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Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman historique, basé sur des faits réels oubliés ou peu connus du grand public.
On est aux Etats-Unis, en 1863, au cœur d’une époque où les terres d’Amérique du Nord se teintaient déjà du sang des peuples autochtones.
Les Crow sont l’une de ces tributs indiennes, qui vivent dans ces vastes plaintes balayées par le vent. C’est à travers la voix de « Va-la-Première » une jeune femme Crow, qu’on va découvrir comment le monde moderne des colons tente de modeler ces peuplades.
Elle aurait pu être broyée par les drames : la perte de son amour de jeunesse, le mariage de raison avec un Yeux-Jaunes, l’exil vers le Canada, puis surtout l’horreur absolue, celle que l’homme impose à l’homme. Et pourtant, « Va-la-Première » (rebaptisée Mary) se dresse, résiste, agit. C’est une femme avant-gardiste, indépendante, forte, une héroïne d’une puissance rare, dont le courage et la clairvoyance m’ont profondément émue.
Ça n’a pas été un coup de cœur, mais le récit est véritablement poignant. Déjà, il a l’avantage de raviver une mémoire collective, d’éclairer un pan sombre de l’histoire coloniale, de rendre surtout hommage aux femmes oubliées qui ont lutté dans l’ombre. Et puis, il faut rajouter que la plume de l’auteur est simple, fluide, mais hautement addictive. Pas de temps morts, pas de longueurs, juste quelques passages où la beauté de la nature, de geste du quotidien simples sont dépeints, et qui permettent de bien digérer d’autres passages plus musclés et violents.
Ca parle d’amour, de deuil, d’identité, de la condition de la femme, de spiritualité aussi, mais surtout de dignité et de résilience. À lire absolument.
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