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« Dans les Archives, ça sent le parchemin, la colle à reliure et l'encre. Ça sent la maison. »
Afficher en entier- Le sang dans mes veines est aussi chaud que le tien Aetos, et si c'est mon poste que tu veux, tu ferais mieux de te mettre dans la tête qu'on ne s'habitue jamais à tuer, mais qu'on en comprend la nécessité. On est pas à l'école primaire, reprend-il en se retournant vers moi pour planter son regard sombre dans le mien. On est à la guerre, et tu m'as déjà entendue te le dire, mais l'horrible vérité que ceux qui ne sont pas en première ligne choisissent d'oublier, c'est qu'il y a toujours des housses mortuaires à la guerre.
Afficher en entier- Sérieusement, tu vas me tuer. Rebrousse chemin.
Ses doigts se sont crispés autour de ma taille. Ce n'est pas un rejet, vu la façon dont il me regarde. Nous nous livrons à un affrontement émotionnel depuis un mois, merde, bien plus que ça, et l'un de nous doit finir par rendre les armes. J'ai enfin assez confiance en lui pour savoir qu'il n'ira pas jusqu'à me tuer.
- Seulement si tu viens aussi. Je veux être là où tu es.
Et je le pense vraiment. Le reste du monde peut bien s'écrouler, je m'en moque tant que je suis avec lui.
Afficher en entier- Je n'ai pas changé d'avis, Violence. Il n'y a pas d'avenir pour nous.
Afficher en entier- Mince, pourquoi les cavaliers doivent-ils porter du noir à votre avis?
- Parce que ça fait dur à cuire, répond Ridoc derrière moi.
- Pour que ce soit plus difficile à voir quand on saigne, suggère Imogen.
- Oubliez ma question, je marmonne en guettant les signes annonciateurs de la fin prochaine de la réunion des dirigeants.
Afficher en entier- Tu me détestes toujours?
- Absolument.
Afficher en entier- Protège-la comme si tu étais moi, lui dit-il.
- Tu veux dire comme si je mesurais vingt centimètres de plus et que j'étais bâti comme un taureau? réplique-t-il en levant un pouce. Bien sûr, je ferai de mon mieux. En attendant tu ferais mieux de filer.
Le regard de Liam accroche ensuite le mien.
- Reste en vie.
- J'y travaille, et pas seulement pour moi, je lui assure avec un sourire. Merci d'être une ombre formidable.
Afficher en entier- Ne stresse pas, me dit Rhiannon. C'est ce que j'essayais de te rappeler, tout à l'heure. Tu es la cavalière de Tairn.
Je pose ma sacoche à côté de moi.
- Qu'est-ce que tu veux dire?
- Vous vous inquiétez tous de l'intégrité de l'aile, au motif que Riorson pourrait avoir à nous rendre visite pour satisfaire son dragon mais, Violet, ce n'est pas lui le cavalier le plus puissant de notre génération. C'est toi.
Afficher en entier- Je m'appelle Tairneanach, fils de Murtcuideam et de Fiaclanfuil, descendant de la lignée rusée des Dubhmadinn, récite-t-il en se dressant de toute sa hauteur, ce qui me place au niveau de la canopée des arbres qui entourent la clairière. Mais je suppose que tu auras déj) tout oublié d'ici à ce qu'on atteigne le terrain de vol, alors Tairn fera l'affaire en attendant que je doive inévitablement te le rappeler.
Afficher en entier- Sois prudente.
Quand Rhiannon me prend dans ses bras pour une forte étreinte, ses tresses se balancent sur mon épaule.
- Toi aussi, je réponds en la serrant à mon tour.
Immédiatement, je me sens enveloppée par une autre paire de bras.
- Ne mourez pas, nous ordonne Ridoc.
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