Toutes les séries de Stéphane Dufoix
Après avoir été pendant longtemps au service de la pratique architecturale, l’histoire de l’architecture est devenue récemment un enjeu dans la légitimation culturelle d’une profession. Cette histoire elle-même, depuis le milieu du XIXe siècle, n’a cessé de gagner en autonomie : problématiques nouvelles, territoires et objets diversifiés, posent à l’historien des questions fortes. En retraçant l’histoire de l’architecture jusqu’au développement de ses démarches les plus contemporaines, ce livre nous aide à mieux comprendre les orientations actuelles d’une discipline dont les enjeux esthétiques, mais aussi sociaux et politiques, se révèlent fondamentaux dans notre monde moderne.
Tous les livres de Stéphane Dufoix
Un monastère isolé confronté à une menace inconnue.
Deux enfants lancés dans une étrange quête de vérité.
Un enquêteur sur les traces d’un assassin dans un monde privé d’électricité.
Une chambre d’hôpital.
Une institutrice face à elle-même dans un quartier retranché.
Un prisonnier devant une commission médicale.
Un roman. Six histoires. Une seule ?
Et si la seule façon d’entrer dans un labyrinthe était d’accepter de s’y perdre ?
Et si la seule façon d’en sortir était d’y tracer sa propre voie ?
Stéphane Dufoix est professeur de sociologie. Il a publié une dizaine d'ouvrages sur l'exil, l'immigration, les diasporas et la mondialisation. L'Agoni est son premier roman.
« Décolonial » ou « décolonialisme » : des mots omniprésents dans le débat public français, mais dont le sens réel et la portée heuristique semblent ignorés ou instrumentalisés. Ce nouvel opus de la collection Le mot est faible permet d’y voir plus clair.
Depuis quelques années, les mots « décolonial » et « décolonialisme » ont fait leur apparition dans le débat public français : dans les tribunes, discours, essais ou encore éditoriaux divers. Ils y occupent une place très particulière, celle du mot qui divise en prétendant défendre l’unité, celle du mot qui agit en prétendant se contenter de décrire, celle de la victime contre l’ennemi qui menace.
Comme nombre de titres de la collection Le mot est faible, l’objectif de l’ouvrage est d’explorer les transformations de certaines approches épistémiques contre-hégémoniques à l’échelle mondiale. Si le mouvement décolonial n’est pas le seul existant, il est sans doute l’un des plus repris actuellement, du fait de son affinité sémantique avec l’idée de décolonisation. Explorer ces nouvelles approches nécessite aussi de s’intéresser aux logiques de résistance – politiques et intellectuelles – qui s’exercent en particulier en France à leur égard. L’ouvrage tente non pas de rester neutre, mais de plaider pour un engagement académique, tout à la fois réflexif et situé, attentif à saisir à quel point et de quelle manière l’ethnocentrisme – pas seulement eurocentré – invite au binarisme. Il s’agit d’inciter à réfléchir et à rendre possible un dialogue scientifique plus large, ouvert au(x) monde(s) et à une forme d’universalité différente, qu’on l’appelle « pluriverselle » ou tout simplement « plurielle ».

