Nade
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Gros coup de cœur pour cette BD !
Je l’ai achetée pour l’illustrateurice et j’ai découvert le sujet avec beaucoup de plaisir.
Ce regroupement de témoignages est très enrichissant, des profils et des parcours différents, des raisons bien réfléchies et argumentées.
J’ai aimé les références à l’histoire, à la science et à la loi.
+ merci pour ce passage sur l’adoption, qui est absolument indispensable.
L’adoption « internationale » peut, parfois, faire plus de mal que de bien. Chercher d’autres solutions face à ce déracinement est indispensable.
Merci Laura, merci Nade ❤️
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NON. C’est NON. Je réponds juste à la question posée dans le titre, hein ! Vous ne pourrez pas me dire que je ne vous ai pas prévenus si cette chronique part en cacahuète.
Voici donc mon avis sur « Et toi, t’en veux des mômes ? » de Laura Boit et Nade, parue le 10 avril aux éditions Leduc Graphic.
À travers des personnages inspirés de témoignages réels, les auteurs questionnent le désir ou le non-désir d’enfant, à travers diverses époques et épreuves de la vie. Qu’est-ce qui a amené ces personnes à ne pas vouloir d’enfants dans une société qui voit encore très mal les personnes qui, par choix ou non, n’ont pas d’enfant ? Comment ont-ils fait face à la pression sociale qui les pousse à entrer dans la case de la famille nucléaire parfaite où l’Enfant est vénéré ?
Leur vécu est parfaitement retranscrit dans un témoignage recueilli par les auteurs. Chacun raconte son histoire, que ce soit au niveau de sa famille, son vécu actuel face à cette prise de position, ses doutes, ses craintes, etc. Valeurs écologiques, handicap, vécu traumatique, histoire de famille, mode de vie, discrimination… chacun et chacune veut faire entendre sa voix pour faire réfléchir à un chemin possible vers le non-désir d’enfant.
En tant que « childfree » – ou « sans enfant par choix », en français – convaincue depuis mon plus jeune âge, c’est comme si cette BD était faite pour moi. Je me suis retrouvée dans chacune des histoires, parfois à en pleurer. Enfin, on met des mots sur ce que je ressens, ce que je pense, et ça fait un bien fou de savoir que je ne suis pas seule à me battre contre celles et ceux qui veulent me voir Mère. Désolée, les gars (et les filles), ce n’est pas demain la veille ! 😅 Ni après-demain non plus… 😉
Les dessins sont très plaisants et, encore une fois, la bande dessinée est un parfait support pour aborder un fait de société. Chaque personnage a sa couleur et chaque fin d’histoire se termine par une page plus informative, avec des chiffres et des notions d’histoire accessibles à tous, pour mieux comprendre les enjeux et les ancrages sociétaux.
L’énorme plus par rapport à d’autres ouvrages sur cette thématique ? L’inclusivité de cette BD ! Que ce soit dans l’écriture ou dans les personnages mis en scène, tout le monde se retrouve et sans discours discriminant, ce qui témoigne encore plus de l’universalité des propos mis en avant. Nous pouvons tous être concernés ! Dans le même ordre d’idée, j’ai beaucoup apprécié le fait qu’on ne se centre pas que sur la femme, la Mère. Il a aussi le point de vue des hommes qui est pris en compte et mis en scène. Ce n’est pas parce qu’ils ne portent pas l’Enfant qu’ils n’ont pas leur mot à dire !
Pour conclure, gros coup de cœur pour cet ouvrage qui aborde le non-désir d’enfant à travers plusieurs témoignages de personnes inspirées de faits réels, qui parlent de ce qui les a amenées à ne pas vouloir d’enfant. Très inclusive et novatrice, avec des dessins accessibles et des explications claires, cette bande dessinée fait réfléchir. Enfin, on ose en parler et faire entendre sa voix ! Il est grand temps que les temps changent ! Alors merci aux auteurs et aux éditions Leduc de faire une place à ces questionnements dans la littérature !
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Déjà convaincue par le fait de ne pas vouloir d'enfant j' étais curieuse de voir les témoignages d'autres femmes. C'était intéressant mais cela aurait pu aller bien plus loin comme cela est signifié dans la conclusion.
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Une bonne bande dessinée qui m'a donné envie d'écouter le podcast. Les témoignages sont intéressants et c'est chouette de voir des styles de dessin différents.
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Ce livre est indéniablement un bon livre. Malheureusement il n'a pas réussi à capter mon attention, d'où la raison de mon abandon. Je reconnais en revanche que ce livre est d'utilité publique afin que les personnes puissent mieux comprendre le non désir d'enfant et moins juger les autres sur ce point
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https://www.newsducamer.com/la-bd-survivre-a-un-parent-toxique-et-violent-brise-le-silence-sur-les-violences-intrafamiliale/
La BD « Survivre à un Parent Toxique et Violent » brise le silence sur les violences intrafamiliales.
La bande dessinée « Survivre à un Parent Toxique et Violent » de l’autrice franco-camerounaise Carine Bahanag s’inscrit dans une nouvelle génération d’outils de sensibilisation qui utilisent la narration visuelle pour exposer les violences intrafamiliales, lever le silence social et faciliter la discussion dans les espaces scolaires, cliniques et communautaires.
Fabrice Beloko
4 décembre 2025
« Survivre à un Parent Toxique et Violent » n’est pas seulement un support narratif destiné au divertissement. Cette bande dessinée est un outil de plaidoyer public, mobilisé pour traiter les violences intrafamiliales. Carine Bahanag, autrice franco-camerounaise utilise ce support pour sensibiliser les politiques publiques et les dispositifs d’accompagnement peinent encore à rendre accessibles au plus grand nombre. L’ouvrage de Carine Bahanag, artiste féministe explore les mécanismes de survie d’une enfant confrontée à un parent violent, en combinant un récit autobiographique, un dessin expressif et un usage assumé de l’humour noir.
Le récit met en scène une enfant simplement appelée « la petite fille ». L’absence de prénom n’est pas une figure stylistique mais un choix de mise à distance. Selon l’autrice, ce personnage représente la condition universelle des enfants victimes, et renvoie aussi à un phénomène fréquemment observé dans les parcours traumatiques : la dépersonnalisation ou la déréalisation. Ces termes désignent un mode de perception altéré dans lequel l’individu ne se sent plus pleinement réel. En retraçant ces états sans vocabulaire psychologique, l’ouvrage rend perceptible une réalité souvent invisible dans les débats publics : l’impact émotionnel et cognitif des violences sur la construction identitaire de l’enfant.
Ce choix narratif s’accompagne d’une orientation visuelle précise. La petite fille est noire, inscrite dans un environnement africain, un ancrage assumé par l’autrice. Le concept artistique a été développé par Nade en 2022, puis transcrit en illustration par Karamba Dramé. L’univers graphique privilégie une atmosphère oscillant entre malaise, tension et respiration humoristique. Cette esthétique soutient l’objectif central du livre : permettre aux lecteurs de saisir le décalage entre les stratégies d’adaptation que développent les enfants victimes et la manière dont la société interprète ces comportements une fois à l’âge adulte.
Carine Bahanag explique avoir longtemps été perçue comme une personne « forte », « capable » et fonctionnelle. Ce regard social valorisant les performances des survivants occulte souvent la souffrance, l’épuisement et les mécanismes de survie qui s’installent durablement. L’autrice évoque deux épisodes de burn-out comme moments de rupture qui lui ont révélé le coût émotionnel d’un rôle intériorisé depuis l’enfance. Elle relie cette expérience au silence collectif qui entoure souvent les violences intrafamiliales : une société qui peine à entendre la détresse des victimes mais applaudit la résilience observée après coup.
Dans ce contexte, la forme choisie pour le livre — une parodie de manuel de développement personnel — devient un outil de critique sociale. Le format « how to », habituellement utilisé pour présenter des solutions rapides et individualisées, est ici détourné pour montrer l’absurdité d’un système où la responsabilité de la « guérison » repose sur l’enfant ou l’adulte victime, plutôt que sur les institutions, les familles ou les politiques de protection. Le parent violent est d’ailleurs désigné uniquement par l’acronyme « PTV » (Parent Toxique et Violent), une manière de représenter un comportement plutôt qu’une personne singulière. Cette approche facilite l’intégration de l’ouvrage dans des contextes éducatifs ou thérapeutiques où la personnalisation excessive d’un cas peut freiner la discussion.
La dimension pédagogique se retrouve dans la manière dont les stratégies de survie sont présentées. La petite fille invente, détourne, imagine et rationalise pour échapper à la terreur que lui inspire son père. Ces mécanismes sont reproduits de façon volontairement exagérée pour rendre visibles des réactions souvent méconnues : hypervigilance, retrait, créativité défensive, suradaptation. L’humour noir fonctionne comme une médiation émotionnelle, permettant de décrire des situations douloureuses sans les édulcorer et sans imposer une charge trop frontale aux lecteurs.
Dans un contexte international où les programmes de prévention cherchent à développer des supports adaptés à des environnements scolaires, médicaux ou communautaires, cette bande dessinée apporte un matériau exploitable. Sa forme illustrée permet une lecture individuelle ou collective ; ses ressorts narratifs facilitent l’identification sans exposition traumatique ; son angle critique ouvre la voie à des échanges sur la responsabilité sociale face aux violences. L’ouvrage ne prétend pas résoudre un problème d’ampleur mondiale, mais il contribue à lever le tabou qui entoure les violences intrafamiliales et à réduire la stigmatisation qui touche les victimes devenues adultes.
« Survivre à un Parent Toxique et Violent » s’insère ainsi dans une dynamique globale où la culture, les arts visuels et les récits graphiques participent à la sensibilisation. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) rappelle que près d’un milliard d’enfants âgés de 2 à 17 ans subissent chaque année des violences physiques, émotionnelles, des négligences ou d’autres formes de maltraitance. Ce volume massif, associé à un tabou persistant dans de nombreux pays, renforce la nécessité d’outils de sensibilisation capables d’atteindre des publics divers, notamment les adolescents, les parents, les enseignants, les travailleurs sociaux et les acteurs de la santé mentale. La BD de Carine Bahanag s’inscrit dans ce registre : un matériau accessible, narratif et visuel, qui permet d’aborder une problématique difficile sans jargon technique ni exposition traumatisante.
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