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Extrait ajouté par lilas16 2016-06-13T11:23:12+02:00

Ce qui m'a toujours agacé, c'est la désinvolture avec laquelle la plupart des gens arborent leur visage. Qu'un faciès ou un autre me déplaise, un tiers intervient au prétexte qu'on ne peut rien pour son visage.

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Extrait ajouté par lilas16 2016-06-13T11:22:02+02:00

Le 1er avril 1909, selon toute prévision humaine, die Fackel cessera de paraître.

(...)

Ni rechercher la réalité, ni la fuit, mais la recréer, la créer dans le temps où on la détruit. Comment pourrait-on satisfaire des cerveaux en y balayant deux fois pas jours les immondices du monde? Jamais le sentiment de supériorité d'un public n'est aussi fort que face à un auteur qu'il ne comprend pas; mais les commis, qui derrière un comptoir n'ont jamais fait leurs preuves, voilà les saints! Un Dieu a enlevé aux journalistes la souffrance pour ce qu'ils écrivent. Mais à moi on me refusera de laisser parler ma profonde amertume car une plume est au service des états d'âme du lecteur. Mes lecteurs sont comme ces Blancs qui lynchent un Nègre parce qu'il a accompli un acte naturel [Cf. supra aimer une femme blanche]. Je renonce solennellement à la race et préfère ne pas être lu, plutôt que par des gens qui me rendraient responsables de leur propre arriération. La race est en progrès. Qu'adviendra-t-il de moi? La presse intellectuelle encourage l'imbécillité du philistin et fait de la platitude un idéal; ainsi les conséquences de mon activité sont imprévisibles.

(dans Apocalypse, 1909)

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Extrait ajouté par lilas16 2016-06-13T11:21:41+02:00

Cet impressionnisme de surface, auquel s'adonnait ce flâneur critique touchait par ce côté bien-de-chez-nous; le manque d'humour, qui dissimulait une étrange absence de point de vue.

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