Ajouter un extrait
Liste des extraits
Quand les amis de l’artiste sont arrivés à la Loubière pour y passer des vacances, ça n’a pas plu à tout le monde et ça a déclenché bien du tintouin.
La Loubière, c’est un vieux mas isolé, perdu en plein milieu du plateau des Garrigues. Le plus proche voisin, c’est le berger du bordo de Cambounas, qui vit seul avec trois chèvres et cinquante moutons au bord de la départementale 32. Si l’on descend la départementale 32 vers le sud, on atteint le premier village après avoir traversé dix kilomètres de désert : c’est le village de Carbonnal. On y trouve à peu près tout ce dont on peut avoir besoin pour passer un mois de vacances.
Et si l’on désire quelque chose d’un peu plus sophistiqué, des jumelles par exemple, pour observer le ciel nocturne qu’aucune fumée ne vient obscurcir, ou une flore pour identifier les plantes de la garrigue, ou d’autres choses du même genre, il suffit d’aller à la ville. A Montpellier, précisément. On y est en une heure de voiture.
En somme, quand tout va bien et si la voiture ne tombe pas en panne, La Loubière n’est pas vraiment un endroit perdu. Mais en cas de coup dur, c’est drôlement isolé quand même. Rien que pour atteindre la départementale 32, il faut rouler à dix à l’heure pendant vingt minutes, sur une piste caillouteuse pleine de trous et d’arêtes rocheuses. Cela nécessite une certaine habitude de la conduite en tout terrain, et les touristes ne s’y risquent pas trop. On n’en voit jamais sur le plateau, bien que la Méditerranée soit très proche.
Afficher en entier
