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Plutôt que de dénoncer les moyens avec lesquels les humains traitent parfois les animaux – qu’ils soient domestiques, liminaires1 ou sauvages –, les antispécistes contestent le fait même qu’il existe des liens entre eux et nous. Ces liens jugés illégitimes sont multiples : ils concernent la consommation de viande, de poisson, d’œufs et de tous les laitages, mais aussi la chasse, le port du cuir et de la fourrure, la corrida, les expérimentations animales, les cirques, les zoos, et même les animaux de compagnie. Les bêtes, considérées comme des êtres capables de souffrir et doués de subjectivité, ne devraient être manipulées d’aucune façon, ni tuées, ni commercialisées, ni domestiquées. Les antispécistes ne sont donc pas seulement végétariens. Ils sont véganes, c’est-à-dire qu’ils refusent toute « exploitation » animale, même non létale, comme la récolte du miel et des œufs ou la traite laitière.
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