Les extraits ajoutés par Tharya_Ebkarun
« J’essaie encore de comprendre ce qui me pousse à chercher toujours plus sa présence, à devoir batailler pour supporter son absence. »
Afficher en entier« — Tu es un acteur, Kenneth. On t’a appris à jouer un rôle, cela ne fait pas de toi un monstre. »
Afficher en entier« — Avant toi, je ne me posais pas autant de questions. Avant toi, je ne m’autorisais jamais à vivre. »
Afficher en entierNous naviguons dans un épais brouillard où chaque rocher menace la barque de fortune que nous avons construite cette nuit-là.
Nous ne possédons ni repère, ni carte, ni point de chute. Nous ne sommes que deux hommes qui n’auraient jamais dû se rencontrer.
Afficher en entier— Je vais vous prêter des vêtements secs, m’avise-t-il en retirant son lourd manteau et ses bottes.
— C’est gentil, mais ça ira, je vous assure.
— Vous tremblez. La salle de bains est sur votre gauche.
— Je ne voudrais pas abuser. Ça me gêne que vous ayez eu à me raccompagner et--
Je crois qu’il ne m’écoute pas. Il disparaît à l’étage. Je suis littéralement en train de dégouliner sur son parquet en chêne massif. Je me déchausse. Adieu la grande classe, j’ai dorénavant le charisme d’une huître ballottée en pleine mer.
Afficher en entierJe déglutis. Un intello harceleur, y’a rien de pire. Il a le profil parfait pour devenir un tueur en série. Soit. Passons. Le coude en appui sur la table, le poing sur la joue, je l’observe dessiner les courbes avec minutie. Il adore ça, on dirait. Typique d’un esprit rigide, calculateur, hautain, arrogant, manipulateur, et… Je vais m’arrêter d’énumérer mentalement ses défauts, sinon à Noël j’y suis encore.
— Arrête de sourire bêtement.
— Comment ça ?
Étais-je inconsciemment en train de sourire ? Je me répugne. Il ne mérite rien de positif de ma part.
— Me la fait pas à l’envers. Je sais que tu jubiles de me voir faire ça. Profites-en. Ça ne durera pas, rétorque-t-il sur un ton aussi glacial que le zéro absolu.
Afficher en entierSous le ciel endeuillé, je comprends que certaines mélodies ne s'éteignent jamais ; elles changent simplement de cœur pour continuer à exister.
Afficher en entierEt dans la douceur de ce moment, je comprends que, parfois, se libérer de ses chaînes, c'est simplement permettre à quelqu'un de voir la lumière qui persiste derrière les fêlures.
Afficher en entierJe suis dans tout ce que nous avons partagé, et dans tout ce que nous avons brisé.
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