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« Boulevard des Étoiles, le carnaval bat son plein… » La Terre est devenue un lieu de loisirs permanent depuis que les Alii, en effectuant le Grand Ménage, ont décimé les neuf dixième de la population.
Les personnages composent à longueur de temps des jeux de rôle grandeur nature, mars l'ennui peut les conduire à les interpréter pour de vrai ; c'est ce qu'apprend bien involontairement Walt Umfrey, physicien sur le satellite Erymède, venu se distraire sur Terre (« La tête de Walt Umfrey »).
On peut aussi se faire peur par procuration, en se branchant sur les pilotes de course qui frôlent la mort à 1500 km/h. « Yadjine et la mort » est probablement la plus belle nouvelle de ce recueil, où une femme tente de connaître Marq Folker, et, à travers lui, de contempler l'abîme de la mort.
Cet univers de fête n'est pas tout rose : Perris, qui enquête dans l'entourage de la rimbaldienne (et transparente) star du rock Morry Jimmison, désire se venger de la secte qui a massacré sa famille. Enfin, les éternels désaxés désireux de devenir maîtres du monde sévissent toujours : le docteur Zo-Lost Goodtheirn met au point une armée de monstricules (« Les amis de monsieur Soon » et « À la recherche de monsieur Goodtheim »).
Baroque, foisonnant de détails, le recueil constituant Boulevard des Étoiles ne ressemble à nul autre. Il se rattache au cycle « eryméen » de Sernine, qui comprend quelques romans et nouvelles. Ces textes n'ont rien de spéculatif, on s'en doute, mais jouent métaphoriquement avec des images, des décors.
Curieusement, bien que Sernine avoue dans l'interview finale attacher de l'importance au récit, les intrigues qu'il développe laissent indifférent (à l'exception de « Yadjine et la mort ») probablement en raison de la complexité et de la richesse du décor qui requiert sans cesse l'attention.
Il manque peut-être à ces textes un point d'ancrage, un sujet central que les excès de cette société ne viendraient distraire. Mais il est difficile de ne pas tourner la tête dans cet univers. Car, « Boulevard des Étoiles, le Carnaval bat son plein »…
Claude ECKEN
« Boulevard des Étoiles, le carnaval bat son plein… » La Terre est devenue un lieu de loisirs permanent depuis que les Alii, en effectuant le Grand Ménage, ont décimé les neuf dixième de la population.
Les personnages composent à longueur de temps des jeux de rôle grandeur nature, mars l'ennui peut les conduire à les interpréter pour de vrai ; c'est ce qu'apprend bien involontairement Walt Umfrey, physicien sur le satellite Erymède, venu se distraire sur Terre (« La tête de Walt Umfrey »).
On peut aussi se faire peur par procuration, en se branchant sur les pilotes de course qui frôlent la mort à 1500 km/h. « Yadjine et la mort » est probablement la plus belle nouvelle de ce recueil, où une femme tente de connaître Marq Folker, et, à travers lui, de contempler l'abîme de la mort.
Cet univers de fête n'est pas tout rose : Perris, qui enquête dans l'entourage de la rimbaldienne (et transparente) star du rock Morry Jimmison, désire se venger de la secte qui a massacré sa famille. Enfin, les éternels désaxés désireux de devenir maîtres du monde sévissent toujours : le docteur Zo-Lost Goodtheirn met au point une armée de monstricules (« Les amis de monsieur Soon » et « À la recherche de monsieur Goodtheim »).
Baroque, foisonnant de détails, le recueil constituant Boulevard des Étoiles ne ressemble à nul autre. Il se rattache au cycle « eryméen » de Sernine, qui comprend quelques romans et nouvelles. Ces textes n'ont rien de spéculatif, on s'en doute, mais jouent métaphoriquement avec des images, des décors.
Curieusement, bien que Sernine avoue dans l'interview finale attacher de l'importance au récit, les intrigues qu'il développe laissent indifférent (à l'exception de « Yadjine et la mort ») probablement en raison de la complexité et de la richesse du décor qui requiert sans cesse l'attention.
Il manque peut-être à ces textes un point d'ancrage, un sujet central que les excès de cette société ne viendraient distraire. Mais il est difficile de ne pas tourner la tête dans cet univers. Car, « Boulevard des Étoiles, le Carnaval bat son plein »…
Claude ECKEN
Les énigmatiques Alii sont venus sur Terre pour nous offrir Le Grand Ménage, une douce fin du monde qui a rayé 90% de la population mondiale. Les sociétés se sont alors transformées en une fête continue, démesurée : Le Boulevard des étoiles, où, jour et nuit, le carnaval bat son plein. Dans les méandres de ce théâtre planétaire, hommes et femmes se trouvent sans tabous, s'adonnent à des jeux de rôles grandeur nature où l'on meurt... parfois pour de vrai.
Quelques personnages mythiques hantent les lieux : Morry Jimmison, chanteur de rock, qui pleure sa femme et son bébé, massacrés par une secte. Marq Folker, le grand pilote qui défie la mort à 1500 km/h ; ainsi que Zo-Lost Goodtheim qui, à la tête d'une armée de monstricules, projette de devenir le Maître du Monde.
Les énigmatiques Alii sont venus sur Terre pour nous offrir Le Grand Ménage, une douce fin du monde qui a rayé 90% de la population mondiale. Les sociétés se sont alors transformées en une fête continue, démesurée : Le Boulevard des étoiles, où, jour et nuit, le carnaval bat son plein. Dans les méandres de ce théâtre planétaire, hommes et femmes se trouvent sans tabous, s'adonnent à des jeux de rôles grandeur nature où l'on meurt... parfois pour de vrai.
Quelques personnages mythiques hantent les lieux : Morry Jimmison, chanteur de rock, qui pleure sa femme et son bébé, massacrés par une secte. Marq Folker, le grand pilote qui défie la mort à 1500 km/h ; ainsi que Zo-Lost Goodtheim qui, à la tête d'une armée de monstricules, projette de devenir le Maître du Monde.