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"J'ai écrit des histoires sans m'arrêter, l'une à la suite de l'autre, passant d'un thème à une autre. Et il y a ce truc dont je parle à tous les scénaristes. Ce truc qui finit toujours par manquer. C'est du temps pour rêver."
Afficher en entierAquilea est pure surface. Un reflet de Buenos Aires dans un sombre miroir.
Afficher en entierNous sommes sur la scène de l'histoire comme des acteurs de théâtre traversant brièvement les planches, condamnés à improviser nos rôles.
Le script ne nous en est délivré que d'une heure à l'autre. Personne ne sait d'avance celle où nous passerons en coulisses.
Afficher en entierJe vais vous dire ce que je crois : un récit, c’est presque exactement le contraire du réel. Prendre l’un pour l’autre est à la fois aisé et sans retour. Il est très facile de se perdre dans le presque contraire. Le contraire de la vie, c’est la mort. Le contraire de la parole, c’est le silence. Presque exactement son contraire, c’est le secret. Voilà, c’est là que je range le récit. Presque exactement à l’opposé du réel.
Afficher en entierDans la longue carrière de Jorge Luis Borges, Aquilea est un des derniers avatars de cette cité qu'il n'a cessé de réinventer.
L'écrivain ne découvre sa ville d'origine qu'à l'âge adulte, après une enfance européenne, et il ne cessera de la reconstruire par la poésie, la conte, la rêverie. Aquilea est, cependant, un reflet particulièrement dense de Buenos Aires, parce que porté par un autre médium que la littérature, parce que donné à voir par le cinéma dans sa matérialité - les rues, les voitures, les commerces, les costumes -, et parce qu'il intègre une dimension politique assumée.
Afficher en entierL'écrivain ne découvre sa ville d'origine qu'à l'âge adulte, après une enfance européenne, et il ne cessera de la reconstruire par la poésie, le conte, la rêverie.
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