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- Cette question ! Bien sûr que je ne regrette pas ! J'aime mieux aller au diable par le chemin de mon choix qu'être conduite au ciel par un tiers. Et je ne voudrais renoncer à cette liberté pour rien au monde..je dois avouer qu'il n'en a pas toujours été ainsi....non, même pour moi !
Afficher en entier[...] elle était de ces gens qui vivent de l'esprit et pour l'esprit. Dans le passé déjà, malgré ses raffinements et, son élégance, il en avait été ainsi : elle se préoccupait d'abord de donner à l'idéal sa nourriture, et c'est seulement alors que, négligemment, comme à regret, s'il restait du temps, le corps recevait sa miette de sollicitude.
Afficher en entierPour elle, la bonté était la somme de toutes les imperfections et le reste ne comptait guère ; car il y a beaucoup de clefs pour ouvrir le cœur des hommes, toutes différentes. Ainsi pour conquérir Kit, il suffisait d'être léger, brillant et gai, de voir le côté amusant de la vie ; pour Govind, il fallait dire "J'appartiens à ma patrie - elle est mon père et ma mère", à partir de ce moment-là, il était votre esclave ; pour Premala, la bonté était la seule réponse, elle n'en demandait pas plus.
Afficher en entierMais quand on a parlé du fond du cœur, on ne peut si facilement effacer la vérité : ni par la répétition, ni par l'exagération, ni par la moquerie et moins encore par le mensonge ; il ne sert qu'à mettre en relief, par sa fausseté même, la vérité qui l'a précédé.
Afficher en entierIl ne leva pas les yeux quand j'arrivai, il ne dit rien, mais il se recula légèrement pour me faire une place sur la souche où il était assis. Il y avait longtemps qu'elle était là, cette souche : elle changeait d'apparence au rythme des saisons, si bien qu'elle passait inaperçue. Personne ne venait la fendre pour en faire du bois à brûler, ou la métamorphoser à coups de hache. Je m'assis dessus à côté de Govind ; je retirai mes sandales et posai mes pieds sur les flancs veloutés ; le silence entre nous était amical, et autour de nous chantaient le vol des oiseaux et le vent dans les herbes.
Afficher en entier[...] il m'embrassa avec légèreté et me demanda s'il m'était moins antipathique.
- Antipathique ? répétai-je, pleine de stupeur. Qu'est-ce que vous pouvez bien vouloir dire ?
- Oui, moins antipathique qu'au début, souffla-t-il.
Je le regardai, les yeux ronds : ma conduite avait-elle donc été si transparente ? Transparente pour les autres, incompréhensible pour moi.
- Vous étiez pleine d'épines, me dit-il d'un ton gentiment accusateur, tout en me regardant.
Je ne pouvais pas nier, je ne pouvais pas mentir.
- Seulement au début, dis-je finalement. Tout à fait au début.
- Mauvais début, dit-il, et meilleure suite.
Et, je ne sais pourquoi, je me sentis absurdement heureuse qu'il n'eut pas prononcé le mot "fin".
Afficher en entier- Amen, dit Richard. Ce qui me parut une manière inhabituelle, mais très habile, d'éluder une question embarrassante. Je n'aurais jamais trouvé cela toute seule, mais j'en pris note pour m'en servir au besoin.
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