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Il a été très doux. Je me suis endormi dans ses bras et je me suis réveillé contre son torse. C’est, à ce jour, la plus belle des nuits que j’ai passées. Il est vraiment mon prince charmant. Il a pris ma défense et ensuite il n’a pas abusé de la situation. Je ne sais pas comment il fait pour se contrôler à ce point. En tout cas, moi je vis un véritable conte de fées. Avec quelques ratés, mais dans les bras de Steven, le monde est merveilleux…
Afficher en entierJe n’ai plus eu de nouvelles de Sébastien. Je pense qu’il m’aurait prévenu s’il avait voulu passer à la maison, où je n’étais pas, puisque je profitais de mon petit paradis avec Steven. Je suis allé au stade à l’heure habituelle. Heureusement, il était là. Il n’avait visiblement pas envie de parler et comme il n’avait pas beaucoup d’énergie, nous avons fait des tours de piste uniquement en petites foulées. Ce qui ne m’a pas dérangé du tout.
Afficher en entierVers une heure du matin, je suis retourné chez Steven. Il avait déjà tout rangé. Il m’attendait. J’ai pris la bonne décision. J’ai quand même informé mes parents que je dormais chez un pote cette nuit. Ça commence à faire beaucoup, mais tant qu’ils ne posent pas de questions, je continue. Mon premier geste a été d’aller vers Steven. Pour la première fois, c’est moi qui l’ai pris dans mes bras et c’est moi qui ai initié un doux baiser.
Afficher en entierAvec Sébastien, nous sommes allés au parc, en pleine nuit. Il était fermé, mais ce n’est pas ce qui arrête les jeunes. Il suffit de sauter par-dessus la grille. Beaucoup le font, en général pas simplement pour se promener, plutôt pour profiter de la douceur du soir avec une cigarette du bonheur, en toute discrétion.
Afficher en entierSébastien s’est avancé. Il m’a pris par le bras, pour m’éloigner de Steven et pour me mettre de son côté. Le deux contre un s’est renversé. Je ne savais plus quoi dire. La situation m’a totalement échappé. Sans doute que j’aurais dû avoir le courage de dire toute la vérité, de défendre Steven, de ne pas le laisser seul à se débattre.
Afficher en entierNous sommes restés tous les trois debout. Je ne sais pas pourquoi. Sans doute parce que l’instant était grave. Moi, j’avais la tête qui tournait. Comme si j’étais ailleurs, comme si ce n’était pas réel, comme si je n’étais pas là. Pourtant, il fallait faire face.
— Je…
Sébastien me fixait droit dans les yeux. Difficile de dire quoi que ce soit en voyant une certaine crainte dans son regard, par rapport à ce que j’allais avouer.
— C’est de ma faute, désolé.
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