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Nulle désillusion ne se compare à celle que la génération d'après-guerre a connue.
Au printemps des années soixante a succédé l'hiver, qui dure encore, des années quatre-vingt. Les grandes espérances ont pâli, la vie perdu la saveur qu'on lui trouvait. Le changement d'horizon, la fin d'une époque, c'est à l'échelle des heures, dans le détail de l'expérience personnelle qu'on en prend la mesure. Ces notes, prises au jour le jour, depuis vingt-cinq ans, accusent avec les progrès de l'âge, l'érosion du bonheur qui avait été donné, pour commencer.
Nulle désillusion ne se compare à celle que la génération d'après-guerre a connue.
Au printemps des années soixante a succédé l'hiver, qui dure encore, des années quatre-vingt. Les grandes espérances ont pâli, la vie perdu la saveur qu'on lui trouvait. Le changement d'horizon, la fin d'une époque, c'est à l'échelle des heures, dans le détail de l'expérience personnelle qu'on en prend la mesure. Ces notes, prises au jour le jour, depuis vingt-cinq ans, accusent avec les progrès de l'âge, l'érosion du bonheur qui avait été donné, pour commencer.
Ce deuxième tome couvre les années quatre-vingt-dix, et porte toute l’ombre qui – à l’exclusion des années soixante – a prévalu au long de ce vingtième siècle.
Ce deuxième tome couvre les années quatre-vingt-dix, et porte toute l’ombre qui – à l’exclusion des années soixante – a prévalu au long de ce vingtième siècle.
« Pour des raisons qui touchent à mes origines, à ma destinée, j’ai ressenti le besoin d’y voir clair dans cette vie. La littérature m’est apparue comme le mode d’investigation et d’expression le moins inapproprié. Elle est porteuse, comme l’histoire, comme la philosophie, comme les sciences humaines, d’une visée explicative, donc libératrice. Elle peut descendre à des détails que les discours rigoureux ne sauraient prendre en compte parce qu’il n’est de science que du général.
Les notes quotidiennes ne diffèrent pas, dans le principe, de ce que j’ai pu écrire ailleurs. Les autres livres se rapportent aux lieux, aux jours du passé, le Carnet à l’heure qu’il est, au présent. »
P. B.
Ce journal, qui couvre la première décennie du vingt et unième siècle, constitue le troisième volume des Carnets de notes de Pierre Bergounioux.
« Pour des raisons qui touchent à mes origines, à ma destinée, j’ai ressenti le besoin d’y voir clair dans cette vie. La littérature m’est apparue comme le mode d’investigation et d’expression le moins inapproprié. Elle est porteuse, comme l’histoire, comme la philosophie, comme les sciences humaines, d’une visée explicative, donc libératrice. Elle peut descendre à des détails que les discours rigoureux ne sauraient prendre en compte parce qu’il n’est de science que du général.
Les notes quotidiennes ne diffèrent pas, dans le principe, de ce que j’ai pu écrire ailleurs. Les autres livres se rapportent aux lieux, aux jours du passé, le Carnet à l’heure qu’il est, au présent. »
P. B.
Ce journal, qui couvre la première décennie du vingt et unième siècle, constitue le troisième volume des Carnets de notes de Pierre Bergounioux.