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Tu ne pourras réunir, esclave avide,
Ni l’or, ni l’argent de la terre entière ;
Tu ne pourras couvrir, âme cupide,
Ta nudité avec les biens de la terre…
Pardonne-moi, Ô Très Sainte Vierge,
Aie pitié de mon âme pécheresse,
Ce n’est pas pour moi que je pille le monde,
Mais pour l’amour de mon fils unique !
Afficher en entierL'ennui, un ennui particulier, insupportable, pénétrait mon cœur et le remplissait comme une coulée de plomb fondu ; il m'oppressait et gonflait ma poitrine. J'avais l'impression d'enfler comme une vessie et je me sentais à l'étroit sous le plafond de la petite chambre pareille à un cercueil.
Afficher en entierEn Russie, il y a beaucoup d’écorces, de coquilles ; on croit voir un homme et, quand on regarde de près, on s’aperçoit qu’il n’en a plus que le dehors, le noyau manque, on l’a rongé. Il faut qu’on nous instruise, qu’on aiguise notre intelligence, mais la véritable pierre à aiguiser, celle qui serait nécessaire, nous fait défaut aussi…
Afficher en entierSpoiler(cliquez pour révéler)A propos de sa grand-mère :
"Avant de la connaitre, j'avais comme sommeillé dans les ténèbres ; mais elle parut, me réveilla et me guida vers la lumière. Elle lia d'un fil continu tout ce qui m'entourait, en fit une broderie multicolore et tout de suite devient mon amie à jamais, l'être le plus proche de mon cœur, le plus compréhensible et le plus cher. Sa amour désintéressé du monde m'enrichit et m'insuffla une force invincible pour les jours difficiles."
Afficher en entierPlus tard, j'ai compris que les Russes, dont la vie est morne et misérable, trouvent dans leurs chagrins une distraction. Comme des enfants, ils jouent avec leurs malheurs dont ils n'éprouvent aucune honte.
Dans la monotonie de la vie quotidienne, le malheur lui-même est une fête et l'incendie un divertissement. Sur un visage insignifiant, même une égratignure semble un ornement.
Afficher en entierPlus tard, j'ai compris que les Russes, dont la vie est terne et misérable, trouvent dans leurs chagrins une distraction. Comme des enfants, ils jouent avec leurs malheurs dont ils n'éprouvent aucune honte.
Dans la monotonie de la vie quotidienne, le malheur lui-même est une fête et l’incendie un divertissement.
Sur un visage insignifiant, même une égratignure semble un ornement.
Afficher en entier– Alexis, mon garçon, tu n’es pas une médaille que je puisse porter à mon cou, il est inadmissible que tu restes ainsi à vivre à mes crochets ; va-t’en plutôt par le monde…
Et je m’en allai par le monde.
Afficher en entierPrès de la fenêtre, dans une petite pièce presque obscure, mon père, tout de blanc vêtu et extraordinairement long, est couché sur le sol. Les doigts de ses pieds nus, animés d’un mouvement bizarre, s’écartent l’un de l’autre spasmodiquement, tandis que les phalanges caressantes de ses mains posées avec résignation sur sa poitrine restent obstinément contractées. Le regard joyeux de ses yeux clairs s’est éteint ; le visage si bon d’ordinaire apparaît morne et la saillie de ses dents entre les mâchoires distendues emplit mon cœur d’un vague effroi.
En jupe rouge, à demi vêtue, ma mère s’est agenouillée près de lui et, au moyen d’un petit peigne noir dont j’aime à me servir pour scier les écorces des pastèques, elle partage les longs et souples cheveux de mon père qui lui retombent obstinément sur le front. Sans arrêt, d’une voix pâteuse et rauque, elle parle, et de ses yeux gris boursouflés de grosses larmes s’égouttent comme des glaçons qui fondraient.
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