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Bref, sérieux, de ma vie, je n’avais jamais vu un tas de gamins aussi geignards. Or des morveux, j’en ai fréquenté à la pelle, grâce à mon talent unique, spécial et tout le tralala. Et ceux-là… Permettez-moi de vous dire qu’ils valaient leur pesant de cacahuètes. Ils étaient tous en train de pleurnicher qu’ils n’avaient aucune envie de partir en colonie de vacances, qu’ils préféraient rester à la maison, j’en passe et des meilleures. À croire que la seule perspective de se séparer de leurs parents durant six semaines était une épreuve. Moi, si à l’âge de dix ans et quelques, on m’avait annoncé que j’allais vivre un mois et demi loin des miens, j’aurais réagi, genre : « Tope-là, mec ! » Pas eux. Sûrement parce qu’ils étaient surdoués. J’imagine… pour ce que je m’y connais, en surdoués… Ils aiment peut-être leurs parents, allez savoir.
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