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John William Polidori est parti d'un brouillon de Lord Byron écrit à la Villa Diodati lors de l'été qu'ils ont passé ensemble, avec les Shelley, en 1816. Cette nouvelle est à l'origine d'un défi lancé par Byron (le but étant d'écrire en une journée un récit mettant en scène un mort-vivant, c'est de ce challenge qu'est né, sous la plume de Mary Shelley, un autre classique de la littérature fantastique, Frankenstein). Byron n'étant guère inspiré sur ce coup renonça au bout de quelques pages, c'est John William Polidori, son médecin et secrétaire, qui reprit le flambeau et lui donna sa forme définitive. On retrouve d'ailleurs dans le personnage de Lord Ruthven une satire faite par Polidori sur Byron...
Malgré cela, la nouvelle se lit très facilement car très courte, on suit le jeune Aubrey qui est fasciné par Lord Ruthven. Cette nouvelle a tout de même quelques incohérences (par exemple lors d'un passage avec des brigands qui attaquent Aubrey et Lord Ruthven et qui ensuite aident Aubrey... etc). Mais cette nouvelle reste néanmoins un classique plaisant à lire.
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