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Liste des commentaires

Commentaire ajouté par kiki_owen 2013-03-07T07:43:51+01:00
Argent

Fante est un géant de la littérature américaine qui a pour lui une écriture plus légère et une fantaisie que l'on ne retrouve pas chez faulkner ou harrisson.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2019-02-16T16:31:07+01:00
Pas apprécié

Comment foirer sa lecture, en une leçon, par Belette Cannibal Lecteur.

Alors, vous prenez tout d'abord un Classique de la Littérature Américaine, un roman grandiose super vachement bien côté par vos petits camarades de Babelio et partout ailleurs.

Poussez le vice jusqu'à prendre celui qu'un de vos potes dans la IRL (In Real Life) vous a conseillé en vous disant que c'était un chef-d’œuvre à ne pas manquer, que votre vie n'avait pas encore commencée parce que vous ne l'aviez pas encore lu.

Installez-vous confortablement dans votre fauteuil, préparez-vous une bonne tasse de café et commencez la lecture...

Faites un "waw, tout ça" en lisant l'intro réalisée par Charles Bukowski qui est dithyrambique sur cet ouvrage :

"Et je compris bien avant de le terminer qu'il y avait là un homme qui avait changé l'écriture. Le livre était Ask the Dust et l'auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m'influencer dans mon travail".

Là, vous vous dites que oui, en effet, c'était une honte que de ne pas l'avoir encore lu et vous souriez rien qu'à l'idée de découvrir ce roman dont on dit tant de bien ! Vous êtes chaud boulette, plus qu'une baraque à frites et vous vous apprêtez à passer un tout GRAND moment de lecture.

Et là, bardaf, c'est l'embardée, vous passez à côté ! Vous trouvez le style pas facile à lire, un peu étrange, décousu, et vous devez vous forcer à lire, espérant tomber enfin sur "de l'or à la décharge publique" comme disait le grand Charles.

Bon, comme je suis maso, j'ai tout lu, jusqu'au bout (c'était pas un pavé, heureusement) mais je l'ai refermé avec une impression horrible : on m'avait vanté un chef-d’œuvre - ce qu'il est sûrement, parce qu'autant de lecteurs ne peuvent pas se tromper et on ne cause pas de 50 nuances ou de Twoilett - et moi, triple imbécile de banane dégénérée, je venais de passer à côté.

Loin à côté, même...

J'enrage parce que quand j'apprend que "Demande à la poussière" a été perçu au fil des années comme un roman de première importance sur le Sud de la Californie et moi, je suis la béotienne qui n'a même pas été capable d'apprécier ce roman.

Pourtant, il avait tout pour plaire, le récit de Fante, car dans son roman se retrouvent les thèmes récurrents de ses écrits : la pauvreté, la religion (catho), la vie familiale, l'identité italo-américaine, les sports, la vie d’écrivain, la place qu'il voulait se faire et la faim, car on a un homme qui est réduit à manger des kilos d'orange !

Pas de cotation parce que ce roman ne mérite pas que je le saccage ou que je cote vache, je n'ai pas réussi à l'apprécier, c'est tout et la responsable, c'est moi.

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Commentaire ajouté par Joyce 2011-01-23T18:56:56+01:00
Bronze

Beau voyage dans la tête et la vie d'un écrivain en devenir!

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Commentaire ajouté par macucci 2012-07-24T07:39:35+02:00
Diamant

Un livre à la fois drôle, touchant, émouvant, révoltant et qui apporte matière à réfléchir. Un roman du pauvre, de celui qui n'a rien à part le temps pour penser. Si vous aimez Bukowski, lisez Fante!!!

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Commentaire ajouté par Messervy 2013-04-28T23:39:13+02:00
Diamant

Un roman extraordinaire. Une réflexion sur les difficultés d'être l'écrivain. Un style fort et simple, bouleversant par sa sobriété. Des personnages attachants, un amour bouleversant et un final apocalyptique font de "Demande à la poussière" l'un des plus beaux romans qui soient. Une fresque extraordinaire sur Los Angeles dans les années 30.

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Commentaire ajouté par Bully66 2013-07-23T22:26:36+02:00
Or

Dans la lignée du jeune écrivain candide, vierge et inhibé sexuellement, en quête de gloire et de femmes, Arturo Bandini est incontestablement celui qui les as tous précédés et celui qui les as tous inspirés (Charles Bukowski en tête).

Une histoire honnête, sans prétention, sur la dure réalité du métier d'artiste en général.

Des personnages paumés, jouissifs dans leurs réactions démesurés et leurs rêves déchus à l'instar de Camilla Lopez, jeune mexicaine aux airs de Carmen, qui forme un couple explosif avec l'alter-ego de John Fante.

La descripition de ce dernier donne une vision amer de Los Angeles au début du siècle, avec ses excentricités, ses désespoirs due à la crise et son climat raciste .

Le récit s'attarde principalement sur cette virée entre deux marginaux qui s’enlisent dans les drogues, la séduction, les plaisirs érotiques sans pour autant passés à l'acte, pour finalement s'achever sur un final bouleversant, dans un océan de poussière.

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Commentaire ajouté par bookemixer 2013-12-11T09:13:41+01:00
Lu aussi

Bon roman. Les thèmes de la religion, de la vie d'écrivain, de la pauvreté font surface à chaque page. Une errance entre misère, amour et culpabilité.

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Commentaire ajouté par trebor 2017-03-26T11:14:13+02:00
Or

Je suis toujours bluffé par la pertinence et la subtilité des écrivains US...

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Commentaire ajouté par natacha-eva 2020-04-15T01:20:39+02:00
Bronze

Un classique et chef d'oeuvre de la littérature. La lecture peut paraître un peu speciale au premier abord mais une fois plongé dedans on se rend compte de sa qualité.

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Commentaire ajouté par Abyssos 2021-09-24T17:39:24+02:00
Or

Deuxième roman de la saga d’Arturo Bandini, « Demande à la poussière » est certainement l’œuvre la plus connue à ce jour de John Fante.

Ce roman semi-autobiographique invite le lecteur à un tête-à-tête intime avec Arturo Bandini, immigré italien en pleine quête existentielle, dont nous suivons les aventures à Los Angeles pendant la grande dépression. A la fois minable et démesurément ambitieux, cet écrivain n’a connu qu’un succès limité avec sa nouvelle : « Le Petit Chien qui Riait ».

A défaut de pouvoir faire lire ses histoires au plus grand nombre, Arturo Bandini dialogue avec lui-même et les vit par procuration, il s’imagine les scènes où il devient héros, trouve le courage de courtiser les femmes ou même de devenir un écrivain à succès. Tant est si bien que l’on se demande parfois si ce n’est pas Fante qui s’adresse directement à son personnage (passage fréquent de la première personne à la deuxième personne du singulier). A moins que ce ne soit l’inverse ? L’ivresse est totale et l’écriture cynique, comique et mordante de Fante offre un cocktail délirant et, sans mauvais jeu de mot, addictif.

Un basculement s’effectue quand il rencontre l’autre protagoniste de l’histoire : Camilla Lopez. A mille lieues, d’être l’Américaine qu’il convoite pour son ascension sociale, cette Mexicaine possède un charme et un exotisme qui ne laissent pas insensible Arturo. Plus ce dernier résiste, plus son attirance grandit et malgré maintes tentatives de saboter leur relation, cette dernière réapparaît, toujours plus présente, toujours plus ardente. C’est l’histoire de deux êtres que la passion déchire sans cesse et qui n’arrivent qu’à s’attirer, dialoguer et se comprendre par le mépris. Sans être jamais cliché ni verser dans le pathos, c’est une histoire d’amour impossible mais magnifique car elle ne pourra jamais vraiment éclore et battre de ses ailes. Au-delà de ses charmes, Camilla Lopez offre certainement un miroir de la condition d’Arturo, lui-même étant issu de l’immigration, lui-même ayant subi des rejets et des échecs liés à cette condition.

Autre point marquant : tout est vu à travers le filtre de la poussière, quasi personnifiée : du soleil ardent de Los Angeles dont le désert de Mojave fait voleter la poussière aux livres (roman) non désirés de l’auteur qui prennent eux aussi la poussière sur une table d’hôtel. Cette poussière revient sans cesse, comme un avertissement ou une chape de plomb qui ralentit l’ascension et l’évolution du personnage. Cette poussière qui s'apparente aussi au désert, maintes fois évoqué. Si on devait élire un méchant dans ce livre, ce serait bien elle, la poussière.

Sur fond de pauvreté dans un Los Angeles divisé entre quartiers huppés et bas-fonds poussiéreux, Arturo Bandini trace sa route au gré de ses rencontres sentimentales désastreuses dont il tisse des portraits, tel un éventail réaliste de la société. S’il se nourrit de ses rencontres, elles se font surtout l’écho de son humanité : dès qu’il le peut, il vient en aide à son prochain, dans l’attente d’atteindre un succès incertain.

Car dans « Demande à la poussière », Bandini est finalement une sorte de antihéros, pas plus intelligent ni plus malin qu’un autre, à la recherche de sa place dans une Amérique changeante et d’une approbation des autres pour oser exister pleinement. C’est certainement ce qui a plu à Bukowski, qui signe d’ailleurs une superbe préface. Et c’est peut-être bien la première fois qu’une préface me semble à la hauteur d’une telle œuvre.

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