Jessika Fleck
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Encore une belle déception. Le résumé ne promettait pas une histoire super originale, certes, mais j'ai naïvement été attirée par la couverture et par le côté "asiatique" qu'elle dégageait. Quelle erreur ! La trame se déroule sur une île occupée par deux peuples, un privilégié et un opprimé, et l'héroïne découvre soudain que tout ce qu'elle croyait vrai est en fait un ramassis de mensonges. Rien d'asiatique là-dedans, l'inspiration est d'ailleurs plutôt romaine (notamment avec le "ad astra" que l'auteur fait sans cesse répéter à ses personnages comme si elle était ravie de savoir dire deux mots en latin). L'histoire met du temps à démarrer, le caractère de l'héroïne n'est pas clairement défini, même au bout de 300 pages, et inutile de s'attarder sur la vraisemblance du plot twist... elle n'existe pas. Je veux dire, inverser les tendances et faire des gentils les méchants et des méchants les gentils, c'est bien, mais que Veda accepte en deux pages et demi qu'elle a vécu dans le mensonge et sorte ensuite des phrases toutes faites type "je veux me battre" alors que girl, tu pêchais encore du thon y'a deux chapitres, là c'est trop. D'autant plus que les soi-disant "gentils cachés" n'ont jamais rien fait pour ceux qui crevaient de faim, que leur rébellion est un flou artistique complet et que toute cette histoire de prophétie et de "Lunalette" (sérieusement, c'est quoi ce nom ?) est si mal développée qu'on finit par vouloir laisser tomber et simplement passer à autre chose. Le méchant est très méchant, les gentils sont vraiment gentils, et le triangle amoureux est plus agaçant qu'autre chose.
Et cerise sur le pompon : ce n'est même pas un standalone ! Bref, encore un roman qui privilégie les hormones de son héroïne à sa psychologie.
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