Tous les livres de Hélène Lewandowski
Les incendies de la Commune ont-ils été aussi destructeurs que le prétend la version officielle ? Les communards sont-ils les seuls responsables de ce bilan ? Et si ce vandalisme avait offert à la bourgeoisie l'opportunité de métamorphoser Paris en capitale de la modernité ? C'est la thèse d'Hélène Lewandowski, qui raconte ici une autre histoire de la dernière révolution du XIXe siècle. En mai 1871, la Commune prend fin. Le palais des Tuileries et l'Hôtel de Ville sont réduits en cendres. Pris d'assaut par les touristes, les monuments calcinés sont à l'origine d'une économie florissante : vente de guides, plans illustrés, albums-souvenirs, organisation de voyages par les Cook's Tour de Londres... Un siècle et demi après, voici un livre qui révèle comment cette insurrection, loin de détruire la ville modelée par le baron Haussmann, a servi la bourgeoisie en favorisant une transformation qu'elle attendait pour stimuler une industrie qu'elle possédait. Un parcours à travers les ruines qui dévoile les secrets de la reconstruction de Paris.
L'incroyable histoire du palais d'Orsay commence en 1808, quand Napoléon décide de faire construire un bâtiment sur-mesure pour son ministère des Relations extérieures. Bientôt les guerres engloutissent les budgets et, à la chute de l'Empire, les murs ne s'élèvent que de quelques mètres. Délaissé sous la Restauration, l'édifice est sauvé par la monarchie de Juillet et devient le siège du Conseil d'État et de la Cour des comptes. En mai 1871, les incendies de la Commune contrarient à nouveau son destin. Sa restauration semble possible, mais les tergiversations de la IIIe République le condamnent à des décennies de ruines. En 1898, il laisse place à la gare d'Orsay, ancêtre du musée que nous visitons aujourd'hui. Hélène Lewandowski peint à fresque la première histoire de ce symbole d'un temps où démesure rimait avec politique. Elle raconte comment le palais d'Orsay, objet d'admiration et de critiques des plus grands écrivains, Victor Hugo, Émile Zola ou encore Théophile Gautier, rencontre les rêves de Napoléon, les ambitions de Louis-Philippe, les faiblesses de la IIIe République et se confond avec l'histoire du passionnant et chaotique XIXe siècle.

