Lars Horneman
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Je savais que cette lecture serait difficile, et ça a été le cas. Tout est vrai dans ce recit. Le travail journalistique est énorme et la rencontre entre Anne Poiret et Mahar n'a pu se faire que parce qu'il a pu s'en sortir. Mais avant d'en arriver là, il a vécu l'horreur.
Pendant 3 ans il va subir les coups, la privation de sommeil, l'endoctrinement, l'apprentissage du coran interprété par l'état islamique. C'est un véritable lavage de cerveau.
Il est ensuite envoyé sur le terrain pour se battre. En Syrie, en Irak, il avance avec son arme, déterminer à tuer, comme dans un jeu vidéo, comme dans les images qu'on lui a montré, comme un homme, jusqu'à être volontaire pour un attentat suicide.
Mahar fini par s'en sortir, un peu contre son gré, et c'est là que commence tout le travail de deconstruction. Il doit "désapprendre", essayé de retrouver une vie "normale". Mais comment faire lorsqu'a 13 ans vous avez déjà vécu l'enfer ?
Tout était extrêmement poignant, difficile. La mise en image est crue, sans filtre, et c'est ce qu'il fallait pour laisser transparaître l'horreur.
Je sors de cette lecture bouleversée.
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Coucou tout le monde !
On se retrouve aujourd’hui pour discuter d’un roman graphique dont le thème est peu abordé en temps normal : un enfant soldat de Daech. Alors, ça change clairement de mes lectures habituelles mais je pense que vous l’aurez compris, en dehors des romances ou de la fantasy, je m’intéresse beaucoup à l’histoire et aux évènements sociétaux, alors cette BD était faite pour moi.
C’est une lecture éprouvante, à ne pas mettre dans les mains des plus jeunes. C’est poignant, certains passages sont durs à lire et à regarder, si vous êtes sensible faîtes attention à vous. On imagine l’horreur vécue par tous, même si notre position de lecteur/rice est difficile.
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Lorsque l'horreur de la radicalisation et de la guerre me prennent à la gorge, je suis sans mots. Cette chronique est difficile à écrire tant les images me submergent. Les questionnements se font tenaces. L'incompréhension me coupe les ailes.
Cela fait longtemps que je m'intéresse aux questions de la radicalisation, de la prévention des extrémismes religieux et politiques. J'en comprends bien les mécanismes. Et je me sens impuissante face à l'ampleur du phénomène.
Les théories du complot et la désinformation véhiculées par les médias et réseaux de notre temps ne font rien pour améliorer cela.
Et donc, comment Mahar le lionceau est-il entré dans ma vie ?
Grâce à Ali, mon élève yézidi qui m'a donné envie d'en savoir un peu plus sur son peuple, ses croyances et la fuite forcée de son coin de Syrie.
Mahar le lionceau est entré chez moi par la petite porte. Par celle que l'on pousse lorsque la raison veut comprendre. Avec beaucoup d'humilité.
Et là, à nouveau, mes mots se taisent, ma chronique se fait tremblante, lorsque je repense au génocide de cette minorité ethnique totalement méconnue par ici.
Anne Poiret, journaliste d'expérience et de terrain, a voulu nous en dire plus sur ces enfants oubliés, victimes de toutes les manipulations, témoins de toutes les horreurs, contraints au plus profond de leur être et de leur vie à commettre les pires actes guerriers.
Très intelligemment, elle s'est associée à Lars Horneman, dessinateur de talent, pour permettre la compréhension de ce monde terrible et terrifiant au plus grand nombre.
La lecture de cet ouvrage est ardue, noire et difficile. Mais elle est nécessaire.
Cette bande dessinée est une perle. Pas de celles qui nous enrichissent financièrement ou qui ornent nos colliers. Mais de celles qui nous font grandir, avancer, gagner en humanité.
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Le récit tragique d'une histoire vraie, celle d'un enfant transformé en machine à tuer. L'incroyable horreur de la radicalisation, de la folie humaine. Un destin brisé.
Cette BD fait froid dans le dos, on n'en ressort pas indemne !
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Biographie
Lars Horneman, dessinateur danois, né le 13 avril 1966, a grandi à Svendborg.
Source : Bedetheque
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