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Liste des commentaires

Commentaire ajouté par delbookdim 2024-08-21T01:40:10+02:00
Or

Petit clin d’œil à la rentrée littéraire et Badjens coche toutes les cases. C'est un coup de cœur mais aussi un coup de poing.

C'est un roman intense qui se lit d'une traite, c'est puissant. C'est une tranche de vie, celle d'une jeune fille iranienne de 16 ans qui vit à Chiraz, elle nous raconte sa famille, sa scolarité, ses divers apprentissages dont celui de la religion et

.. le port du voile.

Il y a dans ce récit, toute la liberté d'expression et l'envie de vivre de toute une génération de jeunes filles engluées dans un système qui ne leur parle pas. C’est un texte hommage à toutes ces jeunes filles et ses familles qui décident d'escalader les barricades et retirer leur foulard.

Difficile d'en dire plus sur ce roman, c'est très bien écrit, il y a du rythme, de la vie, pas de temps mort toutes là pour nous raconter l'histoire de «Badjens». Il nous donne simplement envie de crier, et de se battre.

🧣Une seule chose à faire, le lire, le découvrir se laisser porter et ne pas oublier....

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Commentaire ajouté par Lise770 2024-07-22T16:08:03+02:00
Bronze

Un livre intéressant à lire dans le contexte actuel mais j'aurai peur qu'il soit mal interpréter et amplifie le mouvement anti-voile en France.

J'espère que les gens sauront voir au delà du fait qu'elle veuille enlever son voile et qu'ils se rendront compte qu'elles se battent pour avoir le droit de le porter comme elles le souhaitent et comme leur foi leur en donne "l'envie".

On sent que le combat ne fait que commencer et que le futur et la liberté n'est pas aussi proche qu'on l'aimerait.

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Commentaire ajouté par Sarah_4vbook 2024-08-17T10:47:33+02:00
Argent

Ce roman de Delphine Minoui, journaliste engagée, est un récit vif et rythmé qui raconte les injustices subies par une adolescente de 16 ans, défilant à toute vitesse au moment où celle-ci se rebelle contre le régime et enflamme son voile. Une histoire inspirée de la vie de millions de femmes iraniennes en confrontation avec l’affirmation d’un gouvernement autoritariste.

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Commentaire ajouté par BookLoup 2024-10-04T08:17:02+02:00
Or

Un roman bouleversant, plein de vies, de luttes qui semblent infinies...

Les mots s'enchainent pour exposer aux yeux de tous les chines opprimants les femmes, les jeunes femmes,les jeunes filles, les filles, sœurs, mères amies.

Ils dénoncent les actes, les conséquences d'une éducation trop genrée où la religion asservi l'un des sexes.

Badjens, jeune femme révoltée, conte son récit, et celui de milliers d'autres femmes dans un texte sensible qui donne envie de rester le poing levé tant qu'il le faudra.

J'ai aimé la construction du livre où la narration se fond dans la poésie et où la fiction coule dans la réalité pour délivrer non pas le récit d'UNE femme mais de celui DE femmes.

Un roman a mettre entre les mains de tous et toutes pour que la violence et l'oppression cessent et disparaissent pour le retour de la vie.

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Commentaire ajouté par Matatoune 2024-10-07T21:56:38+02:00

Badjens de Delphine Minoui est un livre pamphlet contre le statut des femmes dans la République Islamiste racontant la vie d’une fillette devenue jeune femme au moment de Femmes, Vie, Liberté. Ce court roman commence lorsque la jeune femme grimpe sur une poubelle pour montrer au monde sa chevelure, son foulard tenu comme un étendard.

Badjens, prénom donné dans le silence par sa mère, signifie « mot à mot, mauvais genre. En persan de tous les jours : espiègle et effrontée ». Son vrai prénom Zahra est une « icône de l’islam, fille du prophète Mohammad et de sa première épouse, Khadidja ». Elle n’a que 16 ans et nous raconte son histoire.

De la première violence, sa naissance, le sort de cette fillette s’écrit en parallèle du monde. Son corps est oublié, nié et abandonné et sa liberté asservie au patriarcat familial et sociétal. Devenue adolescente, elle doit poursuivre, malgré tout, la découverte de sa féminité muselée.

Alors lorsque Masha, jeune kurde iranienne venue passée quelques jours à Téhéran, est violentée et arrêtée, d’un coup, l’esprit de révolte se réveille. Le lecteur occidental ne mesure pas l’accumulation des violences quotidiennes et récurrentes que subissent les femmes, depuis leur plus jeune âge, même si de nombreux documentaires écrits ou filmés essayent d’en rendre compte.

Delphine Minoui est journaliste. De père iranien, elle s’installe en Iran pendant une dizaine d’années puis déménage dans le Moyen-orient. Depuis 2009, elle est correspondante pour Le Figaro, basée à Istanbul. En 2018, elle reçoit le prix du magazine Elle pour Les Passeurs de livres de Daraya.

Badjens décrit parfaitement la duplicité de la société iranienne. Cette société permet de faire de la vodka frelatée, de la consommer mais interdit l’alcool. Néanmoins, elle invente sa musique Pop, mais empêche de la jouer ouvertement. Elle sait qu’Instagram est une vitrine sur le monde que tout le monde regarde, alors que la justice iranienne continue à lapider la femme adultère, même si rien n’est prouvé. Le lecteur mesure à chaque page cette schizophrénie. Et la jeunesse qui n’a connu que cela ne peut que le dénoncer.

La portée politique d’un tel mouvement est indéniable, même si rien ne change actuellement. La graine de la révolte est semée. Delphine Minoui le démontre dans ce court récit, Badjens, rappelant les rêves d’émancipation et de liberté de la population féminine qui, avec le Mouvement Femmes, Vie, Liberté a commencé à lever un rêve d’espoir.

Chronique illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/2024/10/05/badjens-delphine-minoui/

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Commentaire ajouté par Jackylebook 2024-10-08T12:43:45+02:00
Argent

Badjens, cela veut dire, si on le traduit mot à mot, mauvais genre, dans le langage du quotidien cela qualifiera une personne espiègle, effrontée.

« Dans le ventre maternel, c’est le liquide amniotique qui fait caisse de résonance », il ne faut pas chercher d’où Zahra tient son esprit de révolte. Dans le cabinet du gynécologue, lors d’une échographie, elle a entendu son père se lamenter qu’elle était une « erreur », son grand-père, téléphoner à un praticien qui réalise clandestinement des avortements, car en Iran tout se négocie, même l’interdit. Toutefois, devant le prix faramineux demandé, l’idée est abandonnée.

Son esprit frondeur va se fortifier avec la naissance, quelques années plus tard, de son petit frère Medhi. L’enfant-roi, couvert de cadeaux, alors qu’elle ne reçoit que des babioles pour son anniversaire, pour preuve cette barrette dans un vulgaire sachet en plastique, tant d’injustice.

Toutefois elle reçoit le soutien de sa maman aux idées plus progressistes, à l’insu du père pris par son travail. On note, une évolution générationnelle dans les mentalités féminines de cette famille. « Mâmân Zari », la grand-mère vit encore dans le culte du héros, son mari mort au combat pour défendre le régime des mollahs, et encense les dictateurs.

On suit l’adolescence de Zahra et la montée de sa rébellion, réunions discrètes entre filles pour écouter de la musique et se maquiller. Les premières bravoures dans la rue, les mèches de cheveux qui sortent du « maghna’eh » (un tissu noir couvrant la tête, le front, le menton et la poitrine).

De ces premières expériences sexuelles, forcées avec son cousin Ali ou consenties avec le jeune Darouich, idylle initiée lors d’une rencontre dans la rue, qui fera long feu car Zahra ne veut pas coucher, elle voue à la gent masculine une aversion, elle hait leur « instinct de domination ». Même dans la langue persane, dit-elle : « Ce n’est peut-être pas anodin, il n’y a ni masculin, ni féminin. Comme si les lettres mâles avaient endormi les femelles avec un coton d’éther. Au final tout est neutre… Un genre unisexe, ou plutôt asexué. Le masculin neutralise le féminin, l’annule et le tue ».

Puis vient septembre 2022, la véritable prise de conscience après le décès de Mahsa Amini. Cette jeune femme arrêtée par la police des mœurs pour un hijab jugé « inapproprié ». Ce drame déclenche un véritable soulèvement qui va ébranler les fondations du régime. Il provoque le décès de centaines de manifestants et l’arrestation de 22.000 personnes (source ONU). Qu’importe, malgré son jeune âge : 16 ans, Zahra saute le pas et rejoint le mouvement. Elle escalade une benne à ordures, retire son foulard, sort un briquet de sa poche et enflamme celui-ci.

Aujourd’hui le mouvement se poursuit, même si les manifestants ne foulent plus le pavé, la révolution est devenue silencieuse. De plus en plus de femmes pratiquent la désobéissance civile en refusant de porter le hijab obligatoire, devenu un symbole d’oppression. Néanmoins la répression reste toujours féroce.

Delphine Minoui, écrivaine franco-iranienne, nous livre un portrait plein de vigueur et de ferveur. Un roman d’apprentissage plein de fraicheur, malgré la lourdeur du sujet. Fraicheur, qu’incarne la jeune rebelle Zahra pour qui on ne peut avoir que de l’empathie. Un texte bref, entrecoupé de vers libres, qui fait mouche.

Zan, Zendegi, Azadi (Femme, Vie, Liberté). Que le combat continue !!

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Commentaire ajouté par romu34 2024-10-16T16:49:48+02:00
Diamant

a lire absolument. j'ai apprécié le courage du peuple iranien face au régime .surtout le courage des adolescentes et des femmes

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Commentaire ajouté par Julie-176 2024-12-30T17:28:43+01:00
Lu aussi

En 2022, Mahsa Amini, jeune fille iranienne, est arrêtée par la Police des mœurs et battue à mort lors de son « interrogatoire » pour son voile, soi-disant mal placé. Cette mise à mort déclenche des manifestations dans tout le pays avec une vague massive de protestations au nom du mouvement « Femme, vie, liberté ».

De cet élan sans précédent, Delphine Minoui, journaliste franco-iranienne, en a écrit un roman émouvant et criant de vérités. Cette « révolte » prend forme dans le personnage de Zahra, une adolescente de 16 ans, incarnant la jeunesse iranienne gonflée d’insurrections contre le régime liberticide des mollahs.

Ce roman d’apprentissage est conté sous la forme d’un dialogue intérieur de la part de Zahra, participant pour la première fois à une manifestation dans sa ville natale de Chiraz. Sous les encouragements de la foule en liesse, elle se tient prête à brûler son voile, après être montée sur une benne à ordures.

Vient, ensuite, les flash-backs depuis sa naissance : rejetée par son père parce que « fille » à cette ado surnommée par sa mère, depuis toute petite, « Badjens », signifiant en persan de tous les jours, « espiègle/effrontée ».

La plume très factuelle et l’écriture élégante de l’autrice offrent une accessibilité à un très large public : c’est pourquoi ce livre doit circuler de mains en mains, de lecteurs en lectrices et, ainsi, éviter que ne tombe dans l’oubli ce combat courageux quotidien que mène toute une génération d’Iraniens et d’Iraniennes.

Lu pour le compte TikTok, @PalPal dans le cadre du Grand Prix Littéraire, qui offre une « seconde chance » aux livres sélectionnés mais non primés des prix littéraires. La remise du Prix aura lieu le 23 janvier prochain à Paris.

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Commentaire ajouté par Ritamira 2025-03-03T22:37:26+01:00
Or

Une lecture nécessaire, un témoignage poignant sur la condition des femmes dans certaines régions du Moyen-Orient. Ce roman nous plonge au cœur de réalités souvent tues, de combats menés dans l'ombre et de la quête de liberté.

Il est difficile de porter un jugement sur un tel ouvrage, tant le sujet est sensible et les émotions qu'il suscite sont fortes. Delphine Minoui parvient avec justesse à nous faire ressentir la complexité de ces vies, entre traditions étouffantes et désir d'émancipation.

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Commentaire ajouté par FerialeRavenclaw 2024-10-13T01:20:31+02:00
Diamant

Ce livre est touchant.

Nous suivons la vie de la jeune Zahra, de ses 9 ans à ses 16 ans. Son histoire est vraiment touchante et j’ai eu l’impression, tout au long de cette lecture, que c’était une amie, une cousine, une femme avec qui je suis proche. Son évolution est absolument incroyable et j’adore sa relation avec sa mère qui la soutient et qui est le pilier de sa vie.

Cette jeune fille que nous suivons est tellement courageuse et terriblement traumatisée et, vraiment, tout le long j’avais juste envie de lui dire « Viens, on va manifester ensemble ». J’avais envie de me battre avec elle et de lutter contre tout ce qui ne va pas en Iran, de lutter pour les droits des femmes et leurs libertés.

Je le conseille vivement et il se savoure comme une histoire de famille.

Zan, Zendagi, Azadi !

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