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Le 31 juillet, date d’entrée en état de choc. Les 25 narcissiques à talons trouvées sur l’Instagram, le Facebook et le Messenger de celui qui devenait « l’autre », firent fuir toute poésie de mes pensées. La noirceur qui s’associait à mes blessures me plongea dans un mental du niveau “Voici / Gala” jusqu’à mon départ en Sicile. À Marettimo plus précisément, chez Louisa, une jeune italienne de 85 ans qui nous a accueillies dans la plus douce maison de l’île avec mon amie Marie.
Durant notre séjour, j'ai enfin laissé échapper ma colère.
Ma colère contre lui, contre les réseaux sociaux, contre sa bande de groupies, contre le vent, la mer, la pluie, contre tout et surtout contre moi-même.
Sur cette terrasse face à la mer, je me suis retrouvée dans les yeux bleus de la
Nonna, j’y ai laissé une partie de ma peine, j’ai œuvré contre Tinder et repris ma plume entre deux cigarettes et trois cafés frappés.
Sous le jasmin étoilé, il y eut des arancini, des pasta del mare, un choc des cultures entre le virtuel et le réel, l’amour de trois femmes et les prémisses d’une reconnexion à l’univers.
Ce n’était que le début des plus exquis des voyages : la fin de la traversée de ma marée noire de l’âme.
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