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Un récit qui joue avec nos nerfs sans jamais tomber dans la facilité. On suit le cheminement intérieur du protagoniste avec une curiosité mêlée d'inquiétude, porté par un style sobre qui souligne parfaitement la fragilité de la raison.
Pourquoi le lire ? Pour cette atmosphère unique, à la fois calme et oppressante, qui vous tient en haleine jusqu'au bout sans jamais rien laisser deviner. Une lecture marquante sur les prisons que l'on se crée soi-même.
Afficher en entierLe titre Le Circuit des obsessions de Daniel Desruisseaux m’a attirée, et très vite, l’histoire m’a captivée du début jusqu’à la fin.
Dès les premières pages, j’ai été saisie par une écriture dense et immersive, qui prend le temps d’installer une ambiance singulière. L’auteur explore les sensations, les souvenirs, les silences avec une précision presque troublante, jusqu’à faire naître un malaise discret mais persistant. J’ai particulièrement aimé sa façon de parler d’art, notamment lorsqu’il évoque Klimt et Le Baiser, une œuvre que j’affectionne : « Alors, la prochaine fois que vous vous retrouverez devant cette toile, laissez-vous emporter par la magie de l’œuvre. Oubliez les détails techniques, les analyses pompeuses. Fermez les yeux et écoutez votre cœur. Vous verrez, vous ne serez pas déçu. » (C’est promis).
Très vite, j’ai compris que je n’étais pas face à un mystère classique. Ici, tout repose sur une tension diffuse, une impression d’étrangeté qui s’installe à travers les rencontres, les attitudes et cette atmosphère pesante, comme si une mécanique invisible guidait les personnages à leur insu. J’ai aimé cette dimension de roman d’atmosphère et de manipulation psychologique.
Le voyage, d’abord perçu comme une simple escapade culturelle, se transforme peu à peu en une expérience plus intime, presque initiatique.
Je referme Le Circuit des obsessions de Daniel Desruisseaux avec cette impression persistante d’avoir vécu une expérience déroutante, et j’ai aimé me laisser porter par cette troublante dérive intérieure.
Merci à la Remington pour avoir mis en lumière un auteur à l’imagination aussi riche que singulière.
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