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L'Institution pour Garçons Saint-Oswald, dont vous n'aurez pas entendu parler, était située à trois kilomètres à l'intérieur des terres. La départementale y menant reliait la nationale à la côte, suivant un tracé plus ou moins droit ; un sentier pédestre parallèle la longeait sur la plupart du trajet. Une fois à la mer, la route tournait à droite (vers le sud). En empruntant le sentier, on atteignait en une vingtaine de minutes La Stèle, ou du moins le chenal profond qui la séparait de la côte. La modeste péninsule n'était accessible que quelques heures par jour, lorsque la marée était la plus basse, par une chaussée de sable humide. Alentour, des marais salants et des roselières offraient un habitat aux échassiers désireux de nidifier et aux oiseaux marins - huîtriers pies, petites sternes, cormorans, mouettes - comme ils l'avaient fait autrefois pour les colons romains, saxons et vikings
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