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Reste
« Je suis Mylan Vallois, trente ans. Apprenti cuistot, propriétaire d’un petit appartement sans prétention et d’une Coccinelle déglinguée qui s’apprête à vivre une seconde jeunesse », libéré. « Je suis Mylan Vallois, la gueule cassée qui veut tenter l’impossible. Aimer et être aimé à nouveau. Et si je me plante, ce n’est pas grave. Je suis déjà tombé, ça ne m’a pas empêché de me relever », affirme-t-il, le cœur léger malgré sa gorge nouée.
Afficher en entierUn regard sur notre histoire
Ici, ça parle juste d’une véritable histoire d’amour, d’une rencontre...
De cette réalité qui nous a été volée. On ne rêve plus, nous, on subit. Et le pire, c’est que ça ne nous gêne même plus. Il nous offre un peu d’espoir, ce vieux...
Il a osé vivre.
Afficher en entierMangeur d'âmes
« Je ne l’abandonnerai jamais », alors que le mangeur d’âmes passe la grille.
« Je sais… Triste destin sans avenir que tu traces devant toi », en s’arrêtant, son ossature d’ailes se pliant et se dépliant.
« Il vit dans la peine à cause de moi… Je mourrai dans la mienne pour lui. »
« C’est très… romanesque », pointe d’ironie dans la voix.
« Il n’y a rien de romanesque à vouloir retrouver celui qu’on aime. »
« Ça l’est de le vouloir contre toute logique… La tragédie n’a pas sa place dans la mort. Elle sépare plus qu’elle unit… Réfléchis-y durant ces mois à venir. Au revoir, Aislas de Montecourt, puisque d’adieux tu ne veux pas », levant la main droit devant lui.
Afficher en entierLéo et Silas
« La ferme ! » marmonne Silas en reculant. « T’as pas le droit de me balancer des trucs pareils à la gueule, comme ça… T’as pas le droit », en croisant ses mains sur sa nuque.
Afficher en entierUn mois par an
« On ne se lasse pas, on se retrouve, se redécouvre et à chaque fois c’est comme si on s’aimait à nouveau… Un bonheur éphémère qui se renouvelle une fois l’an sans que la routine ne vienne tout bousiller. C’est 31 jours d’oxygène pour les 334 où l’on étouffe. »
Afficher en entierHistoire d'hivers
« Tu me manques tellement, Benjy... Je te vois et je peux pas te toucher. J’aimerais que tu saches que je suis là, mais... je ne peux pas, je ne peux pas te faire ça... Oh mon Dieu », en plongeant son regard noyé dans celui, vide, de son mari. « Benjy, Benjy », se répète-t-il. « Je t’aime tellement », en se penchant pour l’embrasser.
Benjamin frissonne. « Riwan ? » en portant la main à ses lèvres.
« Libère-nous »
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