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C'est une lecture que j'ai trouvé addictive mais simplette, c'était trashouillet, un peu trop ado, ce n'est pas ce que j'avais imaginé comme type de lecture.
Le côté horreur et dégoûtant passe principalement autour de l'aspect et du rapport à la nourriture.
La trame globale était sympa, mais j'ai trouvé que plein de petits sujets étaient jetés à brûle-pourpoint, pour ne jamais revenir dessus et les voir développés, ça restait en surface et j'ai trouvé ça très frustrant.
C'est un livre qui parle beaucoup de la situation des femmes asiatiques dans la sphère sociale américaine.
Les codes et les attentes les concernant sont totalement en décalage avec notre époque, comme bloqué dans le temps et dans une manière de penser très traditionnelle.
On y parle aussi des relations entre groupes de filles.
Il y avait de quoi générer de la tension, de la colère autant envers les hommes que les femmes, qui se laissent enfermer dans un rôle genré et qui ne voient leur vie que par le prisme d'une relation de couple et dépendant d'une figure masculine.
Mais je n'ai pas ressenti le bouillonnement de l'injustice et de rage qui justifient la rage et l'envie de vengeance de la part Ji-Won et la spirale qui se met en place.
Les révélations et plot twists étaient artificiels et mal ficelés, ne pouvant pas donner réellement corps à une dimension psychologique forte.
Dès la dégustation de l'oeil de poisson, il manquait déjà le petit twist, un vrai quelque chose, pour expliquer l'obsession pour les yeux, qui aurait pu s'appuyer sur un lore familial avec le passé de la maman de Ji-Won, c'est dès ce point, que la magie n'a pas pu opérer avec moi.
Il y a beaucoup de choses esquissées qui piquent la curiosité, mais pas du tout poussées assez pour donner du poids, une cohérence à l'histoire, pour autant c'est une roman que j'ai trouvé très addictif et je n'oublie pas que c'est un premier roman.
Malgré ce regard critique, c'est un bon départ, c'est un roman à la graphie perceptible, qui laisse sa marque.
- Service de Presse -
Les yeux sont un morceau de choix
https://lespassionsdeviedefun.blogspot.com/2026/02/mes-lectures-du-mois-janvier-2026.html
🌸 Une lecture addictive même si j'aurais souhaité un peu plus "d'horreur".....
Ma note : 17,5/20
Les yeux sont un morceau de choix
🔥Dans ce roman dérangeant et bouleversant, on plonge dans la psyché de Ji-won, une jeune femme d'origine coréenne dont l’histoire est marquée par la pauvreté, la solitude et le poids du patriarcat.
🌏À travers les souvenirs de ses parents, on découvre la Corée des années 70, un pays ravagé par la misère, que les parents de Ji-won ont quitté enfants pour s'installer en Californie où ils se sont rencontrés.
💥Aujourd'hui, le père de Ji-won et de sa sœur Ji-hyun, les a quittées et leur mère est dévastée.
👁️Le premier cauchemar de Ji-won, celui où elle mange des yeux, surgit après la rencontre avec le nouveau compagnon de sa mère, George, un homme aux yeux bleus qui symbolise à la fois fascination et dégoût. Il faut savoir qu'en Corée on mange les yeux de poisson, c'est quelque chose de culturel mais qui va tourner à l’obsession chez Ji-won.
🔪Le roman dénonce le patriarcat qui reste très présent dans la culture coréenne mais aussi chez les américains blancs. Il y a, de plus, un fétichisme vraiment malsain envers les femmes asiatiques.
🥀Même Geoffrey, ce jeune homme se disant féministe, laisse transparaître une possessivité inquiétante.
🍵Isolée, fragilisée, Ji-Won cherche désespérément à exister. Ses efforts pour réussir à l’université témoignent de sa volonté de sortir de la précarité, d’aider sa mère et sa sœur, mais aussi de se libérer d’un carcan social étouffant.
🌆Pourtant, le r*acisme, le sexisme et l'incompréhension ne cessent de la ramener à sa condition : celle d’une proie.
🫂Seule son amitié avec Alexis apporte un peu de lumière à ce récit oppressant.
👀Mais plus les pages se tournent, plus Ji-Won s’enfonce dans une spirale de douleur et d’obsession. Les scènes liées aux yeux sont parfois insoutenables, mais leur force vient de cette immersion totale dans la tête d’une jeune femme au bord de la rupture.
👁️Avec ce récit terriblement prenant qui nous bouscule et où l'on ressort plus dégoûté par le comportement des hommes que par celui de Ji-won, l'autrice dresse le portrait d’une femme qui, après une vie de domination et d’humiliation, choisit de ne plus se soumettre.
🔪Une histoire de rage, de vengeance et d’émancipation, brutale mais terriblement humaine et, malgré ses actes, je suis restée attachée à Ji-won.
💥Vous arrive t'il d'aimer et de comprendre des personnages très sombres ?
Les yeux sont un morceau de choix
En lisant le résumé, je ne savais pas trop à quoi m'attendre et je dois dire que j'ai eu une très bonne surprise 😁 Ce premier roman, à la fois original et délicieusement horrifique, m’a vraiment captivée.
Découvert en version audio accompagnée par la voix de Lola Creton, j'ai beaucoup apprécié l'interprétation faite de la comédienne que j'ai trouvé évolutive tout au long du récit. J'ai perçu un changement d'intonation à mesure où l'on avance dans cette histoire où l'on suit la vie de Ji-Won, une jeune étudiante marquée par le départ de son père de la maison familiale, ce qui rend cette écoute que meilleure.
Je préfère ne pas entrer dans les détails pour ne rien dévoiler de l’intrigue. Sachez simplement que ce roman m’a tenu en apnée du début à la fin! L’intensité est réelle, et si comme moi, vous aimez plonger dans d’autres cultures, vous serez ravis par cette immersion dans les traditions coréennes qui ont su s'adapter à celles américaines.
Avant, quand on me parlait d’yeux, je pensais à la célèbre chanson "Elle a les yeux revolver" de Marc Lavoine. Mais après cette lecture de ce premier roman d'une grande originalité, je ne regarderai plus les yeux bleus… ni les yeux de poisson… de la même façon 😉 Un grand merci aux éditions Lizzie pour cette magnifique découverte qui se révèle parfaite pour la période.
Les yeux sont un morceau de choix
Avec un tel résumé et une telle couverture, on se doute qu’on est pas sur un feel good de Noël ! « Les yeux sont un morceaux de choix » est un roman qui mêle gore et réflexion féministe dans un récit de vengeance à la fois profond et grotesque. Difficile de ne pas penser à « Midsommar » et « Promising Young Woman » car le texte explore de manière similaire une reprise de contrôle fantasmée extrêmement satisfaisante!
Un roman horrifique qui plaira aux amateurices de récits sanglants sur fond de réflexion intersectionnelle !
Les yeux sont un morceau de choix
Les yeux sont un morceau de choix