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Liste des extraits

Extrait ajouté par partemps 2020-03-20T17:33:40+01:00

Nous reviendrons corps de cendres ou rosiers

Avec l’œil cet animal charmant

O colombe

Près des puits de bronze où de lointains

Soleils sont couchés

Puis nous reprendrons notre courbe et nos pas

Sous les fontaines sans eau de la lune

O colombe

Là où les grandes solitudes mangent la pierre

Les nuits et les jours perdent leurs ombres par milliers

Le temps est innocent des choses

O colombe

Tout passe comme si j'étais l'oiseau immobile

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Extrait ajouté par partemps 2020-03-20T17:55:06+01:00

Il y a des jardins qui n'ont plus de pays

Et qui sont seuls avec l'eau

Des colombes les traversent bleues et sans nids

Mais la lune est un cristal de bonheur

Et l'enfant se souvient d'un grand désordre clair

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Extrait ajouté par partemps 2020-03-20T17:47:45+01:00

Les arbres qui ne voyagent que par leur bruit...

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Extrait ajouté par partemps 2020-03-20T17:45:20+01:00

Elle marchait dans un verger

De douces syllabes tombaient des arbres

L'air n'avait plus de couleur

C'est la naissance du soir

La première fraîcheur des nids

Rêvait un peu la jeune fille

En regardant autour d'elle

Maintenant la nuit se répète à l'infini

Les arbres se cachent dans leurs feuilles

Et le silence arrive de loin

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Extrait ajouté par partemps 2020-03-20T17:36:33+01:00

Il faut rêver aux oiseaux qui voyagent

Entre le jour et la nuit comme une trace

Lorsque le soleil s’éloigne dans les arbres

Et fait de leurs feuillages une autre prairie

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Extrait ajouté par partemps 2020-03-20T17:35:26+01:00

 III

                      À Jean-Claude Morin

    Sous le soleil violet du temps passé

     Dans le voyage des feuilles mortes

   Il était une fois un jardin sans fleurs

          Personne n'y venait

          Ni l'écho ni les âmes

À part quelques chasseurs fatigués par leur âge

          Qui traversaient par là

                IV

Comme un enfant d'autrefois dont le cri se perd

     Dans un verger de pommes blanches

   Quand la lune couvre tout de son amour

       Je revois dans un miroir désert

   Mes souvenirs avec des cannes blanches

  Et je ne sais pas qui d'eux ou bien de moi

           Est le plus à plaindre

      Tellement les années sont cruelles

       Lune légère ô miroir d'absence

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Extrait ajouté par partemps 2020-03-20T17:34:32+01:00

Le nageur d'un seul amour

XV

Au lever du jour

Les pigeons articulaient leurs pas

Dans la cour

La pluie tombait

Semant ses graines d'eau

Sur les pavés

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Extrait ajouté par partemps 2020-03-20T17:32:28+01:00

Dans la cage d'un oiseau il y a un jardin de tristesse

Et toute la mélancolie d'une maison

Les ailes sont des feuilles vertes

Dans le jour frugal et cassé

Comme des miettes

Je me souviens pauvre écolier

A la fenêtre

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Extrait ajouté par partemps 2020-03-20T17:32:00+01:00

Ce n'est pas des mots pour rien ce poème

Ce n'est pas un chant pour rien cette mélancolie

Voici l'automne et ses froides étoiles

Il reste assez de vent pour s'enfuir

L'oiseau d'Afrique demande l'heure

Mais la mer est loin comme un voyage

Et les pays se perdent dans les pays

Écoute à travers les ramures

Le bruit doré d'un arbre qui meurt

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Extrait ajouté par partemps 2020-03-20T17:30:52+01:00

Ils ne savent pas qu’ils ne vont plus revoir

Les vergers d’exil et les plages familières

Les étoiles qui voyagent avec des jambes de sel

Quand la nuit est triste de plusieurs beautés

Ils oublient qu’ils ne vont plus entendre

Le vent de la grille et le chien des images

L’eau qui dort sous la couleur des pierres

La nuit avec des violons de pluie

Tant de magie pour rien

Si ce n’était ce souvenir d’un autre monde

Avec des oiseaux de chair dans la prairie

Avec des montagnes comme des granges

Ô mon enfance ô ma folie

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