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Cathon

Auteur

53 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par beedonkadonks 2020-03-28T09:14:56+01:00
de

Biographie

Cathon est auteure, illustratrice et bédéiste. Titulaire d’un baccalauréat en Arts Visuels et Médiatiques, elle publie depuis 2013 des bandes dessinées et des albums jeunesse aux éditions de la Pastèque, Comme des géants et Owlkids. Chez Pow Pow, elle a fait paraître Les cousines vampires (avec Alexandre Fontaine Rousseau) et Les ananas de la colère.

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de Cathon

Sortie France/Français : 2024-09-13

Les derniers commentaires sur ses livres

La liste des choses qui existent

Mignonne bande dessinée à l'humour délicieux.

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Commentaire ajouté par Genou 2019-02-20T03:45:31+01:00
Les ananas de la colère

J'ai tout d'abord été attirée par la couverture de cette BD qui est réellement chouette, mais en plus d'une belle couverture, l'histoire est vraiment très drôle et très divertissante. J'ai adoré!

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Commentaire ajouté par Evanna 2019-04-17T17:11:05+02:00
Les ennuis de Lapinette

C'est un joli petit livre pour les enfants pour une première lecture, avec de belles illustrations et une histoire sympathique.

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Commentaire ajouté par mathildexiste 2020-03-12T22:27:51+01:00
Les cousines vampires

Une drôle de bande dessinée qui se lit assez vite. Les dessins sont très fluides et jolis et l'utilisation du crayon permet de créer un univers sombre et complet. Hommage aux films d'horreur de série B, cette BD tout en humour est réussie.

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Commentaire ajouté par mathildexiste 2020-06-08T18:23:58+02:00
Les ananas de la colère

Incroyable petit bijou de bande dessinée. L'Humour et le ton sont fabuleux, de même que les dessins qui nous plongent dans un véritable univers irréel où empestent l'ananas et la noix de coco.

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Commentaire ajouté par LightAndSmell 2022-07-26T10:33:10+02:00
Les cousines vampires

Je n’avais jamais entendu parler de ce roman graphique découvert par hasard dans les rayons de ma médiathèque. Chose fort dommage car avec son ton décalé, ses scènes d’inspiration gothique tournées en dérision et son héroïne un peu cruche sur les bords, Les cousines vampires est un petit bijou. On sent que l’auteur ne se prend pas au sérieux et s’amuse des codes des films d’horreur, des clichés des romans gothiques, et de l’engouement pour les vampires, sans oublier de tourner au ridicule quelques éléments plus contemporains, pour nous proposer une œuvre drôle, décalée et pleine de mordant.

J’ai eu l’impression de regarder un navet, mais un navet assumé qui cache une richesse folle avec des références et des allusions qui raviront les amateurs de films d’horreur et de l’esthétique gothique, parfaitement retransmise grâce aux illustrations de Cathon. Jouant sur les ombres, le noir et ses dégradés, l’illustratrice apporte cette noirceur que l’auteur tourne avec brio au ridicule. La couverture et les événements devraient nous inquiéter, l’auteur s’arrange pour nous faire sourire et rire devant une héroïne complètement à côté de la plaque.

Ainsi, si Camille se révèle touchante par sa naïveté, elle ne brille pas par sa perspicacité. Tous les indices sont là pour qu’elle comprenne qu’il y a un problème, que sa cousine dont elle garde de tendres souvenirs est dorénavant bien étrange, que ce n’est pas normal qu’il y ait des vers dans le fromage, et encore moins que l’épicerie locale ne vende que des produits à base d’ail, mais elle, elle ne voit rien, strictement rien. Cet aveuglement face à des indices plus gros qu’un camion rend l’aventure de la jeune femme très drôle pour les lecteurs qui, eux, ont compris qu’il y avait anguille sous roche dès l’arrivée de la jeune fille dans le village de sa cousine. Il faut dire que les locaux nous mettent quand même bien mis la puce à l’oreille, même si la logorrhée de Camille aurait pu nous distraire de l’essentiel.

J’ai également beaucoup aimé la manière dont l’auteur s’amuse de ces scènes dans lesquelles les grands méchants des films et des séries déclament leur plan et dévoilent leur machiavélisme. Un manque de subtilité qui rend toujours ces passages ridicules ! Ici, le ridicule provient autant du discours grandiloquent de Frédérique à sa fenêtre que la manière dont Camille l’interrompt régulièrement. Car si cette dernière n’a pas peur des choses inquiétantes qui se déroulent autour d’elle, elle est terrifiée par des ombres sans danger. Irrattrapable ? Peut-être… En tout cas, ne comptez pas sur un drame frappant le village, et donnant lieu à un conciliabule hilarant, pour lui mettre un peu de plomb dans la tête et les yeux en face des trous.

Seule la fin m’a semblé un peu expéditive dans la mesure où elle nous présente un grand bouleversement sans nous permettre de l’approfondir. Ce n’est pas un défaut en soi, mais je n’aurais pas été contre quelques pages supplémentaires, ayant adoré suivre cette jeune femme qui semble posséder une manière très personnelle d’aborder la réalité et le monde qui l’entoure. Elle offre un contraste saisissant avec sa sombre cousine dont, j’en suis certaine, vous, vous aurez compris la véritable nature.

Un peu cruche, bavarde à outrance, naïve sur les bords, Camille est la parfaite héroïne de série B, mais pas forcément celle qui reste sur ses deux pieds à la fin d’un film d’horreur ! Alors, on se demande inexorablement si elle va survivre à son séjour chez sa cousine Frédérique aux dents longues, aux grands yeux et aux mystérieux desseins…Une question dont je ne vous donnerai évidemment pas la réponse, mais qui me permet de conclure cet avis sur un conseil : foncez commander ce roman graphique parfait pour Halloween, les fans de films d’horreur qui ne se prennent pas au sérieux, et les amoureux des bons navets. Vous savez ces films qui savent tourner en dérision certains clichés et stéréotypes pour rendre une copie décalée absolument unique et savoureuse ! Ne manque plus que les rires préenregistrés pour se mettre dans l’ambiance… https://lightandsmell.wordpress.com/2021/11/13/les-cousines-vampires-alexandre-fontaine-rousseau-et-cathon-illustrations/

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Commentaire ajouté par Shaynning 2023-08-13T23:11:09+02:00
Le Dessin trop mignon

Incontournable Août 2023

Non, mais quel foutu joyeux bordel que cet album où tout le monde perd la tête dans un rare bazar collectif nourrit par la mignonnerie démesurée! Cet bel album rose se savoure comme un bonbon à l'érable: On peut juste pas s'arrêter!

Martin n'est pas prêt de s'imaginer quel réaction son dessin va susciter quand, durant un cours de maths ennuyeux, il donne vit au dessin le plus mignon que l'on puisse imaginer. L'amateur de couleurs voit adultes après adultes succomber au charme de sa création quand ils le regarde, sous des torrents de larmes et de "hoooooonnnnn" attendris. Mais sans le contrôle des adultes, les enfants ont alors le champs libre pour faire ce que bon leur semble! Que faudra-t-il pour ramener un semblant d'ordre dans ce décor improbable au pétillant contagieux?

La réponse: le parfait contraire. Une jeune fille, elle aussi habile de ses doigts et de ses crayons, sort tout son affection pour le Dégoutant, l'Hideux, le Repoussant, voir le Gluant, pour générer le dessin le plus dégueulasse qui soit. de quoi faire chavirer la transe béate des adultes incommodées par la mignonnerie. Les "hoooon" sont remplacés par des exclamations de dégout et des yeux horrifiés. Quand l'ordre revient dans la classe ( et le reste de l'école), on passe au projet suivant. Ça tombe bien car un des élèves, Bruno, va leur raconter "la blague la plus DRÔLE du monde, elle est à MOURIR DE RIRE " Voulez-vous l'entendre?"

Déjà, j'adore que Martin, un garçon, soit celui qui compose la mignonnerie et les couleurs vives, alors que c'est une fille qui adore tout ce qui est gluant, dégueux et crade. Un bon coup de pied dans les stéréotypes de genre, merci bien!

Cet album est riche en détails de toute sorte, c'est une composition élaborée et très dynamique, dans une palette de couleurs variées et homogènes ( pas d'effets clairs-obscures). Amusant d'ailleurs que le dessin le plus mignon soit lui-même dans un univers traité de manière mignonne aussi, avec de jolies petites bouilles rondouillardes et des yeux en picots qui deviennent ronds et larmoyants sous le coup de l'émotion ou écarquillés sous le coup de l'horreur. J'aurais tendance à dire que c'est un graphisme naïf, foisonnant de vie et où l'amoncellement d'objets et de personnages accentuent la débâcle de l'histoire. Non, mais quel bazar!

Cette fin ouverte est la la crème sur le strudel aux pommes: On peut imaginer que si la mignonnerie et le dégueulasse ont su causer pareille commotion, imaginez une blague si désopilante qu'elle "fait mourir de rire", on peut craindre qu'elle le fasse pour de vrai, d'où la réaction terrifiée des personnages.

N'aillez pas peur de mettre de la vie dans la narration, vous qui lirez cet albums aux plus jeunes, ça s'y prête très bien ça fera rire encore plus.

L'adulte que je suis extrapole aussi l'idée que sous-tend des histoires de ce genre: les émotions que génèrent les oeuvres, qu'elles soient audio ou visuelles. La joie de créer, c'est aussi la joie de susciter des réactions. Aussi, on a ici un bel effet boule-de-neige avec ces adultes qui perdent un à un la tête, permettant les enfants de se libérer de leur cadre. Quel enfant n'aime pas une histoire où ils deviennent soudain libres de faire ce qu'ils veulent?

Un bel album très amusant, débordant de vie et même zesté d'absurde. Mention spéciale au petit personnage piné sur la corde à linge et au chat coincé sur la tête d'un des enfant ( l'air de se demander comment il est arrivé là).

Pour un lectorat à partir du préscolaire, 4-5 ans+ * et bien sur tous les âges subséquents!).

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Ma Première fois: Huit nouvelles pour changer les règles

Incontournable Septembre 2023

On avait adoré le premier recueil de la maison La Bagnole sur les "premières fois" sexuelles, maintenant voici celui sur les premières menstruations!

Petite mise en contexte qui peut avoir sa pertinence: Au Québec, on a connu historiquement une période d'obscurantisme sur la question de la sexualité, et donc aussi sur la question de la puberté. Une époque où on ne parlait tout simplement PAS de menstruations, de contraceptions ou de sexualité. Être menstruée, c'était sale, c'était tabou. Imaginez un peu la terreur des jeunes filles qui devaient gérer des pertes sanguines sans avoir la moindre idée de ce qui leur arrivait, pour finalement apprendre que c'est le lot de près de la moitié des humains sur Terre? Imaginez une époque où on apprenait aux filles à craindre leur corps, en leur attribuant notamment la pression d'être chaste, exempte de masturbation ou pire, d'être la raison du péché de luxure des hommes? Ça ne fait pas si longtemps, au Québec qu'on en parle, de la sexualité et des menstruations. Les récits du présents recueil ont été élaborées par des femmes entre 35-45 ans, environ, donc leur adolescence se situe dans les années 1980-1990. Et même durant ces années, il y a eu des ratés, de fausses croyances, des idées reçues et un certain manque de détails importants sur la question des menstruations.

Donc, ici, l'idée est d'en parler, de donner la tribune a des personnages autobiographiques ou librement inspirés du vécu des autrices sur ce sujet. Avez-vous remarquez à quel point on n'entend à peine parler des menstruations dans les fictions des romans? Pourtant, une très large proportion de romans sont axés sur des héroïnes pubères. Les romans sur les vampires prendraient une toute autre dimension, d'ailleurs! Mais c'est quand même déconcertant qu'un aspect aussi naturel et universel que des menstruations soient aussi peu représentés dans la culture. Qu'à cela ne tienne!

Huit nouvelles, huit histoires différentes avec chacune leur humour, leur réalité et leurs enjeux. Certaines se heurtent à des complications matérielles ( souvent les tampons ou les serviettes) alors que pour d'autres, c'est toute la question de "devenir femme" qui rend anxieuse, une notion assez floue qui ne saurait se limiter qu'à la seule puberté. Il y a toute la dimension psychologique qui reste peu abordée cet enjeu précis. Avec les menstruations viennent aussi certains enjeux: la sexualisation du corps féminin, la contraception ( qui repose encore beaucoup sur les femmes) , les douleurs ( notamment le syndrome prémenstruel) et même le rapport à la norme ( notamment les filles hâtives et tardives sur leurs règles).

À travers le recueil, vous trouverez deux éléments supplémentaires: D'abord, des petites phrases ou expressions entourant les menstruations, tels que "avoir ses ourses", "les anglais débarquent", "être indisposée", "avoir ses règles", etc. Certaines expressions peuvent dater quelque peu et sont peut-être très propres au Québec. Ensuite, on retrouvera de petites chroniques courtes sur des croyances, des faits historiques ou de vieilles fausses nouvelles sur les menstruations. Si elles font souvent rire, elles marquent aussi l'ampleur de la m.connaissance du sujet, à travers les âges, mais aussi à travers les cultures. Et sans trop m'étonner, il y avait et y a encore beaucoup de négativité autours des menstruations.

Voici les infos exhaustives sur chacune de ces nouvelles:

Avec <a href="/auteur/Julie-Champagne/317644" class="libelle">Julie Champagne</a>, [ Les parapluies] il est question de devenir "parapluie", un code secret qu'avait les filles pour désigner les menstruations. Dans cette nouvelle, la jeune fille est encore en 5e année primaire (10-11 ans) quand elle devient menstruée. Ça la choque, d'abord parce que son sang est brun ( et non rouge) et qu'elle ne comprend pas trop ce que ça implique, en fait. Quand sa mère la rejoint pour lui expliquer que "ton corps peut faire des bébés", "tu es devenue une femme" et autres joyeuses vérités, elle ne sent pas du tout prête à devoir gérer tout ça. Surtout que son corps ne lui semble pas devenue si " femme" que ça. Et puis, au fond, tant pis, si elle ne sent pas encore prête à "devenir ado", ça ne la regarde qu'elle!

Avec Carolanne Faucher [ Sundae au fraises], une joueuse de soccer, Jen, en pleine routine de match se fait demandé un tampon par une joueuse qui se fait surprendre par ses menstruations. Jen est la dernière dans le vestiaire, mais n'ayant jamais eu ses règles malgré ses seize ans, elle n'a pas de protections. Sa mère lui a bien laissé une "trousse de secours", mais il s'agit d'une énorme serviette sanitaire très épaisse. S'en suit tout un branle-bas de combat pour trouver des tampons dans le casier d'une autre joueuse. Si Sab est rassurée d'avoir pu compter sur Jen, celle-ci se fait rassurer qu'en à son absence de menstruations: Ça finira bien par arriver un jour, d'ici là, autant en profiter!

Avec Stephie Mazunia [ Au secours, je vais mourir!], nous sommes au Burundi, en Afrique. Une jeune fille découvre qu'elle saigne en allant aux toilettes ( elle a cru s'être fait un peu pipi dessus) et pense donc qu'elle doit aller à l'hopital. Heureusement, son père la rassure en arrivant à l'école pour venir la chercher en lui expliquant qu'il s'agit d'un signe de puberté chez les femmes. En voulant bien faire, il lui a acheté des protections, mais plutôt qu'une serviette sanitaire normale, il lui achète les protections très épaisses pour les femmes ayant accouché. Ça bien rire sa "tante", d'ailleurs. Après un rituel ( à la science questionnable), voilà que sa maman lui explique que si elle "touche un garçon" elle tombera enceinte que les menstruations sont un écho de la douleur d'un accouchement. Notre héroine met alors une croix sur l'un et l'autre. Bien sur, elle ne peut pas éviter tous les hommes et garçons indéfiniment! Heureusement, la maman corrige le tir en lui signifiant qu'il faut un rapport sexuel pour tomber enceinte. Enfin, avec l'anecdote de la piscine, il est question du tampon, qui "dévierge" les filles ( faux) et aussi de comment l'utiliser, ce qui se solde en multiples problèmes du fait de ne pas avoir comment l'utiliser correctement. La nouvelle se clôture sur la difficulté des filles burundaises de se procurer des commodités sanitaires et le manque d'explication autours des menstruations, ce qui peut résulter de craintes et de confusion autours de ce sujet.

Avec Cathon [ Bonsoir, je saigne abondamment!] on a une BD! Yeah! C'est une sorte de pot-pourris de petites anecdotes sur la difficulté de mettre des tampons, du fait qu'elle a attendu longtemps pour avoir des conseils à ce sujet, ainsi que de sa fierté d'avoir été la première personne avertie par sa petite soeur qu,elle avait ses premières règles. On y voit aussi certains petits témoignages de ses proches amies, que la rédaction de cette présente BD lui avait fait réalisé n'avoir jamais demandé les détails de leurs premières règles. Une Bd rigolote pleine et pleine de conseils.

Avec <a href="/auteur/Camille-Pare-Poirier/597525" class="libelle">Camille Paré-Poirier</a> [ Qu'est-ce que ça veut dire, être normale?], nous avons Judith, 13 ans, qui apprend souffrir d'une cyphose, une courbure lombaire ressortie qui engendre des douleurs au dos et qui requiert, du moins dans son cas, d'un corset orthopédique qui "encage" son torse des épaules à la taille. Judith ne le vit pas très bien, elle se sent différente et cherche a cacher ce corset. Les choses vont changer quand elle se fait demandé par <a href="/auteur/Catherine-L/631549" class="libelle">Catherine L</a> accès à la toilette des profs, un privilège qu'à Judith du fait de son corset qui requiert du temps à enfiler et une place pour le poser. Catherine a un rond de sang sur sa jupe, chose qui ne serait peut-être pas si grosse si son prof lui avait permit d'aller aux toilettes. Hélas, le prof a cru que cela concernait sa vessie, sans penser que ce pouvait être une urgence menstruelle. Judith se retrouve avec Catherine dans la toilette, à aider Catherine avec son incident. Les deux jeunes femmes en viennent a aborder leur différence: Judith, avec son corset et ses règles toujours pas arrivés, Catherine avec ses règles arrivés vraiment très tôt. À 7 ans. Dès lors, on ne l,a plus considérée comme une petite fille, ce qui vient avec son lot d'enjeux. Une belle histoire sur l'importance de s'aimer soi-même et aussi de se montrer solidaires entre filles.

Avec <a href="/auteur/Marie-Demers/251126" class="libelle">Marie Demers</a> [ Pétard Mouillé], nous suivons une presqu'ado qui a très hâte de devenir femme pour avoir les privilèges qui vont avec. Une hâte aussi motivée par la différence de traitement entre ses deux frères aînés et elle. Une hâte qui la pousse a mentir aux sujet de ses règles, de prétendre en avoir et même de se placer comme spécialiste sur la question. Mais quand elles arriveront véritablement, il y aura des déceptions. le traitement à son endroit n'est peut-être pas tant du à son âge qu'à son genre, finalement. Un des aspect intéressant est justement dans la hâtivité déçue: Devenir "femme" ce n'est pas juste d'avoir ses règles, c'est bien d'autres choses, qui ne viennent pas en paquet comme un gros feu d'artifice. C'est un processus, bien plus qu'une transformation spontanée.

Avec <a href="/auteur/Lily-Pinsonneault/432390" class="libelle">Lily Pinsonneault</a> [ le Secret], il est question d'une ado en randonnée avec sa famille, qui vit une journée difficile, dont la source est difficile à déterminer. Avec elle, on voit le mal être qu'on certaines ados avec l'arrivé de leurs menstruations, ce "flou" dans la tête, cette humeur maussade et cette envie de rester bien tranquille. Pour Lily, ce fut une journée où elle se sentait incomprise et seule, aà jongler avec ses premières règles dans l'anonymat, dans le secret. C'est sa tante qui sera finalement l'adulte présente pour elle et légitimer son ressenti.

Enfin, avec <a href="/auteur/Genevieve-Morin/578446" class="libelle">Geneviève Morin</a>, il est question d'une adolescente au sein d'une sororité de trois filles, et dont elle est la cadette. Elle a une maman au tempérament explosif, et qui peut semblé rude quelques fois. Seulement, notre ado doit absolument en parler: ses règles la font souffrir, malgré tous les remèdes de confort qu'elle puisse essayer. Quand elle en fait part à sa mère, celle-ci a tout de même le bon sens de la faire consulter une médecin. C'est elle qui va prescrire la pilule contraceptive, qui, contrairement à la croyance populaire, n'est pas seulement utilisée pour la contraception, mais aussi dans certains cas où les douleurs sont importantes et le cycle instable, car la pilule agit en régularisant le cycle menstruel. Et il y a dans cette nouvelles quelques remises à l'heure sur les croyances de la maman.

J'aurais définitivement aimé lire ce recueil quand j'étais ado, non pas que ma propre histoire de premières menstruations soit notable ( de fut même bien banal, et c,est tant mieux!) , mais de voir la diversité menstruelle , ainsi que certains enjeux liés aux menstruations chez d'autres filles, je trouve cela important. Comme certains personnages ( réelles ou fictives) l'ont signalé dans ce recueil, les règles, c'est aussi une affaire de solidarité féminine. On est toutes dans le même bateau, on trouve ça toutes contraignant, dans une certaine mesure, alors avoir la sensibilité de s'informer et de prendre acte des réalités d'autrui, je juge cela élémentaire, surtout que les menstruations restent encore un enjeu social aujourd'hui même. Il y a encore des tabous, des malaises et un manque à combler sur l'accès aux commodités sanitaires, selon les milieux et selon les régions.

J'ai beaucoup aimé la diversité des histories, certaines très crues, d'autres très touchantes. C'est ce que j'apprécie des recueils de nouvelles sur un thème commun, on peut apprécier l'éventail de perceptives et de points de vue des autrices sur le sujet bien plus facilement. Leur ton varie, leurs enjeux divergent et se ressemblent tout à la fois, avec nuances. Il fait cependant que je précise que ces ados là sont d'une génération différente de la présente, mais à n'en pas douter , certaines réalités sont encore présentes.

Puisque nous avons un recueil sur les premières menstruations pour les filles, ce serait bien d'en avoir un équivalent pour nos ados gars, sur leur puberté.

Les pages de garde sont recouvertes de petites culottes de toute sorte avec des tâches rouges. Ça peut sembler anodin, mais quand on pense que même les pub de serviettes sanitaires n'utilisent pas le rouge, je me dis que ces pages de garde sont plus audacieuse qu'on le pense!

Pour un lectorat adolescent du premier cycle secondaire, 12-15 ans+ **Je pense que les 10-12 ans ne devraient pas avoir de soucis avec cette lecture, surtout les filles du 3 cycle primaire sont de plus en plus concernées par le sujet elles-aussi. Ce pourrait constituer une belle entrée en la matière et le recueil est accessible sur l'écriture autant que sur le sujet.

Attention: Ce livre peut contenir du sang.( Tel qu'indiqué sur la couverture)

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Commentaire ajouté par Martha001 2024-09-08T16:14:32+02:00
Les ananas de la colère

J’ai adoré cette bande dessinée. Les dessins sont très jolis, l’histoire est intrigante et loufoque. Bref, on passe un très bon moment!

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Mimose & Sam, Tome 5 : La Maison disparue

Incontournable BD débutante Novembre 2025

Cinquième opus de la série de BD "Mimose et Sam", "La maison disparue" est donc une BD débutante pour le 1er cycle primaire. Avec ses bulles au texte simple et son histoire accessible, la série constitue un choix intéressant pour initier les plus jeunes à la lecture solo de la BD.

Ce cinquième tome s'axe autour d'une enquête, celle de la maison de Vernon, un ver de terre qui est coiffé d'un béret rouge. C'est par une journée de grands vents que Sam et Mimose découvre que leur ami a perdu sa maison et des traces atteste la présence du voleur. Les amis s'engagent pour la retrouver, avec ces indices en mains.

C'est intéressant cette façon qu'à choisi l'autrice-illustratrice Cathon de miser sur les indices, au nombre de quatre. Il faut que ces quatre objets soient corrélés au voleur et non que l'un d'entre eux: Une plume jaune, un gant vert, un morceau de la maison-pomme et une pièce de monnaie. C'est en effet quelque chose d'important dans une investigation, on ne peut pas se contenter que de certaines preuves, elles doivent toutes êtres corrélées.

Je note aussi que Vernon a la vilaine manie de sauter aux concluions et même invectiver des suspects. L'histoire met en relief l'importance de ne pas tomber dans ce genre de logique, au risque de s'aliéner des alliés ou de condamner un.e innocent.e. Heureusement, Mimose est plus tempérée et pragmatique, elle ne se laisse pas emporter par de simples concours de circonstances.

Attention, je vais divulgâcher la fin.

Finalement, on apprend qu'un personnage a volé la pomme pour se bricoler un ami imaginaire. Avec des pièces de monnaie, il lui a fait des pieds, avec des branches et les gants, ils lui a fait des bras et il lui a même ajouté un visage au crayon. La plume jaune provient du voleur lui-même, un poussin nommé Carlos. Un morceau de pomme s'est détaché en lui ajoutant un des bras. Carlos se confond en excuses et explique son motif: Il se sent seul parce que ses trois frères sont toujours occupés à jouer à la pétanque. Une fois la leçon apprise et ses excuses renouvelées, Carlos se fait pardonner par Vernon, qui trouve finalement que sa maison est très bien avec sa nouvelle apparence et consent même à lui partager sa "maison". le vent s'est finalement calmé et les amis se partagent des activités entre la pétanque et un jeune de cartes.

Petite leçon sur l'importance de ne pas prendre les choses d'autrui sans leur demander, c'est aussi une histoire sur une façon efficace de mener une enquête sans sauter aux conclusions. On ajoute aussi la réalité des enfants qui peuvent se sentir seuls s'ils n'ont personne avec qui partager leurs jeux et même la force de la solidarité amicale. Avec son côté pétillant et mignon, Cathon imagine une histoire à hauteur de jeunes enfants, aussi amusante à lire que pertinente dans ses messages.

Pour un lectorat du 1er cycle primaire, 6-7 ans+

Bonus: Si vous cherchez des BD débutantes, vous pouvez essayer les séries suivantes: "Ti-Bou" ( Scholastic), "Pauline" ( Comme des géants), "Simon et Chester" ( Héritage Jeunesse) et "Les enfants du Mile End" ( La pastèque").

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