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https://callysseblog.wordpress.com/2024/06/25/code-ardant-de-marge-nantel/
Avec Code Ardant, Marge Nantel nous propose un univers dystopique crédible où notre société s’est effondrée suite à la perte des technologies numériques. Plus de satellites, plus d’internet, plus de communications telles que nous les connaissons. Le réchauffement climatique n’aidant pas, les humains se sont regroupés au sein de grandes villes devenues Forteresses, entre lesquelles des groupes de convoyeurs assurent les liaisons. Nous suivons celui auquel appartient Sioux, l’un de nos deux narrateurs. Ils vont se retrouver embarqués dans un conflit entre Forteresses, et plus encore, qui les dépasse. Un conflit dont Endah, un humain formaté qu’ils ont sauvé suite à la destruction de la Forteresse d’Albi et le second narrateur, semble détenir la clé sans vraiment le savoir. Car Endah est un Ardant, un être qui ressemble davantage à un robot qu’à un humain, un esclave formé pour répondre aux ordres, prostitué docile et espion à la fois, parfaitement capable de se défendre si son code le lui permet mais sans aucune conscience de sa propre personne. Un humain codé pour retrouver le Prieur, quel qu’il soit.
Il m’a fallu un temps d’adaptation avec ce roman. En effet, Sioux a un langage particulier, entre vulgarité, familiarité et argot. Si je trouve que cela colle parfaitement à l’univers et à son style survolté, j’ai tout de même éprouvé quelques difficultés à le comprendre au début. D’autant que j’avais l’impression dans les premiers chapitres qu’en dehors de leurs activités de convoyeurs, Sioux ne pensait qu’au s*xe, ce qui ne m’intéressait pas particulièrement. A cela s’ajoute le fait que l’autrice nous plonge sans transition dans l’action et l’histoire. Elle ne nous prend pas vraiment par la main, c’est à nous de comprendre comment fonctionne son univers et de saisir entre les lignes les intrigues politiques qui se dessinent. Je l’avoue, les chapitres du point de vue d’Endah étaient mon refuge au début car plus simples et abordables pour moi d’un point de vue style narratif. Mais une fois que je suis parvenue à m’habituer à Sioux et à sa joyeuse bande, je me suis régalée!
Code Ardant est un road trip déchaîné et prenant qui a un petit air de Mad Max avec ses flingues qui tirent à tout va, ses voitures et ses motos qui foncent à toute allure et son ambiance brutale, violente et poussiéreuse. C’est rude, survolté et plein d’actions. Mais au milieu de ça, il y a Endah, Sioux et sa bande déjantée de convoyeurs. Ils sont complétement cramés du ciboulot mais incroyablement soudés entre eux. C’est donc un magnifique Found Family que Marge Nantel nous propose. Si je lisais lentement au début afin de m’adapter au patois de Sioux, je me suis surprise à de nouveau lire lentement alors que j’approchais de la fin. Mais les raisons étaient toutes autres : je ne voulais pas quitter ces personnages haut en couleur, atypiques, magnifiques, aimants et empathiques. Ils prennent soin les uns des autres, même Endah à sa manière. Je m’y suis fortement attachée et leur dire au revoir n’a pas été des plus simples.
J’ai adoré Code Ardant pour les fortes émotions qu’il m’a fait ressentir, pour son originalité et ses personnages fêlés de bien des manières. L’intrigue, qui a des faux air de récit tranche de vie, est très bien menée et complète. Sa fin est émotionnellement forte, avec un brin d’espoir. Code Ardant sera donc, j’en suis certaine, l’une de mes lectures marquantes de cette année. A lire!
PS : J’ai oublié un point, certes pas si important, mais que je chéris particulièrement. L’histoire débute en France, pas très loin de chez moi d’ailleurs. J’adore quand un auteurice francophone préfère placer son intrigue Imaginaire chez nous plutôt que chez nos voisins américains. Cela ajoute un petit truc en plus pour moi
Afficher en entierCe qui fait tout le sel de Code ardant ? Non, ce n'est pas son worldbuilding post-apocalyptique, son style familier ou même son intrigue dopée à l'adrénaline. Ce sont ses personnages ô combien attachants !
En effet, c'est avec beaucoup de talent que Marge Nantel exploite le trope de la found family pour nous attendrir et, surtout, nous embarquer dans un road-trip à l'issue incertaine avec un tout nouveau membre dont on ne sait pas grand-chose, si ce n'est qu'il détient des informations capitales sans même le savoir. Happée par le mystère qu'il représente, j'ai tourné les pages avec de plus en plus de frénésie.
Malheureusement, le dénouement final m'a déçue, non pas du côté des héros qui restent définitivement le point fort de l'histoire, mais du côté des révélations que j'ai trouvées un peu faiblardes.
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Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog spécialisé en imaginaire : https://lesfantasydamanda.wordpress.com
Afficher en entierFutur proche. Le changement climatique a rendu la terre surchauffée. La technologie n’est plus. Plus d’internet, plus de satellites, plus… rien. Les vestiges technologiques sont conservés dans des forteresses. La société au sein de ces villes fortes est bien différente : un maître tout puissant, des Ardants au choix prostitués à tout faire, espions, tueurs à gages surentraînés. Quand la forteresse d’Albi tombe, une équipe de convoyeurs recueillent l’unique survivant, Endah. Mais qui est-il et quel est son but ?
Voici le pitch de départ de “Code Ardant” de Marge Nantel paru chez Mnémos. J’ai eu la chance de recevoir gratuitement l’ebook de la ME et j’ai pu le lire en LC grâce à l’organisation nickelle de @unpetitlecteurbreton.
Ce roman est un ovni. J’ai passé 9 chapitres à me demander si je n’allais pas l’abandonner. En effet, nous suivons deux points de vue : celui d’Endah qui a une narration assez basique et celui de Sioux qui est beaucoup plus atypique. En effet, ces passages sont écrits comme si nous étions dans sa tête avec beaucoup d’argot et des tournures de phrases originales. J’ai eu du mal à m’y habituer.
Et puis, au 10ème chapitre, le déclic s’est fait, et j’ai été incapable de lâcher ce roman ! J’ai adoré l’histoire à la Mad Max de ces personnages qui sont bruts de décoffrage et pourtant qui s’aiment profondément. J’ai adoré les voir intégrer Endah à leur bande. La trope “found family” est ici bien présente et super bien faite. J’ai surkiffé suivre les relations de cette équipes. J’ai versé ma petite larme à certains moments, été atterrée par les rebondissements pas toujours positifs. J’ai fait de la moto solaire avec eux, j’ai souffert avec eux, je me suis battue à leurs côtés, j’ai trépigné d’impatience avec eux, j’ai pleuré avec eux, je les ai aimés… Je dois dire que ce qui m’a vraiment plu, ce n’est pas le fond de l’histoire, la quête principale (qu’on finit par oublier), mais plutôt les relations entre les personnages qui sont tellement approfondies qu’on finit par se ficher d’où on va, du moment où on y va avec eux.
C’est vraiment un immense coup de cœur que je ne peux que vous encourager à découvrir. Accrochez vous les premières pages, et ensuite… partez sur l’autoroute du bonheur avec Sioux, Endah, Souris et les autres ! Mais l’histoire n’est pas facile et blindez votre coeur, jusqu’à la toute fin du roman que vous quitterez un sourire aux lèvres.
Afficher en entierUn post-apocalyptique avec des vibes à la Mad Max mais surtout de magnifiques relations entre les personnages, un groupe de baroudeurs qui a tout vu et qui va prendre sous son aile un jeune homme, un "ardant", nom donné aux humains formatés pour devenir des objets de plaisir.
🔥L'action se passe essentiellement en France et en Afrique du Nord. Même si nous sommes sur du post-apocalyptique, il existe des règles et des villes barricadées, les forteresses, où règnent la paix et un semblant de technologie. La règle d'or est de ne surtout pas s'en prendre à ces îlots de civilisation. Car des années auparavant, l'ancienne cité de Barcelone a été détruite par des Chiens de guerre, groupe de mercenaires dressés pour tuer, et depuis il existe une règle tacite entre tous les groupes qui sillonnent ce monde : on ne détruit pas ces cités et on a l'autorisation de se débarrasser des chiens de guerre.
🫂C'est l'un de ces groupes que nous allons suivre et on peut dire qu'ils sont hauts en couleur : la Gomme, la Bouée, la Souris et surtout le dernier arrivé dans la bande, Sioux, aussi chargé de jouer les infirmiers, sont quelques noms de ceux que nous allons apprendre à connaître et à apprécier. Ce sont surtout des gens bien dans un monde où règne la loi du plus fort.
👀Lors de leur passage dans la forteresse d'Albi, celle-ci est détruite et notre groupe va récupérer le seul rescapé, Endah, un "ardant" dont on va aussi découvrir peu à peu comment il a été "formé" à obéir. C'est tout simplement inhumain mais, hélas, accepté dans ce monde. Heureusement pour lui, avec notre groupe les choses vont changer.
🏜️Obligés de partir en quête d'un homme mystérieux, ils vont traverser bien des épreuves.
🌅Le langage est très fleuri et le récit imagé lors des nombreuses scènes de batailles mais il y a aussi de très bons nombreux et beaux moments où le groupe s'arrête, reprend des forces et où l'on peut découvrir leurs interactions tout en suivant la pensée d'Endah, souvent perdu face à ces êtres qui le traitent comme un humain.
🌄Au-delà de cette quête c'est surtout le chemin parcouru qui a toute son importance, les relations entre les personnages et Endah qui, on l'espère, va peut être réussir à sortir de son statut d'ardant et penser par lui-même.
💣Un post-apocalyptique très brut lors des scènes de batailles, contrebalancés par des moments de réflexion sur les ardants et qui nous présente des personnages au passé difficile mais qui ont su se créer une famille sur laquelle ils peuvent compter. 🌌Dur et émouvant, ce roman montre qu'on peut toujours garder une part d'humanité en soi.
Afficher en entierLe road-trip post-apocalyptique n’est pas ma tasse de thé d’ordinaire, mais j’ai beaucoup aimé ce récit rapide, nerveux, sorte de quête portée par des héros guerriers, mais ô combien humains, décidés à se protéger entre eux et à préserver à tout prix cette humanité. La trouvaille de l’auteure est l’irruption dans ce groupe de convoyeurs d’un jeune homme conditionné comme un robot pour servir de prostitué et de guerrier selon les besoins de son maître, dans l’univers d’une « forteresse », qui condense au profit des puissants ce qu’il reste de technologie et de luxe dans un monde dévasté. La troupe sauve Endah quand sa forteresse, Albi, est détruite.
La quête encodée dans le cerveau d’Endah se superposant à celle de nos héros, ils vont s’apprivoiser, et Sioux, le soigneur, va tout donner pour rétablir l’Ardant dans son humanité. L’intrigue, haletante, alterne ainsi combats-un peu trop nombreux, mais très bien menés- et scènes où se déploie la vie du groupe et où se révèle chaque personnalité.
Conclusion: j’ai d’abord fait l’effort d’entrer dans ce monde, puis n’ai plus arrêter de lire. Cela vaut le détour, clairement.
Afficher en entierUn Mad max à la française vraiment sympa. Les personnages sont intéressants comme le fait de passer d'un point de vue à la première personne à un point de vue à la troisième personne en fonction de quel personnage voit l'action et ce changement est réellement pertinent.
Afficher en entierCoup de cœur absolu pour ce livre, j'ai un peu attendu d'avoir redescendu et de reprendre ma respiration pour écrire ce commentaire. 😌
Ce roman, pour moi c'est un peu la confirmation de mon adhésion à l'autrice, que j'avais découverte par son sublime opus Hors-Caste.
Quand j'ai eu connaissance de ce roman (tout de même primé aux Utopiales !) j'ai décidé de me jeter dans le bain, le contexte post apo est l'un de mes tropes préférés, quand bien même le pitch ne me parlait pas vraiment... Et comme Hors-Caste, la 4e de couverture ne dévoile qu'un aspect minuscule de l'histoire, qui transcende ce que j'ai pu lire jusque là en SF.
Je ne sais pas par quel bout le prendre. Mais si vous aimez les road-trip survie, qui suit une équipe de personnages hyper développés, c'est manifestement pour vous. Le roman aborde des thèmes super lourds : l'esclavage, le conditionnement mental, la liberté, la solidarité... Qui sont montrés et développés sans concessions. À travers le point de vue d'Endah mais aussi de Sioux, et de sa troupe qui vont recueillir Endah pour mener à bien la fameuse mission. 🧡
L'ambiance de l'épopée s'avère acidulée, poussiéreuse et brûlante, au sein d'un monde vide de télécommunication et de ressources carburant... Si le voyage est linéaire, on n'est pourtant jamais à court d'obstacles et de rencontres plus musclées les unes que les autres pour étoffer les personnages, diversifier les situations, et nous permettre de réfléchir.
J'ai d'ailleurs adoré la représentation que l'autrice met en avant. La gouaille de Souris, l'empathie de Sioux, la fragilité d'Endah, la science de la Gomme, la tendresse de Massue... Aucun personnage n'est à mettre de côté, la dynamique de cette famille m'a juste mis un coup au cœur tellement elle était prenante, belle, drôle aussi.
La fin est juste époustouflante. J'avais envie de connaître l'après, mais finalement, c'est déjà une sacrée victoire en soi, et malgré l'amertume des pertes encourues, je ne peux que m'extasier devant l'écriture. (qui offre une particularité grammaticale inédite et très originale directement liée à Endah, mais ça je vous laisse le soin de la découvrir)...
En bref : un roman post apo qui déménage et offre à lire une aventure humaine et pleine d'amour. À lire d'urgence 🧡
Afficher en entierUne lecture incroyable et addictive !
J'ai rencontré l'autrice en salon, et je me suis laissée tenter par la couverture et le pitch. Bien que j'ai d'abord eu un peu de mal à me concentrer pour lire, c'est vite devenu fluide. J'interrompais ma lecture avec frustration parce que j'avais besoin de dormir, mais j'aurais pu enchaîner les chapitres les uns après les autres sans mal.
Cet univers méditerranéen post-apocalyptique rempli de personnages à la morale discutable mais à l'humanité inégalable m'a vraiment séduite. Coup de cœur pour Endah, auquel je me suis beaucoup identifiée, et adoration complète de Suri ! Leurs blessures, leur mental cassé, leur force de vivre m'ont complètement retournée.
J'ai énormément la façon dont l'histoire est narrée, aussi. Il y a ce côté très libre du style de l'auteur, très parlé, et en même temps, très choisi. Seeyt ou Endah ont chacun leur narration, une narration en parfaite adéquation avec leurs personnalités, leur mental en temps réel et les messages qu'ils véhiculent. Je peux peut-être mettre un bémol sur l'alternance constante des points de vue pendant les chapitres, mais mon appréciation du livre a fini par me la faire oublier.
Bref, j'ai adoré ! Que ce soit la psychologie, le rythme effréné de l'action, l'humanité, les relations, j'aurais presque aimer poursuivre l'aventure du groupe encore un peu en tranche de vie juste pour pouvoir profiter d'eux un peu plus longtemps !
Un coup de cœur ♥
Afficher en entierJe ne suis pas arrivé à accrocher… j’ai lu une douzaine de pages et je l’ai mis de côté. Pourtant, la premiere phrase du roman accroche d’aplomb: « Ça n’a presque pas fait de morts. ». Ouf! Mais les tournures de phrase du prologue très « langage commun » m’ont rebutées. Puis dans le chapitre 1, on suit Endah. C’est écrit au présent simple et j’ai trouvé ça laborieux à suivre même si ce qui est narré semble prometteur. Puis c’est au tour de Sioux… et là, on verse carrément dans le langage ordurier, des descriptions bang bang boum et des tournures de phrases où il faut relire 2-3 fois pour bien comprendre.
Avec tous les commentaires élogieux, j’ai bien essayé de persévérer encore quelques pages… Mais voilà: ce genre de prose n’en vraiment pas mon truc.
Afficher en entierCode Ardant est une œuvre de science-fiction post-apocalyptique écrite par Marge Nantel, qui n'est pas nouvelle dans le domaine de l'écriture, ayant déjà quelques œuvres à son actif, dont Hors Caste publié en 2022 aux Éditions Noir Absinthe. Grâce à ce livre, l'écrivaine nous plonge dans une aventure folle, avec des personnages fous à l'image de ceux de Mad Max, le tout se déroulant dans les paysages du sud français et du nord africain.C'est indéniablement un bon roman post-apocalyptique, avec des éléments appréciables et d'autres moins, selon mes impressions.
L'aspect favorable, voire excellent, c'est que l'intrigue est astucieuse et inédite, le « code ardant » qui porte son nom est une idée remarquable. Dans cette situation, les « transporteurs » se sont révélés essentiels pour le transit d'une forteresse à l'autre.
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