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Tout d’abord je remercie chaleureusement les éditions Arthaud ainsi que Babelio pour l’envoi du livre. Ensuite je voudrais remercier l’auteur pour ce petit roman, qui m’a fait voyager à Lutetia, ville qui s’apparente grandement à Paris par ses lieux et à Londres pour son invasion de renards, ce livre a été une belle découverte, une pause dans mes lectures très noires du moment.
Lutetia donc, est une ville fictive où règne une multinationale : la Compagnie, chargée de la construction du Grand Métro. Christian Maupertuis la dirige d’une main de fer, n’hésitant pas à faire appel à des tueurs à gages pour mener à bien son projet. Goupil quand a lui provoque une guerre urbaine. Le sujet du livre est l’Homme face à lui-même, son animalité est toujours existante dans le monde de Lutecia… et la nôtre. Ne dit-on pas « requin » pour un grand chef d’entreprise ? C’est ce qu’est Christian, un requin dans un monde de goupils.
La fin brute m’a déçu en revanche, la narration met du temps à arriver et j’aurais aimé une finalité dans le même ton mais c’est avant tout ces facettes écologique et sociale qui m’ont le plus touché. J’ai aussi aimé que Fabrice Lardreau ne donne pas dans la leçon de morale.
« Le dénouement est pour le moins décevant, inattendu, mais soyons sport, ne cédons pas à l’amertume. » (Chapitre 1).
Oups, j’allais partir sans vous parler des personnages, je trouve que l’œuvre est totalement ancrée dans le contemporain, de part ses sujets mais aussi par ses protagonistes. Christian lui n’hésite pas une seconde à l’idée de couler des tonnes de bétons dans la ville, à la saccager, à l’éventrer tandis que Goupil lui, désabusé au début, n’hésitera pas à se battre pour des principes plus globaux. Les deux sont personnages principaux ont une éthique différente, et c’est cette lutte qui rend le livre bon selon moi.
En bref, c’est un roman engagé où s’affronte deux classes sociales, le rythme lent du début ne doit pas vous arrêter, promis après ça devient plus intense. La fresque sociale et écologique s’ancre dans le réel en très peu de pages, mais l’auteur prend tout de même le temps de développer. Dans l’ensemble ça m’a plu et m’a amené à réfléchir sur notre mode de vie.
Afficher en entierDans un futur proche, un projet urbain de grande ampleur se voit mis à mal par l'invasion de renards dans la métropole. Le narrateur, Patrick, homme de main du grand patron de la Compagnie responsable projet, est un type sans scrupule qui obéit parfaitement aux ambitions prédatrices de son employeur et élimine sans sourciller le moindre obstacle au projet. J'ai beaucoup aimé le cynisme de ce petit roman, dans les noms de "Grand métro" et "Lutetia" (de Lutèce, nom romain de Paris). Ces allusions à peine voilées à l'urbanisation galopante et ravageuse bien réelles de la métropole du Grand Paris sont servies avec un ton grinçant très bien porté par le détestable personnage principal. Je n'ai pas trouvé le roman exceptionnel mais il a bien nourri ma colère contre ces grands projets absurdes, et je ne regrette pas de l'avoir découvert.
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