Vous utilisez un bloqueur de publicité

Cher Lecteur,

Nous avons détecté que vous utilisez un bloqueur de publicités (AdBlock) pendant votre navigation sur notre site. Bien que nous comprenions les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser ces outils, nous tenons à préciser que notre plateforme se finance principalement grâce à des publicités.

Ces publicités, soigneusement sélectionnées, sont principalement axées sur la littérature et l'art. Elles ne sont pas intrusives et peuvent même vous offrir des opportunités intéressantes dans ces domaines. En bloquant ces publicités, vous limitez nos ressources et risquez de manquer des offres pertinentes.

Afin de pouvoir continuer à naviguer et profiter de nos contenus, nous vous demandons de bien vouloir désactiver votre bloqueur de publicités pour notre site. Cela nous permettra de continuer à vous fournir un contenu de qualité et vous de rester connecté aux dernières nouvelles et tendances de la littérature et de l'art.

Pour continuer à accéder à notre contenu, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités et cliquer sur le bouton ci-dessous pour recharger la page.

Recharger la page

Nous vous remercions pour votre compréhension et votre soutien.

Cordialement,

L'équipe BookNode

P.S : Si vous souhaitez profiter d'une navigation sans publicité, nous vous proposons notre option Premium. Avec cette offre, vous pourrez parcourir notre contenu de manière illimitée, sans aucune publicité. Pour découvrir plus sur notre offre Premium et prendre un abonnement, cliquez ici.

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par book-princess 2018-12-04T12:00:06+01:00

Au réveil, un peu plus tôt, cette atroce impression d’être emmuré à peine vivant dans ta chair blessée, enfoui à la fois profond et pourtant juste derrière tes paupières épaissies par le sang ou le pus, tu ne sais pas. Et dans ton cerveau lent encore (rampant, pour ainsi dire, comme resté sur le bitume et ne parvenant à te rejoindre qu’au prix d’un immense effort), la montée d’une eau sale qui s’infiltre partout : insensé, frénétique, bruyant souvenir de l’accident, chaos d’images et de mouvements affolant aussitôt ton cœur et les instruments auxquels on t’a relié pour tenter de te garder en vie. Tu n’es pas devenu sourd, au moins, tu les entends, les bip bip irréguliers. Tu me le raconteras plus tard, lors de ton premier séjour chez nous, à Paris. Nous communiquons dans une entre-langues, l’anglais, qui nous prive l’un et l’autre de nuances, mais à travers ton regard, certaines crispations de ton corps et tes expressions, tout passe de ton calvaire. À tel point que j’ai l’impression, tant d’années après, d’avoir été dans cette chambre d’hôpital avec toi. Que ce n’est pas toi, Noam, mon cousin d’Israël, mais moi, Marie, la Française pourtant alors si éloignée de vous tous, qui les distingue, les pas vifs et les commentaires.

Afficher en entier