Peter Godfrey-Smith
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À tous ceux qui hésitent : ce livre est une découverte intéressante. Il ne parle pas uniquement de poulpes, bien au contraire, il se focalise sur de nombreux aspects de la vie et de l’intelligence.
Les premiers chapitres peuvent sembler obscurs, parce qu’ils posent les bases de notre histoire, de notre évolution. D’une certaine façon, les explications sont très précises et pointues mais elles servent pour la suite et apportent des informations inconnues vis-à-vis de notre monde. Les parallèles entre les différentes espèces, tout au long du livre, sont plutôt bien placés. J’ai eu la surprise de lire des comparaisons avec des babouins et, si au début je ne m’y attendais pas du tout, j’ai trouvé cela assez utile. Certains récits d’expériences sont surprenants, même s’ils entraînent quelques questions d’éthique. Il y a de quoi voir que contrairement à des idées reçues, l’homme n’est pas le seul à faire preuve d’intelligence, on en trouve des traces un peu partout dans le règne animal, sous des formes variées.
L’écriture est facilement lisible, ce n’est pas de la science pure et dure avec des zones floues. Les schémas qui accompagnent parfois les mots sont des petits plus, de même que les photographies en couleur des poulpes et des seiches. Ces deux espèces sont les plus mises en avant par l’auteur et elles donnent envie de plonger dans les profondeurs pour les rencontrer réellement.
Je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour cet envoi pour la masse critique, j’ai passé un bon moment en compagnie de tout ce petit monde.
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C'est peut être un livre de vulgarisation intéressant, mais j'y ai trouvé pas mal d'erreurs qui me laissent à penser que ce n'est pas très scientifique. Vulgariser oui, mais en restant dans le vrai.
J'en tiens pour exemple l'explication de la pupille en W chez la seiche. Pupille ? Paupière plutôt, c'est pas tout à fait la même chose. Quel est l'intérêt d'une pupille en W sinon ?
J'ai été hérissée aussi par cette phrase p227 :"le discours intérieur peut prendre une telle place qu'il en devient envahissant chez certaines personnes, qui ont recours à la méditation pour faire taire ce bavardage continuel.". Sans être fausse, cette phrase est tellement raccourcie qu'elle en devient inexacte. Tous les gens qui méditent n'ont pas un de trouble envahissant de la pensée, et chacun peut être amené à méditer, c'est très agréable.
L'ensemble du livre est comme ça, à vouloir tout balayer alors qu'on sent que l'auteur, même si il est passionné de plongée, ne s'y connait pas vraiment en éthologie. Dans ses descriptions et anecdotes de plongées il y a beaucoup trop d'anthropomorphisme et pas assez de recul par rapport à ce qu'il observe.
Il affirme que certains points ne sont connus que chez le poulpe, plus étudié. Il faudrait peut être qu'il ne se limite pas aux études Australiennes, de nombreuses études sont menées chez la seiches et ont des résultats prouvés depuis de nombreuses années.
"professeur d'histoire et de philosophie des sciences", oui, scientifique céphalopode, non. Si j'étais ironique j'ajouterai un petit "c'est bien les Australiens ça !" =°.
Bref, ça partait d'une bonne intention, mais le rendu est trop superficiel et centré sur l'homme.
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