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— J’ai envie de t’embrasser, confesse-t-il d’une voix rauque qui me fait bander un peu plus fort. Mais je ne veux pas que tu t’imagines que cela a quelque chose à voir avec « mes services ».
Afficher en entierLa manière dont Nick m’observe. La couleur chaude de ses yeux et l’éclat vivant qui y brille. J’aime leur forme, leur taille, j’aime ce qu’ils dégagent, tranquillité, amusement et douceur. Son regard est presque en opposition avec son physique très viril et imposant. Dans ses yeux, je lis une autre personnalité et cette ambivalence me remue. Dans mon esprit, je fourmille d’idées et d’envies.
Afficher en entier— Est-ce que tu vois toujours le minet du salon de coiffure ? lui demandé-je.
Il secoue la tête.
— J’en ai un peu marre des minets, répond-il, blasé.
À bien y réfléchir, il ne s’est affiché avec personne depuis un petit moment, maintenant.
— Qui l’aurait cru ? Je pensais avoir des cheveux blancs, le jour où j’entendrais ces paroles sortir de ta bouche.
— Saloperie, va. Quelle opinion as-tu de moi, franchement ?
J’ouvre la bouche et il tend aussitôt les bras vers moi.
— Non, tais-toi. J’ai suffisamment mangé pour aujourd’hui.
Je le regarde avec un sourire en coin.
— Petit joueur, ponctué-je d’un coup de menton narquois.
— T’es atroce, se lamente-t-il. Pourquoi tu ne veux pas de moi ? J’ai tout à la bonne place, pourtant. Je suis plutôt beau gosse. Hey ! La ferme !
Je me retiens de m’esclaffer, pince mes lèvres. Oui, il est beau, un magnifique Rital, bien foutu en plus, néanmoins son ego surdimensionné n’a pas besoin de ma flatterie.
— Je gagne bien ma vie. J’ai une super bagnole. Personne ne s’est jamais plaint de ma queue, que je sache ?
— Mon frère, dis-je avec une main sur le cœur, tu représentes tellement plus que ça, pour moi.
— Espèce d’enculé ! éructe-t-il. Un pote ne vaut pas un grand amour. Tu ne me feras jamais gober une ânerie pareille.
— On peut divorcer d’un grand amour, mais toi et moi, c’est pour la vie. Je suis ta moule, tu es mon rocher.
Afficher en entierEntre les pantoufles roses avec de gros cœurs, les pyjamas – roses avec de gros cœurs – ou des boîtes de chocolats – eh oui, roses, avec de gros cœurs – il avait du mal à comprendre ce que cela changerait dans la dynamique d’un couple.
Pire, les laissés pour compte, comme lui et tant d’autres, ne pouvaient que se sentir abandonnés par ces chaînes de magasins qui surfaient sur l’aspect commercial sans en avoir rien à fiche de « l’amour » qu’ils exposaient de façon si impudique. Voilà bien une fête qui ne servait à rien pour la majorité des gens.
Peut-être qu’elle avait son importance pour d’autres, il voulait bien l’admettre. Mais de là à exposer leurs amours en « rose à gros cœurs », il y avait comme une indécence qu’il avait du mal à comprendre.
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