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Quand la profondeur émotionnelle reste au bord du bassin
Première rencontre avec l’univers d’Ali Hazelwood… et probablement pas la meilleure porte d’entrée pour moi. Pourtant, sur le papier, Deep End avait tout pour fonctionner : romance universitaire, compétition sportive, reconstruction émotionnelle, relation friends with benefits et découverte de kinks communs. Sauf que voilà. Entre moi et ce roman, il ne s’est rien passé. Pas l’ombre d’une étincelle.
On suit Scarlett, nageuse universitaire dont la carrière sportive vacille après une blessure, et Lukas, autre athlète avec qui elle noue progressivement une relation basée sur leurs désirs et leurs pratiques intimes communes.
(Kink : préférence ou pratique sexuelle particulière sortant des schémas dits « classiques », ici avec une légère approche BDSM : domination, contrôle, jeux de pouvoir consentis, etc.)
Le problème, c’est que tout reste terriblement plat. Les kinks sont finalement peu exploités malgré la promesse initiale et la romance tourne longtemps en rond dans des réflexions psychologiques répétitives. Scarlett reste bloquée pendant une immense partie du roman sur sa blessure, sa carrière compromise et son incapacité à avancer. L’idée de reconstruction était intéressante, mais elle finit par étirer le récit au lieu de le nourrir.
Et Lukas… mon dieu Lukas.
Le book boyfriend le plus lisse que j’ai croisé depuis longtemps. Gentil, correct, fonctionnel. Mais sans relief. Sans tension. Sans vraie présence émotionnelle. Quant à Pen, j’ai sincèrement eu l’impression qu’elle existait surtout pour débloquer certaines situations scénaristiques.
Alors attention : ce n’est pas un mauvais livre. C’est même objectivement fluide et accessible. Mais je crois surtout que je ne suis absolument pas le public cible.
Romance universitaire ? Pas mon terrain préféré.
Natation de haut niveau ? Encore moins.
Romance douce et introspective ? Moi qui adopte émotionnellement tous les psychopathes fictifs de la littérature sombre, forcément, ça coince un peu.
Et pourtant, j’ai essayé. Vraiment.
Lecture commune oblige, je suis sortie de ma zone de confort avec bonne volonté. Résultat : panne de lecture imminente. J’ai mis une éternité à le terminer.
Verdict
Ce n’était pas catastrophique. C’était juste… profondément pas pour moi.
La Liseuse Funeste que je suis a plongé dans le grand bain. Elle en est ressortie en demandant où étaient passés le chaos, les traumatismes et les hommes émotionnellement indisponibles.
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