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- Je veux t'épouser, Faith, réitéra-t-il. Si ton père me l'accorde. Tu es dans ma vie ce qu'une comète est dans la nuit, si lumineuse que tu occupes tout le reste, jusqu'à rendre les millions d'étoiles autour de toi fades et insignifiantes.
Je posai mes mains sur les siennes, de part et d'autre de mon visage.
- Les comètes ne demeurent pas dans le ciel, elles finissent par disparaître, soufflai-je.
- C'est parce que personne n'a jamais su les convaincre de rester.
- Jusqu'à cette nuit... lâchai-je.
Afficher en entierC’est bien plus que cela, corrigea-t-il en riant doucement. La fleur de lotus a une symbolique très particulière pour son peuple. Sais-tu que, par sa beauté, elle incarne la pureté ? Que par sa longévité, elle symbolise l’éternité ? On raconte qu’elle peut survivre des centaines, voir des milliers d’années, et renaître des siècles de dormance. Alors, c’est bien plus qu’une simple fleur. Elle est pureté, éternité et renaissance.
Afficher en entierQu'était le temps, après tout ? L'illusion d'un poignard pesant sur nos gorges. Plus vite, toujours plus vite... Mais, si l'illusion se brisait ? Si le temps cessait d'avoir cette emprise sur nos vies ? Que resterait-il ?
Afficher en entierLe dragon se redressa.
Mon cœur fit un bond.
Je me penchai en avant pour m’accrocher à ses écailles rubis proéminentes .
J’espérais que je ne lui faisais pas mal.
En tout cas, il n’en montra rien.
Quand il déploya ses ailes pour rester en équilibre en approchant du bord de la montagne, je me cramponnai davantage. Le cœur battant.
Je n’entendais que le son sourd et répété qu’il produisait dans mes tempes,rien d’autre.
Et , sous mes jambes serrés, je sentais les pulsations de celui de Drayce, en plus de chaque frémissement de chacun de ses muscles alors qu’il commençait à battre des ailes pour prendre son envol...
Afficher en entierPeu à peu, je me détendais.
La peur devint excitation.
Mince alors !
Je volais !
Drayce et moi ne formions plus qu’un, portés par les vents glacés comme par des courants.
Et j’étais libres !
Libre comme l’air !
Mes lèvres s’étirèrent , j’éclatai de rire, grisée.
Nous étions seuls au monde. Au-dessus des nuages, sans plus de limite.
Jamais je ne m’étais sentie aussi délivrée qu’en cet instant.
Afficher en entierD'immenses ailes blanches déployées, un corps musculeux recouvert d'écailles, une queue puissante, deux énormes pattes griffues, une tête fine et allongée surplombée par deux cornes épineuses, une mâchoire aux crocs acérés.
Un dragon.
La fascination remplaça tout sentiment de peur. Les yeux écarquillés, je fixais le monstre sorti droit d'une légende. Mon poul pulsait frénétiquement, l'excitation annihilait en moi la moindre notion de danger. Brassant l'air de ses ailes membranaires, le Dragon Blanc faisait du surplace juste au-dessus de moi, me dévorant de ses yeux jaunes reptiliens.
Afficher en entierQu'était le temps, après tout ? L'illusion d'un poignard pesant sur nos gorges. Plus vite, toujours plus vite... Mais, si l'illusion se brisait ? Si le temps cessait d'avoir cette emprise sur nos vies ? Que resterait-il ?
Afficher en entierTu es dans ma vie ce qu'une comète est dans la nuit, si lumineuse que tu occultes tout le reste, jusqu'à rendre les millions d'étoiles autour de toi fades et insignifiantes.
Afficher en entierNous étions ensemble.
Jusqu'à la fin.
Afficher en entier(Chapitre 67)
Il avait bouleversé ma vie, mes certitudes, mon univers. Je l'avais aimé plus que tout, plus que le raisonnable ne le permettait. Loin de lui, je redevenais l'orpheline vulnérable.
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