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C'est un texte court de 120 pages, mais dense (pas de paragraphes). Le style est d'abord sous forme indirect, puis adopte la voix du narrateur, avec beaucoup de répétitions (notamment celle du mot "Les Mange-pas-cher", "Die Billigesser" en allemand) et peut rebuter celui qui lirait pour la première fois du Thomas Bernhard. Koller, le personnage principal, est un infirme qui consacre sa vie à la vie de l'Esprit et de l'étude. Il dénigre tous ses contemporains et les institutions comme l'Université. Il veut consacrer sa vie à son oeuvre, sa "Physiognomonie" et a réalisé que quatres personnages qui fréquentent la cantine publique viennoise (la CPV), qu'ils appellent les Mange-pas-cher, seront l'objet pricipal de son étude. Mais son discours ne fait que ressasser, c'est un discours pathologique. Il est totalement enfermé sur lui-même, et, à la fin, à cause d'un incident absurde et de manière presque comique, il mourra sans avoir accompli son oeuvre.
On retrouve dans ce livre la haine de Thomas Bernhard pour ses compatriotes
("Il méprisait ce qu'on appelle le sentiment d'appartenance, quel qu'il fut, plus que tout autre chose. Il redoutait la masse à tous égards.") et sa critique d'institutions comme celle de l'Université : "l'université, qui n'a jamais été désignée par Koller que comme le premier établissement de destruction de l'esprit en Autriche, d'où d'après Koller n'étaient d'ailleurs sortis tous les ans que des centaines et des milliers d'esprits détruits, auxquels en fin de compte notre pays et notre Etat devait sa débilité et sa stupidité et son ridicule".
Afficher en entierUn récit construit à la manière d'un ouvrage de tapisserie dont on augmente le nombre de mailles à chaque rang.
Soit une croissance exponentielle du nombre de mots à chaque phrase sans que l'énoncé n'apporte quelque chose de nouveau. À la 23ème page, les informations sont identiques à celles des 1ères pages. Le discours pathologique d'un personnage qui reste fixé sur son "sujet" sans jamais avancer dans sa réflexion.
C'est particulièrement indigeste. J'ai abandonné la lecture.
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