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Liste des extraits

Ma mère s'est engagée à la cantine de la gare Saint-Lazarre où elle distribue des sandwichs, du bouillon, des renseignements et du réconfort aux soldats qui débarquent. Elle ne supportait plus de rester à la maison, suspendue au courrier d'André et tressaillant au moindre bruit de pas dans l'escalier.pouvant annoncer sa mort. Les trois journée passées place Saint-Ferdinand ne lui suffisait plus.

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Les cloches de Paris se sont envolées.

Les habitants se sont embrassés.

La guerre est terminé.

Aujourd'hui j'ai dix-huit ans.

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Votre colis est arrivé à temps pour Noël, écrit-il. J'ai partagé le jambon et le tabac avec les camarades. Ils vous remercient. Ton cache-nez, ma sœurette, me tient bien chaud, car ici, il n'y a quère de feu de cheminée. Je ne te savais pas des talents de fricoteuse ? Nous sommes maintenant terré dans des trous, comme des rats, face aux rats ennemis qui ont creusé de véritables abris souterrains. Nous ignorons tout de la situation. Un jour, on attaque, le lendemain, on se replie. Le temps est exécrable et nous vivons dans la boue. Il faut faire attention aux frous d'abus qui sont remplis d'eau. Les hommes de ma section na se plaignent jamais. Je les admire. Mais il y a plus à plaindre encore que mes hommes. Nous avons relevé un régiment de tirailleurs sénégalais, il y a deux semaines. Les pauvres gars I lls gèlent. Là-bas, dans les colonies, il fait si chaud... Leurs corps ne s'habitue pas. Le froid est pour eux une forfure et la boue donne à leur peau noir une couleur de cendre.

Votre André, qui pense à vous sans cesse.

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Paris a changé. Les gens ont l'air pressés. Ils traversent n'importe où: sans bus et sans automobile, les rues paraissent vides. Il n'y a que les tramways, quelques charrettes à bras, et. de temps en temps, un vieux fiacre poussit tiré par deux chevaux si perclus de rhumatismes qu'ils ont échappé au front. Il n'y a plus de bateaux-mouches non plus. Presque tous les théâtres sont fermés, l'Opéra aussi.

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"Nous sommes maintenant terrés dans des trous, comme des rats, face aux rats ennemis qui ont creusé de véritables abris souterrains."

lettre d'André

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Le spectacle était très beau. On a joué "la fille du régiment"; tous les premiers rangs étaient réservés aux blessés et à leurs familles. A la fin, la cantatrice Marthe Chenal est apparue enveloppée dans le drapeau français et, quand elle a entamé "La Marseillaise", tout le public s'est levé et a chanté avec elle. Je n'ai pu m'empêcher de pleurer.

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Avant-hier, la Russie a décrété la mobilisation générale pour soutenir les Serbes. Cela veut dire que tous les hommes russes en âge de se battre doivent rejoindre leurs casernes. À Paris, Jean Jaurès a été assassiné.

D’après mon père, cet homme avait multiplié les discours pour essayer de convaincre le gouvernement de ne pas se lancer dans la guerre.

– Il était notre dernier garde-fou, a dit papa.

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L’Allemagne a déclaré la guerre à la France hier.

Maman avait envoyé Jules aux nouvelles. Il y avait tellement de monde devant la mairie qu’il a dû se fauiler entre les gens pour parvenir à lire le communiqué.

Lorsqu’il a crié la nouvelle à maman, elle est devenue très pâle. Jules, Rose et moi, nous n’osions pas parler.

Il faisait chaud et les roses sentaient particulièrement fort. Enin, maman nous a souri gravement et elle a juste dit :

– La France doit se défendre, vos frères vont faire leur devoir.

J’avais envie de pleurer mais je me suis retenue, je dois être aussi courageuse qu’elle.

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" 6 février 1917. J'aimerais tant que mon père m'autorise à venir soigner ses blessés. Même si c'est sans doute un spectacle éprouvant. Mais il dit que je suis trop jeune. Pourtan, L'anné prochaine, si la guerre n'est pas encor finie, je veux devenir infirmière. J'aurais dix-sept ans après tout! Cela m'est bien passer mon baccalauréat, j'ai envie de soigner, de soulageer les blessés, de servoir enfin à autre chse qu'à tricoter des chausettes et des cache-nez:"

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