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« — Will, je sais que tu n’as besoin de personne, que tu ne veux pas partager ta vie et, crois-moi, je le comprends. Mais si tu as la chance de trouver quelqu’un qui compte à tes yeux et avec qui tu te sens bien, ne la laisse pas disparaitre.
(...)
— Les gens trahissent, répondit-il d’une voix tranchante. Ils sont aimables et prévenants au début, puis ils finissent par devenir agressifs et violents. Spoiler(cliquez pour révéler)Taner ne fera pas exception. J’ai accepté depuis longtemps d’être trop différent pour mener ce que la société considère comme une vie normale. »
Afficher en entier— Police ! Baissez vos armes !
Tout de suite, les gangsters changèrent de cible. L’adrénaline se répandit dans tout son corps, Will se mit à couvert, compta jusqu’à cinq puis fit feu et cria :
— Baya !
La chienne bondit. Elle percuta l’homme le plus proche, le fit tomber au sol et referma ses mâchoires son poignet. Elle tira de toutes ses forces, le pistolet tomba à terre, mais elle ne vit pas l’autre main brandir un couteau.
— Baya, esquive !
La chienne recula, mais elle ne fut pas assez rapide. La lame ripa sur son harnais jusqu’à sa patte arrière, et trancha profondément sa chair. Glapissant, elle revint à la charge, mordit la main qui tenait le couteau et la secoua vigoureusement.
— Saleté de clébard ! lâche-moi ! cria sa victime.
Afficher en entier— J’ai besoin de ton aide.
Will prit le temps de retourner dans sa chambre et s’assit dans fauteuil. Son esprit avait déjà analysé plusieurs hypothèses et s’était fixé sur l’une d’elle ; il répondit :
— Tu me demandes d’intervenir sur une de tes enquêtes, inspecteur Kent Williamson ?
Son ami de longue date poussa un profond soupir de lassitude.
— Ouais. Un tueur en série torture ses victimes pendant plusieurs jours en leur plaçant de petites bombes sur le corps. Il en gère parfaitement la puissance pour les blesser sans les tuer, puis les achève en faisant sauter un collier qui leur arrache la tête.
— Il est plutôt créatif, commenta Will. Les médias l’ont appelé Boomer, je crois.
— Ne prends pas ce ton fasciné en parlant d’un meurtrier ! C’est perturbant !
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