Raphael De Garance
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Je suis Victor Hugo est un roman audacieux et profondément littéraire, qui ose affronter l'ombre écrasante du plus grand écrivain français sans chercher ni à l'imiter ni à le détourner. Raphaël de Garance ne pose pas la question de la légitimité d'écrire après Hugo : il la traverse avec intelligence, en faisant de cette inquiétude le moteur même de son récit.
À travers le parcours d'un écrivain contemporain découragé par les refus éditoriaux, le roman explore une idée vertigineuse : et si l'héritage littéraire n'était pas une forme à reproduire, mais une injonction à oser ? le manuscrit du XIXᵉ siècle qui surgit dans le récit ne transmet pas un style, mais un souffle, une autorisation secrète à écrire sans permission, sans crainte de la sacralisation des grands noms.
Là où le livre se distingue avec finesse, c'est dans son refus du pastiche. Raphaël de Garance ne joue pas à être Victor Hugo : il questionne ce que signifie encore écrire après lui. le roman devient alors un texte de position, à la fois poétique et engagé, qui interroge notre rapport contemporain à la création, à la légitimité et à la peur d'être illégitime.
Porté par une langue habitée, sensible et réfléchie, Je suis Victor Hugo rappelle que les oeuvres ne meurent pas avec leurs auteurs, mais avec le silence de ceux qui n'osent plus leur répondre. Un roman subtil, profondément littéraire, qui célèbre l'audace d'écrire et la liberté de poursuivre là où les géants ont fait trembler le monde.
Je remercie l'auteur pour l'envoi de son roman et pour sa confiance
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📝🌙🙅🏼♂️📔💡📚🎤🌏 Difficile de résumer ce « roman »...
Un auteur écrit la nuit. Ses textes sont refusés par les éditeurs. Pour trouver l’inspiration et un souffle nouveau, il va paradoxalement se procurer un manuscrit du XIXe s, signé V. H. Les éditeurs à qui il montre ce manuscrit le mettent en garde. Les éditeurs à qui il confie son propre manuscrit, Je suis Victor Hugo, freinent des quatre fers. Les frontières entre cet ancien manuscrit oublié, le texte de cet auteur et le livre que l’on est en train de lire s’effacent alors progressivement...
✍️ J’ai beaucoup aimé l’écriture de Raphaël de Garance. Elle est pourtant presque versifiée, et je ne suis pas particulièrement portée vers la poésie, mais ce n’est pas de la poésie. Des phrases courtes qui semblent simples et qui traduisent pourtant des pensées riches et complexes, en toute fluidité.
Ce que j’ai aimé :
✅ l’écriture ;
✅ la réflexion sur l’écriture et sa portée ;
✅ la mise en abyme qui brouille les pistes ;
✅ l’aspect théâtral (en tout cas, je vois bien ce texte adapté au théâtre).
Ce que j’ai un peu moins aimé :
🤨 l’omniprésence du « je », qui tend parfois à éclipser le fond ;
🤨 on n’arrive pas toujours à suivre le cheminement du moins le chemin, à peine tracé, à la manière des miettes de pain du Petit Poucet.
⭐️ ⭐️ ⭐️⭐️ J’ai aimé cette lecture, que j’ai « avalée » en deux petites heures. La réflexion sur l’acte d’écrire et sur l’édition est très intéressante. On arrive presque à l’expérience physique, côté narrateur (auteur ?) comme lecteur. Oui, une expérience, c’est ainsi qu’on peut définir cette lecture. Mes bémols ne tiennent qu’à mes goûts personnels de lectrice (et d’auteure ?) et ne remettent pas en cause la qualité de ce texte. Il me semble aussi que l’auteur et moi partageons cette idée que nous aurions bien aimé vivre deux siècles plus tôt 😅
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