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Tristan Flora – Méphis (tome 1) : Après une enfance marquée par les difficultés financières, Flora Tristan, qui s’est mariée à 17 ans, a vécu l’enfer conjugal. Au moment de la parution de Méphis, de retour d’un voyage au Pérou où elle a tenté de reprendre contact avec la famille de son père (elle en a tiré Les Pérégrinations d’une Paria), elle se soigne d’une blessure par balle infligée par son mari. Femme mariée, donc considérée comme mineure et incapable, elle s’était évadée de cette vie quotidienne en lisant Rousseau, Lamartine et Germaine de Staël.
Nous avons souhaité aborder les œuvres de Flora Tristan avec cette première fiction (1838) où se retrouvent ces influences, mais aussi ses idées sociales, qu’elle développera et précisera par la suite en travaillant dans les filatures et au cours de son « tour de France ». Ce premier tome de Méphis débute dans le cadre très romantique de la vie d’une jeune femme, « Maréquita », puis se poursuit, sur un mode réaliste, par la narration que fait Méphis de sa vie de « prolétaire » : à cette occasion Flora Tristan nous livre ses réflexions – bien en avance sur son temps – sur les inégalités sociales, l’éducation des hommes et des femmes, le mariage et l’absence de liberté pour les femmes, les institutions et les conventions qui les renforcent.
Tristan Flora – Méphis (tome 1) : Après une enfance marquée par les difficultés financières, Flora Tristan, qui s’est mariée à 17 ans, a vécu l’enfer conjugal. Au moment de la parution de Méphis, de retour d’un voyage au Pérou où elle a tenté de reprendre contact avec la famille de son père (elle en a tiré Les Pérégrinations d’une Paria), elle se soigne d’une blessure par balle infligée par son mari. Femme mariée, donc considérée comme mineure et incapable, elle s’était évadée de cette vie quotidienne en lisant Rousseau, Lamartine et Germaine de Staël.
Nous avons souhaité aborder les œuvres de Flora Tristan avec cette première fiction (1838) où se retrouvent ces influences, mais aussi ses idées sociales, qu’elle développera et précisera par la suite en travaillant dans les filatures et au cours de son « tour de France ». Ce premier tome de Méphis débute dans le cadre très romantique de la vie d’une jeune femme, « Maréquita », puis se poursuit, sur un mode réaliste, par la narration que fait Méphis de sa vie de « prolétaire » : à cette occasion Flora Tristan nous livre ses réflexions – bien en avance sur son temps – sur les inégalités sociales, l’éducation des hommes et des femmes, le mariage et l’absence de liberté pour les femmes, les institutions et les conventions qui les renforcent.
Tristan Flora – Méphis (tome 2) : La deuxième partie de Mephis conte l’histoire de Maréquita jusqu’à sa rencontre avec Méphis. Puis on retrouve le fil de l’intrigue, initiée dans la première partie, liant Maréquita à Méphis, ses multiples rebondissements, leurs amours contrariées, leur lutte pour vivre leur amour loin de toute contrainte jusqu’au dénouement, que l’on pressent tragique.
C’est en 1838 que Flora Tristan, écrivit ce livre, dont l’intrigue romanesque sert de cadre à l’exposition de ses convictions novatrices à l’égard des femmes : rébellion contre leur absence de liberté, l’impossibilité pour elles de travailler et d’être indépendantes ; le choix qui leur est imposé de se marier avec un « bon parti » ou d’aller au couvent. Elle critique la mode féminine, notamment le corset qui « empêche les femmes de faire ou d’être autres choses que des jolies poupées fragiles ». Elle se pose aussi en farouche opposante de l’Église catholique, dont elle décrit la corruption, l’hypocrisie et les luttes de pouvoir internes. Elle dénonce le poids des conventions sociales, qui transforment en parias celles et ceux qui ne s’y conforment. Elle s’affirme en vrac contre la peine de mort, pour la suppression des privilèges, pour l’imposition des riches, pour l’amélioration des conditions de vie des « prolétaires », pour l’enseignement public et surtout gratuit.
Flora Tristan utilise le personnage masculin de Méphis pour exposer ses théories sociales et progressistes. Méphis est un récit sombre, mais éclairé par l’espoir d’un nécessaire changement des rapports hommes-femmes, impliquant toutes les couches sociales.
Tristan Flora – Méphis (tome 2) : La deuxième partie de Mephis conte l’histoire de Maréquita jusqu’à sa rencontre avec Méphis. Puis on retrouve le fil de l’intrigue, initiée dans la première partie, liant Maréquita à Méphis, ses multiples rebondissements, leurs amours contrariées, leur lutte pour vivre leur amour loin de toute contrainte jusqu’au dénouement, que l’on pressent tragique.
C’est en 1838 que Flora Tristan, écrivit ce livre, dont l’intrigue romanesque sert de cadre à l’exposition de ses convictions novatrices à l’égard des femmes : rébellion contre leur absence de liberté, l’impossibilité pour elles de travailler et d’être indépendantes ; le choix qui leur est imposé de se marier avec un « bon parti » ou d’aller au couvent. Elle critique la mode féminine, notamment le corset qui « empêche les femmes de faire ou d’être autres choses que des jolies poupées fragiles ». Elle se pose aussi en farouche opposante de l’Église catholique, dont elle décrit la corruption, l’hypocrisie et les luttes de pouvoir internes. Elle dénonce le poids des conventions sociales, qui transforment en parias celles et ceux qui ne s’y conforment. Elle s’affirme en vrac contre la peine de mort, pour la suppression des privilèges, pour l’imposition des riches, pour l’amélioration des conditions de vie des « prolétaires », pour l’enseignement public et surtout gratuit.
Flora Tristan utilise le personnage masculin de Méphis pour exposer ses théories sociales et progressistes. Méphis est un récit sombre, mais éclairé par l’espoir d’un nécessaire changement des rapports hommes-femmes, impliquant toutes les couches sociales.