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Tous les livres de Pascal Pratz

Le commandant Vlad et son équipe pistent de criminels laissant derrière eux des cadavres atrocement mutilés...

J'ai des dimanches de père de famille. Poulet rôti, petits pois, repas en commun, sieste et canapé. Au boulot, tout le monde sait qu'on ne m'emmerde pas le dimanche. Même en cas d'urgence. Et tout le monde sait aussi que j'ai très mauvais caractère. En avoir, c'est l'avoir mauvais, disait l'autre. Faut vous dire que je suis sûrement le seul flic communiste et syndiqué à la CGT à la ronde. Au monde, si ça se trouve. À part la Chine et Cuba, bien sûr. J'en ai bavé, évidemment, j'ai baissé mon froc nombre de fois, j'ai ravalé beaucoup de rancœur, avalé des vers de terre, mais ça ne m'a pas empêché de devenir commandant. Je n'irai pas plus loin. On ne m'emmerde pas le dimanche, donc. Sauf qu'aujourd'hui, quand j'ouvre la porte après qu'on y a sonné, je me retrouve nez à nez avec Gaëlle, capitaine dans mon équipe. Je me prépare à lui claquer la porte au nez et, probablement préparée à ma réaction, elle la bloque avec le pied.

— Ne fermez pas. Je sais qu'on vous dérange pas le dimanche. Mais là, on a du lourd. J'ai jamais vu un truc pareil.

Pendant qu'elle parle, une larme coule sur sa joue gauche. Gaëlle est sonnée. Je ne dis rien.[...]

Solide enquête à la structure classique Pascal Pratz fait tenir en 72 pages un opus de serial killer, là où d’autre vous le délaierait en pavé. Le résultat est une novella qui pulse en rassemblant tous les attendus de l’amateur exigeant.

Quand les fantasmes allumés par la belle voisine maltraitée s’accomplissent, le pucelage du héros ne tient qu’à un fil...

JAMAIS DANS AUCUN REVE EROTIQUE, je n'aurais pu envisager ça. Elle, là, étendue, sur mon lit. J'en suis resté comme deux ronds de flan. Devant le spectacle de ma gêne, elle s'est redressée un brin, posant son coude sur le lit pour soutenir sa tête. Terrible. Carrément Marilyn. Je me suis approché sans m'asseoir pour lui tendre son bol. Tapotant sur le lit de sa main libre, elle m'a invité à m'asseoir près d'elle. Malgré la dévastation de son corps, je crois que je n'ai jamais trouvé aucune femme aussi belle et désirable qu'elle à cet instant. J'étais totalement envoûté. Ce qu'elle a très bien vu.

Pascal Pratz est un auteur libre dont la plume égarée dans la littérature érotique trouve sa place naturelle dans la collection Culissime. De quoi faire la nique à tous les censeurs compassés dans leur certitude littéraire confite.

Duval et ses sbires sont sur les dents. On a tous besoin de ce qui nous fait peur.

A MA GAUCHE... LE CINGLE d’exécutant : opération sauvage, une poupée découpée, au genre indéterminé, une scie électrique. À ma droite... le commanditaire : un caïd froid comme une lame, proxo, meurtrier, trafiquant. Au milieu... votre Francis et son pote Brescia qui risque de finir avec les pinces, si je n’interviens pas. J’interviens, évidemment, ferait beau voir qu’un truand me la fasse ! Je vais le serrer. Il est là, à ma pogne. Je le tiens. J’ai tout ce qu’il faut pour l’avoir. La cerise s’en mêle...

La collection Noir de suiTe compte un opus supplémentaire. Les personnages imposés vivent leurs vies au gré de l’imagination des auteurs successifs qui s’y collent. Haine perdue est un bon cru, râpeux, laissant une longue trace en soi.

On raconte qu'on ne peut pas refaire l'histoire. Sauf dans les livres. On dit également qu'elle ne repasserait pas les plats. Ici, on se contente de les passer. Avec de mauvaises intentions. On raconte, aussi qu'on ne peut pas rire de tout, du moins pas avec tout le monde. Mais je fais une confiance aveugle à qui prend plaisir à lire. Je vous invite donc à rire avec moi de cette histoire où l'on passe des plats. De rire mais, bien entendu, pas que... Un texte à l'air un peu potache. Le rire potache est devenu aujourd'hui, hélas, un très beau combat.

De la Révolution jusqu’à l’Empire, la trajectoire de la Baronne de feu... aux fesses... cinq épisodes réunis de l’Histoire de France... lubrique...

« [...] On ne discute pas les ordres du Premier Consul. Elle s’exécute. Très goujat, il ne prend même pas le temps de baisser son pantalon et, se couchant sur elle, extrait son sexe et se prépare à la pénétrer sans plus de formalités. Mais, d’un geste d’une lesteté foudroyante, elle réussit à attraper ledit sexe de sa main droite avant qu’il n’ait eu le temps de l’introduire. Surpris, il se relève. Victoire suit le mouvement. Plantée face à lui, son sexe dans la main droite, elle le toise et le refroidit :

— C’est avec ça que vous comptez me mettre en émoi ? »

Pascal Pratz met un point final à cette aventure rocambolesque rassemblée en cinq épisodes et un inédit. Sous sa plume, la Baronne fait étalage de son tempérament volcanique paré de toutes les folies érotiques. Une page d’histoire orgasmique.

Quand le photographe de mode succombe au charme incandescent de son modèle...

Alors que je me plonge dans l’examen de la nouvelle série, moins intéressantes que les premières, et que je constate que la photo finale ne fera pas partie de celles-ci, goûtant un moment de calme qui me laisse espérer que je vais me ressaisir, la miss se remet à poil pour passer la troisième robe. C’est terrible. Et, pire, la troisième robe est de loin celle qui la met le plus en valeur. Un long moment passe sans que j’appuie sur le déclencheur. En fait, je n’ai jamais fait de photos avec une beauté pareille. Elle est sublimissime. Pas étonnant que je sois en émoi.

Figure romanesque ou picturale obligée et classique, que ce rapport de l’artiste à son modèle. C’est Pygmalion tombant amoureux de sa statue Galatée. Heureux photographes qui couchent sur le papier des femmes à la plastique sublime, passant du plaisir esthétique au désir amoureux.

L’effet des mots de l’auteur à succès sur la libido éruptive d’une lectrice...

Elle s’assoit à côté de moi sur la banquette, tout près. En commençant à parler, elle glisse une main sous sa jupe et me dit qu’elle a lu toute ma littérature érotique sur son ordinateur. Son souffle est d’emblée très court.

— J’ai... tout lu... C’est... parfaitement excitant. Je... me suis... caressée un nombre... incalculable de fois... sur vos pages.

Son discours est interrompu par de légers gémissements. Pendant qu’elle parle, je regarde le bas de son corps et, pour respecter la consigne, elle relève sa jupe et écarte les cuisses, que je vois parfaitement. Son index caresse assez lentement...

C’est avec le sourire qu’on lit l’histoire de cette dame qui s’épanouit en lisant des livres d’une seule main Quand elle a l’ auteur sous les yeux, le plaisir digital explose...

De retour dans sa Vendée ravagée par la guerre, la Baronne rallume les désirs des chouans...

« Le passé lui revient en tête et la voici qui se lance, seule, dans une revue des troupes dont elle s’était autrefois fait une spécialité. Cravache en main, elle parcourt les rangs dans une posture ostensiblement provocante. De nouveau, quelques anciens exhibent leur sexe. Voilà qui la ravit, elle manifeste sa joie d’une douce caresse de sa badine au passage. Parvenue au milieu de la foule, elle s’arrête et prend la parole : — Mes amis... Je suis très heureuse de me retrouver parmi vous et d’y revoir tant d’admirateurs. »

Voici l’avant-dernier épisode de la saga. La défaite des Vendéens se dessine. Notre héroïne nymphomane toujours aussi sulfureuse a perdu ses illusions, mais elle incendie encore les cœurs et les corps... Pratz manie les faits et gestes de cette aventurière du sexe avec une alacrité où l’aventure historique le dispute à l’audace individuelle.

La tentation Lolita : entre un écrivain voyeur et une ado exhibitionniste, une passion dévorante, une idylle chaste...

« Je n'ai dans la tête qu'une seule idée. Je veux les voir. Les voir sans rien, sans le tout petit bout de robe qui ne cache plus rien, je veux les voir, juste les admirer, les mains dans le dos, les voir. Elle me dit trois mots. J'en attrape un à peine. Je dois baver. Je suis détruit.

« À Lola, c'est ça ?...

— Ben... Comment vous savez ?... Avec ce que j'ai sous le nez, mon univers mental n'est plus celui des mots. »

La référence à Nabokov parait aller de soi dans cette nouvelle décrivant les affres d’un amateur de poitrine ronde, mais en filigrane du récit les relations père/fils se révèlent d’une profonde humanité.

La baronne de St-Cricq est internée chez les bonnes sœurs, l’exorciste en perdra son latin...

Victoire n'a qu'une envie : rire. Et cette envie de rire, qui lui rappelle des souvenirs récents, n'est pas un bon signe. Sentant monter en elle la vague qui pourrait la submerger, elle décide de reprendre la main en simulant. Se dressant d'un bon, elle bave, éructe, hurle un salmigondis latin. Puis elle se jette aux pieds du prêtre qui, devant cette réaction, se méprend et pense avoir gagné son combat, ce qui le met en transes. Au bord du plaisir. Mais d'une main ferme, Victoire saisit, au travers de la robe, le membre du religieux ainsi que ses bourses et serre aussi fort qu'elle peut. Il voudrait crier, mais n'y parvient pas. Pour lui, il est trop tard car, au travers du tissu, la Baronne sent son sexe se tendre.

La Baronne n’en finit pas de nous surprendre par son appétit démesuré de sexe. La Révolution française offre à cette affamée des occasions et des tentations à n’en plus finir. La fantaisie de Pascal Pratz semble elle aussi sans fin. Jusqu’où iront-ils de conserve ?

La passion la plus débridée, née d’une improbable rencontre, mène un couple aux dernières extrémités du plaisir.

— VOUS AIMEZ ?

— J'aime...

Il aimait les dentelles blanches, les galbes, les rondeurs, la situation, les miroirs qui lui renvoyaient tout cela en triple exemplaire et il aimait surtout ne pas s'être trompé. Ses joues étaient maintenant empourprées, mais c'était une gêne heureuse. Elle passa le nouvel ensemble. Une petite chose noire très seyante, jupe courte, veste serrée à la taille. Encore plus désirable, si c'était possible, du fait de la taille marquée et du décolleté ouvert.

De la passion, la vraie, l’incontrôlée, naissent le chaos et la violence, fût-elle celle d’Eros.

La Baronne se donne à corps perdu dans les bras des Révolutionnaires...

— AUCUN HOMME NE PEUT ME SATISFAIRE entièrement, mon tout petit général. Même lorsque je n'ai pas l'excuse d'avoir manqué mourir au matin. La République tout entière n'y suffirait pas. La prochaine fois, venez accompagné...

C'est ce qu'il va faire. Par bravade, par fierté, il offre, un soir, sa prisonnière à un état-major au complet. Douze, tous généraux, qui ont affaire à la femme la plus déchaînée qu'ils ont jamais connue.

Au cœur du déchainement révolutionnaire, notre Baronne vendéenne prisonnière à Paris dans les geôles, attend l’échafaud. Elle s’en délivre avec son corps comme arme de séduction massive.

Il devient chèvre à force de s’envoyer en l’air avec une jolie foraine.

ELLE M’EMMENE DANS SA CHAMBRE, deuxième étage, vue sur la fête. Une chèvre dort sur le lit. Elle la pousse de la main et la bête se réfugie dans la salle de bains, gentiment, sans broncher. Pendant que je suis en train d'admirer les dernières lumières sur la grand place, la fin des réjouissances, lente et anarchique, les stands s'éteignant sans ordre et sans logique, la demoiselle s'est mise nue et m'attend sur le lit.

Pascal Pratz instille quelques épices de fantastique dans cette histoire qui ravira les amateurs de beauté fatale. La belle bohémienne du père Hugo n’a pas fini d’enflammer les fantasmes de nos Quasimodo contemporains.

Bourreau des cœurs et des corps, l’insatiable baronne mène sa guerre de Vendée en brandissant l’étendard de la débauche.

NOTRE GENEREUSE VICTOIRE est férue de sexualité collective. Il n'est pas rare de la voir, un soir de bivouac, proposer à une assemblée d'officiers, parfois jusqu'à vingt, de pratiquer une séance de fellation générale. Ces messieurs en ont l'habitude. Ils exhibent leur verge, certains debout, d'autres assis et Madame la Baronne les entreprend, l'un après l'autre, quelquefois deux ensemble, et choisit soit de les amener à l'extase avant de passer au suivant...

Il est des personnages de l’histoire que la légende enjolive. Pascal Pratz nous offre le portrait d’une guerrière d’Eros dont les mœurs dissolues représentent une arme fatale de séduction massive.