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Extrait ajouté par Saph 2013-12-09T17:58:06+01:00

Couvert d’hématomes, leur visage était ensanglanté et défiguré mais les moribonds étaient encore vivants. La tête tournée l'un vers l'autre, ils ne cessaient de se regarder au travers de leurs yeux rougis et larmoyants. Ils parvenaient tout de même à se voirmalgré leurs œdèmes et leurs cils mouillés remplis de sang coagulé.

Il s’agissait d’un jeune couple d’un peu plus d’une trentaine d’années. Eduardo Ribeiro était originaire de l’île de Marajo au Brésil ; Jodie Ribeiro, quant à elle, était née à Brooklyn où ils avaient encore habité quelques mois après s’être mariés. Puis, il y a douze ans, le couple avait décidé de s'installer dans le New Jersey peu après la naissance de leur fils Kevin. Bien que travaillant tous deux à plein temps, ils avaient réussi à préserver un bon équilibre dans leur couple et vivaient une vie simple et tranquille. Mais il y a un peu plus de six mois, le 12 avril très exactement, le temps, pour eux, s’arrêta : ce fut le jour où leur fils disparut.

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Extrait ajouté par Saph 2013-12-09T17:57:32+01:00

Il faisait un froid presque mordant et la fine brume enveloppant la majeure partie de la côte Est, en ce petit matin d’automne, renforçait la mélancolie du port qui s’éveillait lentement, aux pas lourds des dockers. L’écœurante odeur de malt et de houblon d’une brasserie voisine dominait encore dans l’air humide. Deux sirènes plaintives retentirent presque simultanément dans cet immense port marchand alors que, sur le quai numéro douze, le « Carioca », chargé de containers multicolores, était prêt à lever l’ancre. C’était un cargo vieux d’une trentaine d'années, mal entretenu, battant pavillon brésilien. La rouille de la coque réapparaissait sous les couches de peinture brune superposées, appliquées au fil du temps ; l'état de délabrement du bateau était très avancé et, dix jours auparavant, dans le port de Belém, les experts de la commission maritime brésilienne l’avaient d’abord jugé impropre à la navigation.

Mais l’armateur connaissant les vertus d’un bon arrosage, un jour et deux enveloppes plus tard, les experts reconnurent avoir été un peu sévères et lui donnèrent un nouveau sursis de quelques mois.

Au milieu de l’incessant va-et-vient des manutentionnaires, un homme en habit d’officier sortit d'un cabanon de chantier posé au milieu du quai et s’embarqua à bord du navire. Il disparut à l’intérieur et parvint rapidement à la hauteur d’une cabine où l’attendait le capitaine. Ce dernier le fit entrer en silence, referma la porte à clef, puis repartit aussitôt en s’assurant de ne pas avoir été remarqué. A l’intérieur, deux personnes étaient allongées sur des couchettes sans drap ni couverture éloignées d'un peu plus d'un mètre l’une de l’autre ; les matelas étaient fins, en mousse grise fatiguée.

Il s’agissait d’une femme et d’un homme enveloppés dans de grandes housses noires, en matière cirée épaisse empestant le plastique, généralement utilisées pour les macchabées, et dont la grosse fermeture Éclair ventrale avait été remontée jusqu’à la base de leur thorax. Les deux individus étaient ficelés solidement, les bras le long du corps, la bouche recouverte de plusieurs épaisseurs d’un large ruban adhésif argenté.

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Extrait ajouté par Mondaye 2013-10-14T19:10:53+02:00

Couvert d’hématomes, leur visage était ensanglanté et défiguré mais les moribonds étaient encore vivants. La tête tournée l'un vers l'autre, ils ne cessaient de se regarder au travers de leurs yeux rougis et larmoyants. Ils parvenaient tout de même à se voir malgré leurs œdèmes et leurs cils mouillés remplis de sang coagulé.

Il s’agissait d’un jeune couple d’un peu plus d’une trentaine d’années. Eduardo Ribeiro était originaire de l’île de Marajo au Brésil ; Jodie Ribeiro, quant à elle, était née à Brooklyn où ils avaient encore habité quelques mois après s’être mariés. Puis, il y a douze ans, le couple avait décidé de s'installer dans le New Jersey peu après la naissance de leur fils Kevin. Bien que travaillant tous deux à plein temps, ils avaient réussi à préserver un bon équilibre dans leur couple et vivaient une vie simple et tranquille. Mais il y a un peu plus de six mois, le 12 avril très exactement, le temps, pour eux, s’arrêta : ce fut le jour où leur fils disparut.

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Extrait ajouté par Mondaye 2013-10-14T19:10:20+02:00

Il faisait un froid presque mordant et la fine brume enveloppant la majeure partie de la côte Est, en ce petit matin d’automne, renforçait la mélancolie du port qui s’éveillait lentement, aux pas lourds des dockers. L’écœurante odeur de malt et de houblon d’une brasserie voisine dominait encore dans l’air humide. Deux sirènes plaintives retentirent presque simultanément dans cet immense port marchand alors que, sur le quai numéro douze, le « Carioca », chargé de containers multicolores, était prêt à lever l’ancre. C’était un cargo vieux d’une trentaine d'années, mal entretenu, battant pavillon brésilien. La rouille de la coque réapparaissait sous les couches de peinture brune superposées, appliquées au fil du temps ; l'état de délabrement du bateau était très avancé et, dix jours auparavant, dans le port de Belém, les experts de la commission maritime brésilienne l’avaient d’abord jugé impropre à la navigation.

Mais l’armateur connaissant les vertus d’un bon arrosage, un jour et deux enveloppes plus tard, les experts reconnurent avoir été un peu sévères et lui donnèrent un nouveau sursis de quelques mois.

Au milieu de l’incessant va-et-vient des manutentionnaires, un homme en habit d’officier sortit d'un cabanon de chantier posé au milieu du quai et s’embarqua à bord du navire. Il disparut à l’intérieur et parvint rapidement à la hauteur d’une cabine où l’attendait le capitaine. Ce dernier le fit entrer en silence, referma la porte à clef, puis repartit aussitôt en s’assurant de ne pas avoir été remarqué. A l’intérieur, deux personnes étaient allongées sur des couchettes sans drap ni couverture éloignées d'un peu plus d'un mètre l’une de l’autre ; les matelas étaient fins, en mousse grise fatiguée.

Il s’agissait d’une femme et d’un homme enveloppés dans de grandes housses noires, en matière cirée épaisse empestant le plastique, généralement utilisées pour les macchabées, et dont la grosse fermeture Éclair ventrale avait été remontée jusqu’à la base de leur thorax. Les deux individus étaient ficelés solidement, les bras le long du corps, la bouche recouverte de plusieurs épaisseurs d’un large ruban adhésif argenté.

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