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Une histoire très crédible car le personnage de Klara ne sonne pas faux. La condition de la femme en cette période est très bien renseignée. On a de la pitié, de la compassion pour cette jeune femme qui fait preuve d'intelligence, de réflexions qui n'avaient pas leur place dans la tête d'une femme à cette époque.
Le style est particulièrement perturbant : Régis Jauffret alterne dans la même phrase des séquences de la vie de Klara enceinte et des images d'une rare violence sur les camps. C'est déstabilisant, violent mais très efficace. Ce décalage crée un choc plus important que d'être confronté à l'horreur tout court. Klara parle de son bonheur d'être enceinte, de ses peurs de maman et dans le fil de la phrase l’indescriptible souffrance des mères juives regardant leurs enfants mourir.
Jauffret évoque les questions a posteriori de Klara sur ce qu'elle aurait pu faire pour empêcher son fils d'agir comme il l'a fait. Questions théoriques puisqu'elle était morte avant l'Holocauste.
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