Boom avec Jeff Beck et Eric Clapton, sent le vent tourner. Hendrix brûle des guitares, Cream est sur le point d'imploser et une nouvelle époque, plus radicale, gorgée de kilowatts et saturée de décibels, est sur le point de commencer.
Entouré de trois redoutables comparses, le charismatique Robert Plant au chant, le placide John Paul Jones
à la basse et l'inénarrable John " Bonzo " Bonham à la batterie, l'ex-guitariste des Yardbirds monte alors l'un des grands monstres sacrés de l'histoire du rock. Led Zeppelin est né !
En l'espace d'une dizaine d'années, le groupe va jeter les bases du hard rock et en définir ses plus sûrs canons (le duo chanteur / hurleur guitariste virtuose va devenir la référence
!) et faire éclater d'immenses orages aux quatre coins de la planète. Multiplier les tubes d'un rock plombé et incandescent.
S'embarquer (dans un Boeing 720 privé équipé de tout le confort et même d'une cheminée de marbre !) dans de gigantesques tournées ponctuées de fêtes somptueuses, de groupies déchaînées et d'hôtels saccagés. Bref, accumuler les excès et la démesure pour devenir, à l'aube des années 1980, le plus fabuleux dinosaure jamais engendré par l'électricité.
Une machine de guerre écrasant tout sur son passage et pulvérisant les records de vente de disques un peu partout dans le monde.
Le journaliste François DUCRAY, critique rock à Rock &
Folk et Best dès les héroïques seventies, et auteur de plusieurs ouvrages (sur Pink Floyd, les Rolling Stones ou Serge
Gainsbourg), retrace cette folle odyssée émaillée de coups d'éclats, de folie, de scandales et de tragédies. Il suit pas à pas la carrière et l'oeuvre de Jimmy Page et de Robert Plant, et dresse le portrait d'un des groupes les plus populaires du rock. Un véritable mythe dont l'influence incalculable pèse désormais sur plusieurs générations de fans.
Dès le milieu des années 1960, Bob Dylan est (avec les Beatles) la plus importante source d'influences de l'univers pop rock, alors en pleine expansion. Tant en termes d'écriture que d'attitude, son ascendant est tel que les Fab Four eux-mêmes en proclament les vertus à qui veut bien les entendre, c'est-à-dire tout le monde... ou presque. Mais si c'est à leur exemple qu'en 1965, il a " électrifié " son folk abrasif avec " Like a Rolling Stone ", c'est une tout autre page qu'il ouvre l'année suivante...
En février 1966, après six albums captés au cour de New York, c'est à Nashville, capitale de la country music, qu'il entreprend d'enregistrer son septième opus, le double et mythique Blonde On Blonde (5 millions d'exemplaires vendus à ce jour). Une déferlante surréaliste servie brûlante par des musiciens plutôt traditionalistes de formation. Fait du hasard ? Coup de génie ? Toujours est-il que Blonde On Blonde marquera pour toujours l'imaginaire de tout fan non seulement de Dylan, mais aussi de rock au sens le plus large. À commencer par son auteur lui-même, à bien des titres, et dans des proportions dont personne à l'époque ne pouvait se douter, les circonstances et le fameux " génie " aidant...
Car en juin 1966, en plein milieu de sa tournée mondiale avec The Band, Dylan est victime d'un accident de moto qui le force pour de longs mois à la réclusion à Woodstock. Période qu'il met à profit pour redécouvrir, avec ses amis du Band, l'immense catalogue des musiques populaires qui ont façonné le paysage sonore des États-Unis : folk d'origine britannique, d'Europe centrale ou yiddish, blues rural ou urbain, ballades irlandaises ou cajun. Sans pression d'aucune sorte, libres comme l'air que respiraient à Barbizon les peintres impressionnistes, les six artistes s'ébrouent dans ce foisonnement et s'en donnent à cour joie, Dylan composant force trames nouvelles sur lesquelles tous improvisent à qui mieux-mieux : ce sera le matériel, infiniment étrange et riche, d'abord disséminé sur moult disques pirates, puis révélé sur un autre mythique double album, The Basement Tapes.
Soudain, début 1968, Dylan l'imprévisible repart pour les studios de Nashville, où il enregistre en quelques jours une collection de chansons de la même veine, mais dépouillées à l'extrême, qu'il intitule John Wesley Harding. D'humeur passablement pastorale, l'album est une surprise totale pour le public de l'époque, surprise renforcée par le dernier titre, " I'll Be Your Baby Tonight ", une chanson country pur sucre ! Mais ce n'est qu'un avant-goût de ce qui va suivre, moins d'un an après avec Nashville Skyline : cette fois, l'album entier est dévolu à la country music, s'ouvrant sur un duo avec le Titan du genre, Johnny Cash soi-même, l'aîné semblant adouber le cadet ! Cash, d'ailleurs, invite aussitôt le nouveau converti dans son célèbre show TV, ce qui ne contribue pas peu à l'étonnant succès immédiat d'un disque qui déborde à l'évidence le public des fans (déconcertés) de Dylan (6 millions d'exemplaires)...
Depuis lors, devenu icône de son vivant, celui que la presse surnomme affectueusement " His Bobness " n'a plus cessé d'explorer les mille et unes facettes d'un talent souvent aléatoire quoique toujours fascinant. Mais ses incursions en territoire country ont déclenché tout un mouvement musical qui, par vagues successives, a fécondé en tout sens et en bien des lieux, ce qu'on appelle désormais le country rock. Cash, à sa façon rockabilly, en faisait peut-être déjà, mais est-ce une coïncidence si deux albums " en prison " de la fin des sixties eurent un succès inattendu ?
Au même moment, les Byrds, John Fogerty, le Grateful Dead et jusqu'aux Rolling Stones s'y mirent, générant à leur tour Poco et Lynyrd Skynyrd, et bientôt Linda Ronstadt et les Eagles. Emmylou Harris personnifie le country rock avec grâce, tissant un lien subtil entre tradition et modernité qui en inspirera plus d'une : Lucinda Williams, Neko Case, Cat Power, aujourd'hui adulées. Neil Young le personnifie aussi quand ça lui chante, inspirant à son tour les vastes brassages où s'ébattent en toute liberté Wilco, Ryan Adams, les Felice Brothers et tant d'autres jeunes groupes en quête à la fois d'aventure et de racines.
Qui a réalisé le fracassant " album du retour " de l'emblématique reine de Nashville, Loretta Lynn, tout récemment ? Jack White, le juvénile espiègle punk des White Stripes. Qui connaît un stupéfiant regain de créativité et de succès en s'immergeant dans les profondeurs des musiques originelles américaines qui impressionnèrent son adolescence galloise ? Robert Plant, la " voix " de Led Zeppelin !
Ces temps-ci, le country rock est, avec le rap, le R&B et la techno, le genre de musique populaire le plus largement apprécié de par le monde, l'un de ceux qui font vendre le plus de disques et de téléchargements sur internet, et certainement celui qui attire le plus de fans à ses concerts. Non parce qu'il rassure, mais parce qu'il rassemble...
Dans ce livre, l'auteur en raconte l'histoire. Celle du déclencheur, du " passeur ", Bob Dylan. Celle de la country avant lui, avec ses grandes figures spectaculaires (Hank Williams, Patsy Cline, George Jones...), et celle de ces enfants des coins reculés d'Amérique (et parfois un peu d'ailleurs) qui continuent à la rêver en musique, passionnément. Et, aujourd'hui comme hier, à faire rêver d'elle !

