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Commentaire ajouté par chrissou-128067 2025-05-20T16:25:34+02:00
Diamant

Métro Nation, 3 février 1968, un regard, la beauté même, celle de Pascal, 14 ans, qui croise Michel, 21 ans. Michel le cherche, l’aborde et son monde bascule. Durant des semaines, ils vont parcourir Paris pour faire un film documentaire sur la Seine car

Michel étudie cinéma. Ils s’approchent et s’éloignent, s’effleurent et ne se touchent pas.

Michel est atteint d’une passion maudite, d’un amour hérétique. On est transporté dans son monde qui le dépasse, il sait qu’il n’a pas le droit d’aimer, de l’aimer. L’attente et le silence sont tyranniques et obsédantes. L’auteur nous percute par son écrit singulier passant aisément de longues réflexions aux brèves et incisives phrases. Il se “faufile dans des proses obstinées qui se heurtent, s’égarent, s’envolent pour aussitôt s’affaler.”

Ses monologues philosophiques, ses références cinématographiques, littéraires et musicales jouent une mise en scène où il nous semble écouter le clap de MOTEUR.

D’ailleurs, autre personnage important, le trouble et brumeux Paris, celui de la couverture de La mort à Paris, celui de “Le Paris des clochards et des réprouvés. Le Paris de Breton et de Nadja. Le Paris du dernier mois de mai.” Celui de mai 68, des barricades et manifs. La mort se trouve face à l’amour défendu. “Mon errance s’accroche à une aube qui recule.” Même jusqu’à la fin, il nous surprend.

J’ai été touchée par la force poétique et narrative qui transcrit si bien sa détresse et son dénuement face à l’incompréhension. Il n’est pas question dans son récit de valeurs morales ni de loi, écrire est son cri. Son récit m’a poussée à ne pas juger mais à sublimer son écrit.

Je ne peux que féliciter sa prouesse.

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