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J’ai toujours eu très peur de la drogue. Je suis de la génération LSD, j’ai vu des copains mourir ou se griller le cerveau. Je suis antidrogue. Dans le 16e, la drogue, on en trouvait à la sortie de l’école. À mes enfants et à tous leurs copains – il faut savoir que la moitié des enfants du quartier passaient leur vie chez nous – j’imposais le pipi test. Au début, je leur faisais croire que c’était pour la cigarette, ils avaient 11 ans, c’était facile. Ils faisaient tous pipi dans des petits verres, après dans des saladiers, car ils avaient grandi ! Sur le pipi test, il y avait cinq barres, une pour le shit, la cocaïne, les amphétamines…
Si le test était positif, les copains étaient blacklistés de chez moi pendant un mois. Je me souviens de celui, il se reconnaîtra, que j’ai retrouvé sur le palier, avec sa compote Andros. Il parlait à mes bébés à travers la porte, il lui restait quatre jours à purger, le pauvre ! Ce gamin a tellement eu peur que je le dise à son père qu’il a arrêté, c’est une grande fierté pour moi
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