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Les extraits ajoutés par Nanou80

«Alkénouze était un puissant sorcier qui régna sur Assélnour sept siècles auparavant. Il ne connaissait pas la compassion. Les fresques des remparts d’Assélnour le montraient comme un monarque sanguinaire. Il était l’ancêtre direct des prêtresses. On disait que chacun de ses génies avait des forces illimitées. L’origine du pouvoir qui les habitait était mystérieuse. Le nom de « génounes » leur avait été attribué : plus archaïques et féroces que les génies, les génounes se nourrissaient de sorciers et d’humains. Inutile de dépeindre le sort des rivaux d’Alkénouze. Certains d’eux parvinrent à percer le secret de son invincibilité. Dans le Grimoire des Rois, dans un coin de page, un quatrain était à moitié effacé».

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Le père et le fils...

«Ses yeux fixaient un point de l’horizon. L’usine pharmaceutique d’en face refaisait son parking. À une centaine de mètres, au sein du chantier, un ouvrier au teint hâlé attira son attention. La silhouette lui paraissait familière, et cette façon de se mouvoir et cette énergie dans le labeur le pénétrèrent. Enfin l’épaisse moustache qui cachait sa lèvre supérieure lui enleva le moindre doute : c’était son père.

Son bleu de travail, ouvert sur tout le haut, retombait sur ses hanches et laissait nus des bras qui sortaient d’un tee-shirt blanc. Mohade tenait une longue pioche entre ses gants. Il l’élevait haut dans le ciel et la faisait retomber brutalement sur un bloc de béton. Son visage se crispait lorsque le métal entrait en contact avec la pierre. Et après une série de coups, il enfonçait la pointe dans des interstices, puis il tirait énergiquement. Les blocs se retournaient.».

Les volontés du père

Je te jure devant Dieu mon fils

Que c’est moi, le père,

Qui serai l’objet du sacrifice,

De mon sang s’écoulera ton ère.

Je te jure devant Dieu mon fils

Que, de cette maudite terre,

Tu ne souffriras aucun vice.

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Le fils à Dreux..

«Faissal avait toujours été le premier de sa classe, et défendait sa position avec acharnement au lycée. Ses professeurs étaient intrigués par cet élève qui tordait l’ordre habituel des choses. Perpétuellement vêtu de survêtements et de baskets, son langage laissait à désirer. Mais ses copies restaient sans appel, elles étaient les meilleures. On le dévisageait parfois pour tenter de pénétrer son esprit et deviner l’origine de cette dualité.

Il se mélangeait peu avec le reste de ses camarades, les centres d’intérêt étant trop divergents. Les individus sortent différenciés d’une enfance passée dans l’inquiétude permanente ou dans l’insouciance ; le monde n’apparaît pas sous les mêmes aspects.»

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Le Père

« Il était transporté par la passion qui ne laissait plus de place aux réflexions sur le possible. Il était comme la fourmi rouge, près de l’oued, qui obéissait au seul diktat de son instinct ; il travaillait sans relâche.

Mohade commença à retourner la terre pour l’aérer, afin qu’elle recueille les cultures. La tâche était douloureuse. Lorsque la fatigue s’ajoutait à la chaleur et la lumière, il avait l’impression de désagréger de l’or. Ce labeur ne le découragea pas. Chaque jour, il recommençait ces mouvements…»

L’Olivier

Tu t’élèves avide

De ces terres arides.

Ton miracle déploie,

Dans le désert, la joie.

Notre sang découle de ta sève,

Des fruits que tu offres sans réserve.

Fièrement, tu arbores tes branches

Au-dessus de ces plaines blanches.

Elles défendent l’histoire de nos tribus

Auxquelles tu dois tous ces beaux attributs.

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